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Les tristes leviers de la croissance

viande-avariee.jpg

C’est plus fort que moi, il faut que j’en parle :

En l’espace de 24h, nous avons eu droit à deux beaux articles :

- Être caissière à temps partiel : rien de foncièrement nouveau, mais il est toujours utile de se rafraîchir la mémoire. 3 mn de pause par heure, des horaires tout le temps différents, et l’absence de contact : “Je reste assise six heures, parfois huit heures, mais je ne parle à personne. Les pauses, on ne me les donne pas au même moment que les autres caissières et avec les clients, je répète toute la journée la même chose : “Bonjour, ça fait tant, vous avez la carte fidélité ?, vous pouvez faire votre code, merci, au revoir.”

- Vente de viande avariée à Carrefour et Monoprix : s’il semble que les magasins étaient innocents sur ce coup, on apprend sur Arrêts sur Image que “la remballe” de viande avariée est une pratique courante (Mode d’emploi en vidéo ici). Extrait de la vidéo : “vous allez gagnez 25F et ça vous a coûté 30 centimes d’épices” (concernant des merguez de viande avariée).

Après ce type d’événements - et j’aurais pu citer les procès pour abus de CDD ici et ici - pas étonnant que je galère sur Rue89 en essayant de défendre les bienfaits de la croissance dans les commentaires.

Les méthodes des hypermarchés dans leur course pour la rentabilité laissent vraiment dubitatif. Je ne vais pas réclamer la “décroissance”, thème de plus en plus à la mode, mais parfois, je désespère même quant à une approche raisonnable… 

Un petit peu de coiffure

Coiffeur - DesprogesJe n’ai rien contre les coiffeurs. Mais ils ne savent pas ce que veut dire “un petit peu“.

Exemple :

je vous mets du gel?

- un petit peu

Résultat : je me suis ouvert la main en voulant me recoiffer.

Et comme Desproges nous a quitté il y a 20 ans, une petite citation :

Je hais les coiffeurs. Comme le pou, le coiffeur est un parasite du cheveu.

J’ai horreur qu’un Brummel de bal disco me gerbe dans le cou le crachin postillonnant des réflexions de philosophie banlieusarde que lui inspirent sporadiquement la hausse du dollar, l’anus artificiel du Pape, l’inappétence sexuelle de la petite Grimaldi depuis la mort de sa mère en bagnole, l’agonie de St-Etienne, le déclin de l’Occident, le fibrome de sa femme… pas de la femme de l’Occident… de sa femme à lui, le super merlan néo-romantique de mes deux…., la montée de la violence dans les milieux cosmopolites et puis bien sûr l’indiscipline problématique de la raie de mon quoi ?…..de la raie de mon crâne, allons !

Et promis, on repart avec quelque chose de moins con et plus sistant pour le prochain billet : l’Allemagne.

Documentaire ou film d’action?

J’ai pour règle de ne parler que de ce que je connais. Je vais donc faire attention en évoquant le cinéma. J’y vais peu, il faut bien l’avouer. Mais du coup, j’ai peut-être un peu de recul, et ma dernière sortie m’a inspiré le sujet suivant :

Tout ce qui touche au septième art doit-il se calquer sur Hollywood? Quelles méthodes de communication doivent être utilisées pour toucher le public?

Je pose ces questions après avoir vu la bande annonce des Seigneurs de la mer, un documentaire sur les requins et dont le but est “de dénoncer et de mettre en échec les braconniers à la solde de mafias asiatiques soutenues par des gouvernements corrompus”. Voici la bande-annonce :

Bande Annonce Les seigneurs de la mer, (SHARKWATER) 9 avril
Uploaded by tuttifruttirobot5

Rien ne vous choque? Je trouve que les bandes-annonces ressemblent de plus en plus à celles des films d’action et ce, quel que soit le type de long-métrage : une musique “stressante” et surtout des images qui se succèdent de plus en plus rapidement. J’en ai compté 65 en 1mn27s dont 37 images dans les 27 secondes pendant lesquelles le rythme s’emballe.

