Fin ?

Il y a des signes qui ne trompent pas, comme avoir une longue journée devant soi avec une quantité raisonnable de temps libre, une fois déduites les heures de corvées, et ne rien poster. Comme regarder de moins en moins ses stats. Comme arrêter de penser "faut que je mette ça sur mon blog".

Une explication ? Oui, le Jamman : petit bijou permettant de "sampler" (enregistrer et jouer en boucle) ses morceaux à la guitare pour des envolées musicales jusqu’au bout de la nuit. Bon j’exagère un peu, mais le fond reste vrai : je consacre mon temps libre à la guitare.

Blogger, c’est long. C’est moins long quand on est à l’étranger et que les sujets viennent seuls. Mais c’est interminable s’il faut partir en quête de sujets. Et tout ça pour quoi ? J’attends toujours que le Times me contacte. Toujours rien pour le prix Nobel de la paix ou de la littérature. Même mon fan-club n’a toujours pas été créé.

L’envie disparait, inévitablement. Tout juste ai-je la motivation de m’insurger et de faire remarquer que l’artiste choisi pour fêter le 14 Juillet n’est autre que celui qui aime la France quand ça l’arrange. Oui, Johnny Hallyday a essayé de changer nationalité et de partir à Monaco pour payer moins d’impôts (voir un vieux billet ici). Mais non, ça n’intéresse personne. Quand on est fan…

Tout ça pour dire que les interludes seront désormais un billet entre deux longs blancs. Je bloggerai toujours mes vacances, ne serait-ce pour en garder une trace. Et qui sait, peut-être que l’envie reviendra.

D’ici là, je vais prétendre au prix Nobel de la paix avec mon futur statut de rockstar, comme Bono.

PS : en relisant mon vieux billet sur Johnny, je me suis dit que c’était pas très bien écrit. Ça veut dire que j’ai progressé non ? ;)

Interlude

En attendant (d’ici peu) un nouveau billet, sur Hanovre / Brême notamment, et pour m’excuser de cette longue absence, voici une petite vidéo "fait maison".

Ça vaut ce que ca vaut, certes. Mais au moins, c’est coloré :

Vacances Californie et Grand Canyon : itinéraire en voiture

Voici ci-dessous notre itinéraire lorsque nous avons fait notre voyage en voiture dans l’Ouest américain (Californie + Las Vegas + Grand Canyon).

J’ai fait une carte Google avec le trajet, les hôtels et certains bons plans (notamment pour manger). J’ai également ajouté certaines photos qui mènent à mes galeries Flickr. La version détaillée est ici.

Le but est donc à la fois de garder un petit souvenir et de partager notre expérience. Bien sûr, n’hésitez pas si vous avez des questions !

L’ensemble des billets sur ce road trip californien se trouve ici.


Notre parcours (en 3 semaines) :
- Los Angeles (Californie)
- Grand Canyon (Arizona)
- Las Vegas (Nevada)
- Vallée de la Mort (Californie)
- Yosemite (Californie)
- San Francisco (Californie)
- Monterey (Californie)
- Santa Barbara (Californie)
- Los Angeles (Californie)

Les autres billets sur ce voyage sont tous ici

“L’open-space m’a tuer” … m’a tuer (partie 2)

carrière

Je continue mes « pensées » au sujet de « l’open-space m’a tuer », ce livre que beaucoup ont lu et adoré.

J’ai expliqué ici pourquoi ce livre m’a gêné. Je le trouve trop caricatural ne faisant pas vraiment avancer le schmilblick.

Je ne suis pas convaincu que l’open-space, symbole du conseil et de l’audit, et peut-être même plus généralement des métiers « dans un bureau avec des dossiers », soit parfait. J’avancerais néanmoins qu’il y a d’autres problèmes expliquant le peu de motivation des personnes à aller travailler le matin en se levant.

Le point qui me semble être le plus essentiel est le manque d’information. Au moment ou un lycéen se décide pour son avenir quelle est la part des métiers (ou même des domaines) qu’il connaît vraiment ? Celle-ci est tout à fait restreinte. Ceci peut encore passer pour normal, mais cela devient inquiétant de voir qu’un jeune diplômé souffre du même défaut de connaissances.

