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Le comparatif qui tue : WC allemands contre WC français

wc-allemand

Je profite de l’heure tardive pour aborder un sujet … hum … dé(ca)calé sur l’Allemagne : les toilettes. Je vous rassure tout de suite, j’aime les blagues, mais pas trop celles qui concernent le “pipi-caca”.

Pourquoi un post sur ce sujet ? Parce que les toilettes allemandes sont différentes, tout comme la manière de les utiliser.

La plupart des pays dans lesquels je suis allé ont des WC identiques à ceux que l’on trouve en France. En Allemagne, en revanche, ils sont différents. Le trou est plus petit et se situe à l’avant de la cuve, tandis qu’une sorte de plateau est à mi-hauteur entre le siège et le fond des toilettes. Bref, regardez la photo ci-dessus pour comprendre ce qui peut se passer lors de “la grosse commission” : les WC allemands donnent la possibilité de contempler ses ”oeuvres”. Quand on cherche à comprendre leur origine, on apprend ainsi que leur forme est justifiée puisqu’elle permet d’observer ses excréments et de vérifier que l’on n’est pas malade

Je suis tombé sur cet article qui explique très bien le sujet et liste des différences culturelles ( les allemands disent que les français ont peur de leurs excréments; ces derniers rétorquent que les allemands sont obsédés par le côté anal, etc.).

Mais la vraie différence culturelle est ailleurs selon moi . Il faut être un homme pour comprendre. Imaginez-vous uriner debout sur un plateau à 15 cm en dessous du siège. Cela peut-être un remake de l’arroseur arrosé. Mais ceci n’est absolument pas un problème en Allemagne puisque les allemands urinent assis. Oui, même les hommes.

Un allemand m’a donné un argument imparable : j’urine assis depuis que je dois laver moi-même mes toilettes. Mais le plus amusant réside bien dans la réaction des français : il s’agit d’un sacrilège. Beaucoup d’hommes trouvent ça très bizarre, voire inconcevable. On aurait même l’impression qu’il s’agit d’une question d’honneur.

Heureusement que je suis là pour évoquer ce tabou !  

heure d’été : y a pudeur!

 Badeschiff

Un petit retour en Allemagne, enfin, virtuel seulement, pour évoquer un détail qui sert à illustrer une tendance (de l’anti-journalisme, un blog quoi !).

Le détail : un lieu génial où se prélasser. Un peu classe, mais pas trop, un peu décalé, comme il faut, et très allemand, sinon ce n’est pas drôle. Le petit guide des éditions Phaidon (merci Julien) met de côté l’exhaustivité pour proposer une sélection de lieux originaux et/ou incontournables pour ceux qui n’ont que quelques jours devant eux. Parmi ces lieux, le Badeschiff, un complexe piscine / saunas, dont l’originalité est de se trouver dans des bateaux situés sur la Spree, le fleuve de Berlin. Option sympathique : la piscine est à découvert pendant les beaux jours. Et couverte ou non, il reste toujours ses extrémités qui sont à l’air libre, permettant de nager au niveau de la Spree tout en profitant du coucher de soleil.

C’est en groupe d’amis que nous avons profité de ces allers-retours « Sauna – piscine », pour finalement nous heurter à la culture locale. Remise en contexte : les saunas allemands sont mixtes et les allemands y sont soit nus, soit vaguement voilés par une serviette. La pudeur entre amis a voulu que nous y allions en maillots de bain. Nous en avons croisés dans la piscine, mais aucun dans le sauna. On notera que cela n’est pas explicitement interdit.

Mais nous nous sommes faits dénoncés par quelqu’un lors de notre ultime passage au sauna. Un membre du staff est venu nous expliquer qu’il faudrait être nu la prochaine fois, en respect pour les autres clients. Dernière remarque : les douches sont également mixtes.

En soi, je n’ai rien contre, je peux le faire. Mais j’avoue que cela n’a rien de naturel pour moi d’être nu entre amis (mixte, je précise).