Ce n’est pas la première fois qu’une bande-annonce me marque. Je me souviens de celle d’une Vérité qui dérange, le film d’Al Gore concernant le réchauffement climatique :


Bande Annonce: Une vérité qui dérange
Uploaded by YourSong

On retrouve les images qui se succèdent mais aussi une voix bien grave, qui pourrait de la même manière annoncer l’arrivée prochaine d’extraterrestres venus pour tuer Will Smith.

On pourra discuter de ce type de présentations pour les films d’action. Le fait d’en prendre plein les yeux pendant 1mn exprime-t-il forcément la “coolitude” du film? On pourra accepter l’idée en supposant qu’il s’agit de ce que les fans du genre viennent chercher.

Mais je reste dubitatif (en un seul mot) lorsque ce procédé touche les documentaires c’est à dire les films censés décrire et expliquer.

Est-ce la seule manière d’attirer le spectateur? J’espère que non…

La France n’a pas le monopole de la grève

Setting sun

J’ai longtemps admiré le modèle allemand, pour le peu que je connaissais. Le dialogue entre syndicats et enterprises existe, c’est un fait. Les grèves sont ainsi plus rares et mes amis allemands ne rataient pas l’occasion de se moquer de la France à ce sujet. Les grands grèves de 2007 qui ont touché la France étaient évidemment une très bonne occasion.

Mais les quelques jours que j’ai passés à Berlin entre mon voyage en Russie et mon retour en France ont été marqués par une grève des transports en commun. Le réseau berlinois est particulier puisqu’une enterprise, la BVG, gère les bus, les tramways et les métros. A ceci s’ajoutent les S-Bahn, équivalents du RER et qui appartiennent à la Deutsche Bahn.

La BVG est en grève depuis plus d’une semaine, et ce n’est pas pour rire. Il s’agit déjà de la troisième fois depuis septembre et, à l’exception d’une fois, aucun véhicule ne circule tandis que les stations de métros sont fermées. Heureusement il reste le S-Bahn et le vélo.

Merci à la BVG malgré tout. J’ai pu ainsi faire des trajets à pied que je ne connaissais pas. Une grève, ce n’est pas si grave lorsqu’on est en mode “touriste”.

La Russie en quelques impressions

Place Rouge / Red Square

Ma (longue ?) semaine de silence a une raison : un voyage de fin d’études (désintégration, pour les experts) en Russie. Au passage on notera que j’en ai fini avec les cours et les partiels. Youhou.

Nous sommes partis à 75 à Moscou et St Petersbourg pour 7 jours bien remplis. Voici les quelques points qui m’ont marqué lors de ce voyage réussi.

- La démesure de Moscou, qui oscille entre le luxe et la pauvreté. Le symbole ultime est la voiture : sur les routes se cotoient de magnifiques Mercedes ainsi que des Lada d’époque. Certaines voitures sont neuves mais possèdent un designe datant de 10 ans…

- La beauté de St Petersbourg : si Moscou a son lot de constructions magnifiques et/ou impressionantes (cf. la place Rouge), c’est St Petersbourg qui m’a le plus marqué. La ville est assez homogène et la présence de la Neva (le fleuve, et ses canaux), donne un charme certain. Les cathédrales et autres églises valent vraiment le détour. Bonus : le ballet dans le théatre Mariisky, une très bonne première.

- La froideur des russes : quelque soient les raisons (culture, climat…), les russes sont peu … ouverts diront nous. Le sourire ne fait pas partie de la mentalité, ni de la culture. Les russes ne parlent pas anglais, et ne veulent pas faire l’effort de vous comprendre. Les étrangers font ch…, c’est assez visible. Anecdote : le personnel de notre hôtel moscovite parlait essentiellement russe… Si l’on ajoute à cela l’insécurité de Moscou et les policiers peu recommandés car cherchant à vous extorquer un petit billet, on obtient, dans le cas de la capitale, une ville où l’on ne sent pas forcément à l’aise.