Je vais recentrer mon exemple aux écoles de commerce, mais je pense qu’il est généralisable aux études de commerce, de gestion ou de management en général. Il me semble que les étudiants ignorent l’existence-même de beaucoup trop de métiers qui pourraient les intéresser. Les témoignages montrent souvent que les choix se font sur une opportunité (« j’ai vu cette offre ») ou une réputation (« c’est bien payé »).

Face à ce problème, tout le monde peut-être blâmé : les écoles et les facs sont très mauvaises pour vraiment expliquer les métiers qui s’offrent aux élèves. Les entreprises, elles, donner des descriptions vagues, en s’appliquant à cache le quotidien derrière des mots qui laissent rêveur (travail d’équipe, international, progression, salaire etc.)

Mais j’ai aussi envie de montrer du doigt les élèves eux-mêmes. Prenons le cas du livre : les auteurs expliquent qu’ils ont fait des études de sciences politiques et sont allés dans le conseil, « parce que cela faisait bien ». Un exemple dans le livre est celui d’un étudiant étant intéressé par le développement en Amérique Latine. Il choisit de faire du conseil en système d’information.

A mon sens, il est tout à fait étonnant de se lancer dans une voie sans avoir cherché à comprendre en quoi le métier consistait et quels peuvent être ses défauts. Tomber sur le bon métier et surtout dans l’entreprise qui nous correspond le plus ne relève alors plus de la chance, mais de la démarche.

Il existe bel et bien un choix, certes plus restreint en période de crise, et c’est une erreur (une faute ?) de ne pas en tenir compte.

Le second point est l’aspect politique qui nuit énormément à la fois à la productivité et à l’épanouissement des personnes. Mes expériences à l’étranger me laissent penser que ceci est plus prononcé en France que dans d’autres pays. Dans des milieux où le nombre noie l’individu, ce dernier doit chercher à exister par tous les moyens. Or il est connu que la communication est plus efficace que le travail lui-même. La politique mène à l’image et à la compétition (malsaine) entre les gens. D’où effectivement une surveillance dans l’open-space et l’impossibilité « de partir avant ses chefs parce que c’est mal vu ». L’open-space lui-même n’y est pour rien. C’est l’ambiance que l’on y crée qui nuit. Et je peux témoigner, la dimension politique n’est pas omniprésente, il subside des entreprises on l’on cherche avant tout à travailler.

On ne peut pas connaître tous les métiers. Et il faut réussir à exister dans son entreprise. Mais cela n’empêche pas qu’il existe une démarche constructive permettant d’éviter de nombreux écueils. Les exemples dans « l’Open Space m’a tuer » sont tellement caricaturaux que la majorité d’entre eux pourraient être évités avec davantage d’anticipation dans son parcours personnel et un effort (surtout au plus au niveau) pour gommer l’aspect politique.

Mais ceci n’est pas assez facile et glamour pour être mentionné dans le livre …

PS : comme je l’ai déjà dit, ceci ne s’applique pas vraiment en période de crise où, évidemment le choix est restreint. Mais dans ce cas, la source du problème est évidente.

Ha(no)vre de paix ?

Ce week-end, c’était moment nostalgie : retour en Allemagne avec 3 jours à Hanovre.

1h20 d’avion suffisent de Paris pour retomber dans tous mes bons souvenirs. Me voilà donc à 9h30, marchant à pas rapides dans l’aéroport pour rejoindre le métro. Au bout de 2 minutes, j’ai eu droit à deux symboles comme pour mieux me rappeler ce que pouvait être l’Allemagne.

Disons que j’ai eu le choix entre soeur Emmanuelle et Emmanuelle (tout court)… A ma gauche se trouvait une chapelle. Dans un aéroport, ce n’est pas fréquent, surtout quand il n’est pas immense.  En Allemagne, où la religion est plus présente qu’en France, c’est moins étonnant. Et quasiment en face de cette chappelle : Beate Uhse. Je vous le donne directement le temps que les pervers pensent "ça me dit quelque chose, mais quoi ?".