Après vérification auprès d’un de mes ex-collocs, j’ai appris que celui n’a pas de problème à le faire. Il a néanmoins précisé qu’il est nettement moins motivé quand il s’agit du sauna universitaire (!).

Les allemands sont clairement moins pudiques que nous, et cet exemple le démontre. Il me semble aussi que le sexe est un sujet plus facilement abordé. Anecdotes : à artir de 22h30, on peut apercevoir sur les chaînes des émissions de call-TV. Le principe est le même qu’en France, à savoir poser une question à la con et supplier pendant 2h les téléspectateurs d’appeler pour y répondre, sauf que les présentatrices allemandes sont “top-less“, avec comme arrière-plan un zoom au cas où vous voyez mal. Enfin, je connais quelqu’un exposant un moulage dorée de sa poitrine dans son salon!

En fin de compte, une fois débarrassé de nos propres codes culturels à la c**, on se dit que ça a plutôt du sens (le fait de ne pas être tout complexé, pas le fait d’avoir des presentatrices seins-nus à la TV).

La France n’a pas le monopole de la grève

Setting sun

J’ai longtemps admiré le modèle allemand, pour le peu que je connaissais. Le dialogue entre syndicats et enterprises existe, c’est un fait. Les grèves sont ainsi plus rares et mes amis allemands ne rataient pas l’occasion de se moquer de la France à ce sujet. Les grands grèves de 2007 qui ont touché la France étaient évidemment une très bonne occasion.

Mais les quelques jours que j’ai passés à Berlin entre mon voyage en Russie et mon retour en France ont été marqués par une grève des transports en commun. Le réseau berlinois est particulier puisqu’une enterprise, la BVG, gère les bus, les tramways et les métros. A ceci s’ajoutent les S-Bahn, équivalents du RER et qui appartiennent à la Deutsche Bahn.

La BVG est en grève depuis plus d’une semaine, et ce n’est pas pour rire. Il s’agit déjà de la troisième fois depuis septembre et, à l’exception d’une fois, aucun véhicule ne circule tandis que les stations de métros sont fermées. Heureusement il reste le S-Bahn et le vélo.

Merci à la BVG malgré tout. J’ai pu ainsi faire des trajets à pied que je ne connaissais pas. Une grève, ce n’est pas si grave lorsqu’on est en mode “touriste”.

Entendu à Berlin : étudie, et je dis

Humboldt Universität

“Et tu en penses quoi de tes notes?”

Mes études sont terminées. Enfin j’espère. J’attends mes dernière notes. Je peux donc continuer à comparer les manières d’étudier entre la France et l’Allemagne. J’ai déjà parlé de l’approche très théorique lorsque l’on étudie en Allemagne (voir le billet ici).

Aujourd’hui, j’évoquerai les notes. Pour ceux qui ne savent pas, j’étudie dans un programme européen. Ma promo est constituée de 50% de français, de 40% d’allemands et 10% “d’autres”. Et bien on retrouve les différences entre les deux systèmes scolaires.

Les français sont entrés dans l’école via la “prépa” (classe préparatoire). 2 ans de préparation post-bac à des concours  d’entrée (plus ou moins communs) dans les écoles de commerce. C’est un classement qui décide de tout. La réussite et même la chance jouent un rôle important, mais statistiquement, ca fonctionne (je dis statistiquement car cela n’empêche pas qu’un bon élève rate une bonne école. En outre, le concours met forcément de coté de nombreuses qualités. Bref).

De l’autre côté, on trouve donc les allemands, qui sont entrés via un autre concours. Ils ont fait en général 3 ans de fac auparavant. Et c’est là que cela devient intéressant de comparer.

En France, le concours d’entrée dans les écoles de commerce est un label. Quand les entreprises recrutent, elles regardent le classement des écoles, et disent : “je recrute les élèves des n premières écoles“. On pourra grossir le trait en disant que le pire élève d’HEC aura des entretiens partout alors que le major d’une école moins bien classée aura plus de difficultés. Une fois de plus, statistiquement, ça marche, et au cas par cas, cela peut être injuste.