- L’entousiasme des non-moscovites (pour nuancer) : au bout de 5h à Moscou, des Caucasiens nous ont offert 2 bouteilles de vodka. Une fois que le contact est créé, les russes s’avèrent plutôt sympathiques. Enfin, tant que vous buvez. A St Petersbourg, les gens étaient (un peu) plus ouverts.

- Le triomphe de Medvedev / Poutine : nous étions à Moscou le jour des élections. La place Rouge était fermée pour un concert célébrant la victoire de Poutine. Il commençait à 18h, c’est à dire avant la fermeture des bureaux de votes… En terme de visibilité, nous avons vu peu d’affiches des opposants. Etonnant non?

- Le racisme : les étrangers ne sont pas les bienvenus, et encore moins les personnes de couleurs. Des personnes de ma promo ont pu le vérifier…

- La nourriture : si vous aimez le saumon et les blinis (crèpes), tout va bien.

- Les taxis : on vous conseille de monter dans des taxis non-officiels, car ils sont moins chers. Il s’agit souvent de personnes cherchant à arrondir leurs fins de mois (le salaire moyen en Russie tourne autour de 500€). Il vaut mieux viser les voitures les plus vieilles, car on a plus de chances de tomber sur quelqu’un qui ne vous agressera pas (c’est-à-dire, pas de bande organisée). Le tout est assez amusant, jusqu’à que 2 personnes de notre groupe se fassent dépouillées…

- Le climat : il fait froid. On le savait. On l’a vécu. -5° et un temps humide. De la neige tout les jours ceci dit. J’adore!

Va-(Sarko)zy: ou les fausses excuses du Président

sarkozy-pauvre-con-salon-de-agriculture.jpg

Je pense que tout le monde est désormais au courant du “casse toi, pauvre con” de notre cher Président.

Le timing est assez amusant puisque j’ai rencontré ce week-end un professeur de physique-chimie qui travaille dans un collège en Z.E.P. (Zone d’Education Prioritaire). J’ai trouvé très intéressant de découvrir un peu plus la réalité (pas très rose) dans ce type d’endroit. Une des choses qui revenaient régulièrement est la difficulté à se faire respecter. Le professeur en question m’expliquait ainsi comment il luttait pour interdire à ses élèves de lui dire “vas-y” (vazy?) ou d’une manière générale à être respectueux envers lui mais aussi entre eux (ça “nique sa mère” et “explose les autres” à tout va, même entre amis).

En fin de compte, ce n’est que la confirmation de ce que j’avais déjà pu constater. Mais en entendant Sarkozy, je me dis que le combat quotidien de ce professeur doit être encore plus compliqué. Je doute que ses élèves aient raté l’occasion de faire une référence à un “casse toi pauvre con”.

La réaction de la droite aide encore moins puisque les membres du gouvernement de sont appliqués à la défendre. Extraits :
- Fillon : “le président de la République, c’est un homme. Ce qui compte, c’est aussi la façon dont on réagit, c’est la transparence. Il n’y a pas d’hypocrisie”
- Xavier Bertrand : “le président de la République ne se laisse pas insulter”
- Roger Karoutchi : face à «la déferlante» d’insultes qui s’abat sur lui, Sarkozy fait preuve «d’une sérénité vraiment exceptionnelle» (Karoutchi ajoute qu’il aurait même “mis une baffe” à la place du Président…)
(Merci Libé pour son article ici)

L’histoire nous rappelle aussi qu’une personne a écopé d’un mois de prison ferme pour avoir lancé “Sarkozy, va niquer ta mère” à celui qui était alors Ministre de l’Intérieur.

J’allais dire qu’au moins, Sarkozy a admis son erreur puisqu’il affirme dans une interview qu’il “aurait mieux fait de ne pas répondre”. Sauf que j’ai appris depuis qu’il n’a jamais prononcé cette phrase qui a été ajoutée par l’Elysée lors de la correction de l’interview.

Je vous laisse avec une parole du Général de Gaulle que j’ai lue sur LeMonde.fr : à une personne qui lui cria “Mort aux cons“, l’ex-Président répondit : “vaste programme“. Tout est dans le style…

Entendu à Berlin : étudie, et je dis

Humboldt Universität

“Et tu en penses quoi de tes notes?”