Beate Uhse est, comme le dit sobrement Wikipedia, "une pilote et une femme d’affaires allemande". Elle fut la seule et unique pilote cascadeuse à la fin des années 30 et au début des années 40. Mais surtout, c’est elle qui a créé la société "Beate Uhse AG " qui est la plus grande entreprise allemande de produits érotiques. A ceux qui s’étonneront de ces deux passions, je répondrai qu’elle avait un postionnement clair : s’envoyer en l’air !

Beate Uhse est donc une chaîne de sex-shop difficiles à éviter en Allemagne, tant ils sont mis en valeur dans de nombreuses villes, jusque dans les aéroports ! Pas étonnant après ça que les allemands soient moins pudiques que nous… Les connaisseurs (sic) français ont peut-être déjà également visité un sex-shop de ce nom dans l’hexagone (je suis allé voir le site français; je fais mon travail de blogueur !).

Dans un prochain billet, je parlerai de Hanovre pour de vrai (et même de Brême en bonus) et vous raconterai pourquoi la visite de cette ville est recommandée !

Qui sont nos élus ? (Modeste) élément de réponse

Sénat

En attendant un article tout prêt sur "l’Open-Space m’a tuer", non disponible pour des raisons techniques, je propose une parenthèse sur la politique.

Je suis tombé un peu par hasard sur une question posée au Sénat en novembre 2007. Je vous invite à lire 1mn le texte suivant :

M. Jean Louis Masson (NDLR : sénateur de Moselle) attire l’attention de Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le fait qu’en réponse à sa question écrite n° 2581 du 22 novembre 2007, elle lui a indiqué que dans le cas des conseils généraux et des conseils régionaux, les rapports examinés en séance peuvent être transmis aux élus uniquement par courrier électronique (…). Or, certains conseillers généraux ou régionaux ne disposent pas d’adresse électronique ou ne savent pas utiliser internet. La réponse susvisée est donc extrêmement préoccupante car elle revient à exclure de l’exercice réel d’un mandat de conseiller général ou de conseiller régional tout élu qui ne disposerait pas d’adresse mail ou qui ne connaîtrait pas la technologie sur internet.

Qu’apprend-on ici ?

- que, fin 2007, certains conseillers généraux ou régionaux, n’avaient pas d’adresses email, ou ne savaient même pas utiliser Internet

- que cela ne choque apparement pas du tout M. Jean Louis Masson

- que ce même Monsieur craint même que l’envoi de rapport par email exclue les élus

- qu’il pense que la solution face à cela est bel et bien d’envoyer les rapports sous format papier, plutôt qu’éduquer des personnes concernant un outil qui est aujourd’hui incontournable (même si certains irréductibles l’évitent visiblement tant bien que mal).

Je tiens à rappeler que le plan ‘France Numérique 2012" vise notamment à "permettre à tous les Français d’accéder aux réseaux et aux services numériques" ainsi qu’à "accroître et diversifier les usages et les services numériques dans (…) les administrations" d’ici 2012. Visiblement, y’a du boulot.

Pour ceux qui se demandaient qui sont les élus qui dirigent notre beau pays, voilà un charmant élément de réponse.

"L’open-space m’a tuer" … m’a tuer (partie 1)

 

L'open Space m'a tuer

J’ai satisfait ma curiosité en lisant "l’open-space m’a tuer", ce livre qui m’a apporté quelques visiteurs égarés. Pour rappel, un open-space est, comme son nom l’indique en anglais, un espace ouvert, c’est à dire un lieu de travail décloisonné, où tout le monde est dans la même pièce. Cela s’oppose aux bureaux individuels.

Dans ce livre, deux consultants ont rassemblé des témoignages pour soutenir que sous une ambiance faussement décontractée (tout le monde dans le même bateau, tutoiement général, grande liberté etc.) se cache une organisation qui ronge le cadre ("qui n’encadre que lui-même") jusqu’à la moëlle. Par exemple, l’open space est le moyen de faire de la surveillance collective. Toutes les belles promesses se transforment en grandes désillusions. 