En Allemagne, tout est très différent. Il existe essentiellement des universités (pas de “grandes écoles”). Si certaines sont plus réputées, toutes sont considérées. Ce sont alors les notes individuelles qui comptent réellement. Les entreprises donnent une chance aux meilleurs élèves de chaque université. L’approche est selon moi meilleure, car plus juste. Le problème réside dans la pratique. Selon certains témoignages, les examens consistent souvent à apprendre par coeur et ne mesurent donc pas vraiment les compétences propres d’une personne.

Dans les faits, on obtient la citation qui ouvre ce billet. C’est mon collocataire allemand qui m’a posé cette question. J’ai été étonné d’entendre ça jusqu’à que je réalise. Souvent en France, les notes sont plus une histoire d’égo (ou peuvent compter dans les accords d’échange).

Toute ma promo a stressé pour le dernier partiel réputé très dur pour les français et facile pour les allemands (je vous invite à apprendre par coeur dans une langue étrangère…). Les français craignaient d’avoir un rattrapage, tandis que les allemands, craignaient d’avoir une mauvaise note, c’est à dire moins de 15/20… Comme quoi finalement, on s’y retrouve.

PS : pour ceux qui n’ont pas vu la référence dans le titre, c’est ici

PS2 photo : l’université de Humboldt

Les allemands fous de leurs voitures

TrabiOn pourra utiliser en Allemagne la fameuse formule : dis moi ce que tu conduis et je te dirai qui tu es. En Allemagne, la voiture est plus qu’un assemblage de métal sur quatre roues, c’est un objet de culte.
On connaît les allemands rigoureux et respectueux des règles. Mais dans une voiture, cela n’existe plus. L’allemand conducteur n’a que trois soucis lorsqu’il roule : lui-même, sa voiture et sa voiture. Le reste est secondaire. La moindre hésitation dans votre conduite ou changement de décision entraînera un coup de klaxon, de jour comme de nuit. En tant que piéton, n’exigez pas trop de la part des chauffeurs allemands et assurez vous d’utiliser les passages pour piétons quand le feu est vert. S’ils ne vous écraseront pas, c’est uniquement pour ne pas abîmer ou salir leur voiture.
En se plongeant dans la culture et l’histoire allemande, on découvre que la voiture est symbole de liberté. Ainsi les autoroutes sont gratuites et n’ont pas de vitesse limitée. Des autoroutes libres / gratuites (c’est le même adjectif en allemand : « frei ». Prononcez comme dans Mia Frye) pour un peuple libre.
En se plongeant dans l’économie, on découvre pourquoi tout cela tient encore : constitué de puissants groupes comme Volkswagen (”la voiture du peuple » en allemand. Entreprise créée à la demande d’un certain Adolf Hitler), Mercedes ou BMW, le lobby automobile allemand est très influent.
Les choses ne sont donc pas particulièrement près de changer. On peut prendre comme exemple l’absence de limitation de vitesse sur les autoroutes. Cela peut paraître étonnant vu de France. Ceci dit, cela ne concerne que 5% des routes et ne représente au total qu’une part limitée des accidents (je ne suis pas particulièrement contre malgré tout). Récemment, Angela Merkel a suggéré d’instaurer une limitation avec comme raison, non pas la sécurité, mais la pollution. J’aime autant vous dire que ce projet de loi ne fait pas l’unanimité.
Attention, il ne faut pas oublier que les allemands utilisent parallèlement beaucoup leur vélo. Berlin est un très bon exemple puisque de nombreuses personnes bravent le froid. Finalement, selon moi, c’est ici que réside le danger pour les piétons : bien heureux d’avoir réussi à traverser sans encombre la route, ils peuvent oublier les couloirs réservés aux vélos et faire une rencontre peu opportune… Après avoir personnellement constaté ce risque, j’ai même pu lire une mise en garde dans le Guide du Routard !
Un dernier point intéressant : le nombre d’allemands dans ma promo intéressés par des emplois chez Mercedes et compagnie.

Je vous laisse avec une photo de la trabi, symbole de l’ex-RDA.