Mes études sont terminées. Enfin j’espère. J’attends mes dernière notes. Je peux donc continuer à comparer les manières d’étudier entre la France et l’Allemagne. J’ai déjà parlé de l’approche très théorique lorsque l’on étudie en Allemagne (voir le billet ici).

Aujourd’hui, j’évoquerai les notes. Pour ceux qui ne savent pas, j’étudie dans un programme européen. Ma promo est constituée de 50% de français, de 40% d’allemands et 10% “d’autres”. Et bien on retrouve les différences entre les deux systèmes scolaires.

Les français sont entrés dans l’école via la “prépa” (classe préparatoire). 2 ans de préparation post-bac à des concours  d’entrée (plus ou moins communs) dans les écoles de commerce. C’est un classement qui décide de tout. La réussite et même la chance jouent un rôle important, mais statistiquement, ca fonctionne (je dis statistiquement car cela n’empêche pas qu’un bon élève rate une bonne école. En outre, le concours met forcément de coté de nombreuses qualités. Bref).

De l’autre côté, on trouve donc les allemands, qui sont entrés via un autre concours. Ils ont fait en général 3 ans de fac auparavant. Et c’est là que cela devient intéressant de comparer.

En France, le concours d’entrée dans les écoles de commerce est un label. Quand les entreprises recrutent, elles regardent le classement des écoles, et disent : “je recrute les élèves des n premières écoles“. On pourra grossir le trait en disant que le pire élève d’HEC aura des entretiens partout alors que le major d’une école moins bien classée aura plus de difficultés. Une fois de plus, statistiquement, ça marche, et au cas par cas, cela peut être injuste.

En Allemagne, tout est très différent. Il existe essentiellement des universités (pas de “grandes écoles”). Si certaines sont plus réputées, toutes sont considérées. Ce sont alors les notes individuelles qui comptent réellement. Les entreprises donnent une chance aux meilleurs élèves de chaque université. L’approche est selon moi meilleure, car plus juste. Le problème réside dans la pratique. Selon certains témoignages, les examens consistent souvent à apprendre par coeur et ne mesurent donc pas vraiment les compétences propres d’une personne.

Dans les faits, on obtient la citation qui ouvre ce billet. C’est mon collocataire allemand qui m’a posé cette question. J’ai été étonné d’entendre ça jusqu’à que je réalise. Souvent en France, les notes sont plus une histoire d’égo (ou peuvent compter dans les accords d’échange).

Toute ma promo a stressé pour le dernier partiel réputé très dur pour les français et facile pour les allemands (je vous invite à apprendre par coeur dans une langue étrangère…). Les français craignaient d’avoir un rattrapage, tandis que les allemands, craignaient d’avoir une mauvaise note, c’est à dire moins de 15/20… Comme quoi finalement, on s’y retrouve.