A force d’en entendre parler, j’ai donc lu ce livre. J’en ai beaucoup parlé avec des amis.

Ok je comprends. C’est caricatural mais ca sert à attirer l’attention sur certaines dérives intolérables : la pression sournoise et constante, les heures passées à faire des tâches inintéressantes, le manque de reconnaissance etc.

Il n’empêche que ce livre a suscité une grande irritation en moi. A force de caricaturer, il devient un cliché lui-même. Il dévie autant que les pratiques qu’il cherche à dénoncer. Voici ce qui m’est venu à l’esprit :

- Expérience personnelle : lors des 5 stages que j’ai pu faire dans des environnements comparables, je n’ai JAMAIS ressenti tout ça. Pas de stagiaire exploité. Pas d’ambiance sournoise. Je ne dis rien de mes boss parce que l’un d’entre eux serait trop flatté en lisant ces quelques lignes :-). Je n’ai pas senti de surveillance généralisée. D’ailleurs, dans les environnements où l’on pouvait travailler beaucoup, les personnes étaient invitées à partir tôt lors de période creuses. Oui j’ai eu un stage où personne ne bronchait avant 21h, ce qui ne donnait pas envie de partir. Mais je savais que ce poste nécessiterait beaucoup de travail, et on m’incitait à partir tôt régulièrement.

- Milieux ciblés : le livre veut se pencher sur les pratiques modernes de travail, et donc avoir un point de vue large. Sauf que tous les exemples sortent d’agences de pub, d’agences media, et de cabinets en conseil en informatique. Je pense personnellement que les arguments sont particulièrement vrais dans ces univers. De là à tous les généraliser à d’autres secteurs, je ne sais pas.

- Inexorabilité : la système tel que décrit semble être un rouleau compresseur auquel personne n’échappe. Sans même vouloir dire que l’on peut choisir un autre métier, il me semble que, même dans les métiers du conseil et de la pub, on peut trouver chaussure à son pied, c’est à dire une entreprise "normale". Les salariés peuvent même peser dans la balance. Lorsque les cabinets de stratégie ont compris que tous leurs cadres partaient au bout de 2-3 ans, ils ont lancé des programmes d’année sabbatique ou de travail solidaire pendant quelques mois. Je ne dis pas que tout est beau. Je dis juste qu’il existe des solutions

- Niveau de pénibilité : j’ai aussi eu une pensée pour tous ces métiers nettement plus fastidieux. Une caissière se voit imposée ses horaires. Elle aura 20 minutes de pause dans la journée. Les personnes à la chaîne peuvent rester debout pendant des heures, à reproduire sans cesse les mêmes gestes. Je ne dis pas qu’il faut se taire parce qu’il y a pire ailleurs. Mais quand on fait de l’audit et qu’on gagne 40 000 euros annuels, et bien on peut accepter de faire des tâches fastidieuses la première année.

- Durée : tout est décrit comme une spirale sans fin. Or je pense que les univers qui sont décrits ici (conseil, audit, pub) ont pour point commun d’être des accélérateurs de carrière. Avec tout ce que cela implique : beaucoup de travail, débuts pénibles, stress etc. Mais il y a des aspects plus positifs : apprentissage et progression rapides, et surtout, postes intéressants à la sortie. Celui qui veut devenir Directeur Financier peut éviter l’audit, et commencer contrôleur de gestion. C’est juste un autre chemin. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas payé pareil, et que c’est plus long. Il n’y a pas de solution meilleure. Juste des choix.

L’impression finale que j’ai eue est que les auteurs, diplômés de Science-Po après de beaux parcours internationaux, se sont retrouvés dans le conseil parce que ça faisait bien, séduits par les sirènes des ressources humaines. Mais j’ai juste une question : ces personnes se sont-elles renseignées VRAIMENT sur ce qui les attendaient ? J’en doute, et je suppose que la chute était d’autant plus difficile.

Je ne défends pas particulièrement l’open-space et les milieux décrits dans le livre. Par contre je n’aime pas ce dernier, car selon moi, il passe à côté des vrais problèmes. J’essaierai de les décrire dans un prochain billet.


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