Open-Space, acte 3

Bienvenue sur la troisième version de mon blog. Je migre au gré des fonctionnalités mais l’esprit reste le même. Une approche subjective et non-exhaustive des sujets qui me tiennent à coeur. Comme fil rouge, mon année scolaire à Berlin et ma passion pour l’actualité et la presse.

Selon le temps et le courage dont je dispose, je recopierai les billets sur mes blogs précédents. Pour ceux que cela peut intéresser, voici les liens :
- http://openspace.over-blog.com (je maudis la plateforme Over-blog.com)
- http://londonlive.blog.lemonde.fr 

Entendu à Berlin : la pensée unique et universelle

Spiegel-Nicolas-sarkozy-Carla-Bruni-copie-2.jpg“Encore? Y’a-t-il quelque part sur terre un autre sujet?!?!”

Rien de mieux que de prendre du recul sur son pays en observant ce qui filtre dans la presse étrangère. Je ne lis pas particulièrement les journaux, mais j’en ai régulièrement qui me passent sous le nez, ce qui me permet de voir les titres. Je n’ai qu’une seule chose à dire : bravo Nicolas Sarkozy.
La stratégie de communication de notre cher Président atteint des sommets. Il est partout. Et quand je dis partout, je le pense vraiment. Avec sa “rupture”, ses réformes à tour de bras et surtout, sa vie privée étalée aux quatre coins du monde, il occupe tous les magazines et journaux, y compris en Allemagne.
Ainsi la semaine dernière, Der Spiegel, un hebdomadaire, a consacré sa Une à Sarkozy. On y voyait notre Président et Carla, avec comme titre : “l’érotisme du pouvoir”. Le sous-titre est impressionant : ” le mélange du sexe, de la politique et du soap” (comme dans “soap opera”, qui signifie sitcom en anglais). 
J’ai lu en diagonale l’article : ils expliquent un peu le mode de fonctionnement de Sarkozy. L’article est loin d’être tendre notamment lorsqu’il s’exprime sur les relations étroites avec plusieurs PDG du CAC40.Ainsi Bolloré est surnommé le « lufttaxi » (”luft” signifie « air » en allemand), ce qui se traduit par « le taxi des airs ». En invitant le lecteur à imaginer Angela Merkel partir en vacances avec ou grâce aux PDG de SAP ou Tchibo, Der Spiegel montre bien que ceci est inimaginable Outre Rhin.
Le deuxième magazine allemand qui se trouve dans ma collocation en ce moment est Vanity Fair. Certes, une publication type “Elle” n’a rien à voir, sauf que c’est bien sûr Carla qui en fait la Une… J’ai vu également vu une dernière page de journal dans le métro pour apercevoir à nouveau le couple présidentiel.
La citation qui débute ce billet est à créditer à une amie allemande, qui est tombée sur Der Spiegel. Sarkozy est partout, même en Allemagne. On ne peut que le féliciter pour son omniprésence dans des publications de toute sorte, sérieuses ou non. Vivement qu’il achète un chien, pour passer dans 30 millions d’amis ou que Carla tombe enceinte pour faire la Une de « Parents »…
Plus sérieusement, il faut réaliser que l’image de Nicolas Sarkozy à l’étranger n’est pas des meilleures. En Allemagne tout particulièrement, il existe quelques tensions avec le gouvernement et les journaux ne le portent pas dans leur cœur.
A mon humble avis, être Président, c’est avant tout bien représenter son pays et véhiculer ses valeurs à l’étranger. Et bien là c’est raté…

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En allemand, travailler à temps son partiel = travail à temps plein