PS : pour ceux qui n’ont pas vu la référence dans le titre, c’est ici

PS2 photo : l’université de Humboldt

Les allemands fous de leurs voitures

TrabiOn pourra utiliser en Allemagne la fameuse formule : dis moi ce que tu conduis et je te dirai qui tu es. En Allemagne, la voiture est plus qu’un assemblage de métal sur quatre roues, c’est un objet de culte.
On connaît les allemands rigoureux et respectueux des règles. Mais dans une voiture, cela n’existe plus. L’allemand conducteur n’a que trois soucis lorsqu’il roule : lui-même, sa voiture et sa voiture. Le reste est secondaire. La moindre hésitation dans votre conduite ou changement de décision entraînera un coup de klaxon, de jour comme de nuit. En tant que piéton, n’exigez pas trop de la part des chauffeurs allemands et assurez vous d’utiliser les passages pour piétons quand le feu est vert. S’ils ne vous écraseront pas, c’est uniquement pour ne pas abîmer ou salir leur voiture.
En se plongeant dans la culture et l’histoire allemande, on découvre que la voiture est symbole de liberté. Ainsi les autoroutes sont gratuites et n’ont pas de vitesse limitée. Des autoroutes libres / gratuites (c’est le même adjectif en allemand : « frei ». Prononcez comme dans Mia Frye) pour un peuple libre.
En se plongeant dans l’économie, on découvre pourquoi tout cela tient encore : constitué de puissants groupes comme Volkswagen (”la voiture du peuple » en allemand. Entreprise créée à la demande d’un certain Adolf Hitler), Mercedes ou BMW, le lobby automobile allemand est très influent.
Les choses ne sont donc pas particulièrement près de changer. On peut prendre comme exemple l’absence de limitation de vitesse sur les autoroutes. Cela peut paraître étonnant vu de France. Ceci dit, cela ne concerne que 5% des routes et ne représente au total qu’une part limitée des accidents (je ne suis pas particulièrement contre malgré tout). Récemment, Angela Merkel a suggéré d’instaurer une limitation avec comme raison, non pas la sécurité, mais la pollution. J’aime autant vous dire que ce projet de loi ne fait pas l’unanimité.
Attention, il ne faut pas oublier que les allemands utilisent parallèlement beaucoup leur vélo. Berlin est un très bon exemple puisque de nombreuses personnes bravent le froid. Finalement, selon moi, c’est ici que réside le danger pour les piétons : bien heureux d’avoir réussi à traverser sans encombre la route, ils peuvent oublier les couloirs réservés aux vélos et faire une rencontre peu opportune… Après avoir personnellement constaté ce risque, j’ai même pu lire une mise en garde dans le Guide du Routard !
Un dernier point intéressant : le nombre d’allemands dans ma promo intéressés par des emplois chez Mercedes et compagnie.

Je vous laisse avec une photo de la trabi, symbole de l’ex-RDA.

Open-Space, acte 3

Bienvenue sur la troisième version de mon blog. Je migre au gré des fonctionnalités mais l’esprit reste le même. Une approche subjective et non-exhaustive des sujets qui me tiennent à coeur. Comme fil rouge, mon année scolaire à Berlin et ma passion pour l’actualité et la presse.

Selon le temps et le courage dont je dispose, je recopierai les billets sur mes blogs précédents. Pour ceux que cela peut intéresser, voici les liens :
- http://openspace.over-blog.com (je maudis la plateforme Over-blog.com)
- http://londonlive.blog.lemonde.fr 

Société Libérale

societe-generale-sarkozy-opa.jpgAujourd’hui, mon tour quotiden des médias a donné ceci :

Citation de Nicolas Sarkozy lors d’un sommet avec des dirigeants européens, concernant la situation économique actuelle (et notamment la crise de subprime) : “nous voulons la transparence parce que nous ne voulons pas du protectionnisme. Nous voulons la liberté du marché, nous voulons la concurrence loyale, et pas l’absence de transparence” (Journal du net)

Sur les déclarations de François Fillon à propos de la crise de la Société Générale : “Mardi, le premier ministre français François Fillon a affirmé que le gouvernement “ne laissera pas la Société générale être l’objet de raids hostiles de la part d’autres établissements bancaires”, faisant ressurgir l’hypothèse d’un rapprochement avec BNP-Paribas pour faire échec à une OPA hostile d’une banque étrangère et créer un champion bancaire français.” (Le Monde)

Toujours François Fillon : Le gouvernement entend que la Société Générale reste une grande banque française acteur de la mondialisation“, a ainsi déclaré mardi le Premier ministre, François Fillon. (Le Parisien)

Citation de Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, sur le même sujet : “si jamais il doit y avoir un adossement financier supplémentaire de la Société Générale, il faut autant que possible que ça puisse se faire dans le cadre de l’intérêt de l’industrie bancaire français ( Les Echos)

Evidemment, la Commission Européenne a déjà rappelé à l’ordre le gouvernement suite à ces déclarations

Conclusions :

- Encore un superbe exemple du liberalisme à la française (oui au libéralisme tant qu’on en profite à tous les coups

- Encore un superbe exemple de la communication du gouvernement : de belles phrases et surtout de superbes contradictions pour un résultat prévisible. Cela passe en France, et cela détériore notre image à l’étranger.

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