IBWLPour m’excuser de ces absences répétées, je vais vous parler de ce qui me tient éloigné de mon ordinateur : mes études.
Mon emploi du temps est fort sympathique: partiels avant les vacances, étude de cas pendant les vacances, et cours intensif pendant tout le mois janvier, ponctué par un nouveau partiel. Moi qui avais prévu de lever un peu le pied pour ma dernière année, c’est raté…
Ce n’est pas la première fois que j’ai du travail, mais deux caractéristiques des études allemandes rendent la situation actuelle plus ardue :
- La méthode de travail. Elle se résume en 1 mot : ”théorieparcoeur“. Les allemands sont fans de théorie. De gros livres, des auteurs, de beaux concepts, des références à ne plus savoir quoi en faire (je compte 200p. de références dans un livre de 1300p.). Et le tout par coeur évidemment. Non seulement il faut avoir compris, mais il faut surtout être capable de tout recracher le jour de l’examen. La compréhension, elle, est en option. Pendant mon partiel de “controlling” (ça a l’air tellement plus cool avec le nom en anglais…), j’ai été destabilisé en tombant sur une question où il fallait refléchir. J’ai mis deux bonnes minutes à retrouver la zone de mon cerveau qui y est consacrée… 

- La langue : l’allemand! Lire des centaines de pages, c’est long. Les lire en allemand, c’est interminable. Mon livre de chevet du moment se trouve ici. Il fait 1300 pages. Comptez 15-17p. par heure, ou 10-12p. avec prise de notes… 

Ce qui est intéressant dans tout ça, c’est - une fois de plus - la comparaison avec d’autres pays. J’ai passé un an à Londres à faire des travaux de groupes (j’ai eu l’occasion de m’en plaindre ici, hé hé). Pour rappel : travaux de groupe = origine des blagues du type “c’est un allemand, un français et un italien…”. Bref, nous passions notre temps à lire les cas, les préparer et les présenter. A Paris, c’était plutôt à mi-chemin entre les méthodes anglaise et allemande. 

En conclusion : je suis occupé mais je ne me plains pas (Il paraît que le travail paie). C’est juste que je risque de m’absenter un peu.

PS : on contestera peut-être la qualité de ce billet, mais on appréciera au moins le lien ci-dessus vers Google Books, application proposant une version scannée de BEAUCOUP de livres, ce que l’on tend à oublier.

Météo et tes bas, il fait froid

Snow in Berlin

J’aime mes études car elles me permettent de comparer trois expériences dans trois villes. J’ai fait Paris, Londres, et me voici à Berlin.

Je compare également les questions que l’on me pose selon les villes. Ainsi, lorsque j’étais à Londres, je n’échappais jamais à la fameuse question : “alors elles sont comment les petites anglaises” (ma réponse est ici)? A Berlin, c’est plutôt la météo qui intrigue : “il fait quel temps”? Et bien voici la réponse : j’ai beaucoup comparé la température à Paris et Berlin via Le Monde. Jusqu’à Noël, aucune différence. 

Mais depuis que je suis rentré, ce n’est plus pareil. J’ai constaté un écart de 10°. Il y a 10 jours, il faisait -7° à Berlin. Mieux : la neige s’est invitée quelques jours!

Finalement, ce n’est pas le froid le pire, mais la luminosité. Berlin se situe plus au nord de Londres (au même niveau qu’Amsterdam) et plus à l’est bien que le fuseau horaire soit le même que celui de la France. Résultat, la luminosité diminue très tôt dans la journée, et il fait nuit au moins une heure plus tôt qu’en France.

Voilà, fin du bulletin météo. Je vais faire une danse pour que la neige revienne!

Entendu à Berlin : le mal du pays…

“Aoua”

Rapidement, un sujet qui m’amuse : jusqu’où peut aller la culture dans son influence sur le côté naturel de l’homme? Etude de cas : la douleur.
Prenez un français, un anglais et un allemand. Non ce n’est pas une blague.
Pincez les. Qu’obtient-on?
Le Français dira “aie” (si rien ne se passe, pincez plus fort ou remplacez avec la Marseillaise de Mireille Mathieu), l’Anglais dira “ouch” (prononcez “aoutch”) et l’Allemand dira “aoua”. 
La langue conditionne même ce que l’on aurait pu prendre pour un réflexe. On associe ici un mot au réflexe engendré par la douleur.
Finalement, ce n’est qu’en augmentant le pincement (ou le son) que l’on trouve un hurlement commun bien que marqué par un accent.

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