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Facebook, ou comment les utilisateurs se livrent

FacebookCela faisait longtemps que je n’avais pas fait de titre avec un jeu de mots dont je suis fier :-)

Faut-il encore présenter Facebook? Une définition subjective serait “MySpace en lisible et avec plein d’applications qui ne servent à rien”. Une définition plus rigoureuse se trouve ici.  ”Pourquoi veut-il (encore) en parler” diront les mauvaises langues? Parce que Facebook, c’est un peu les galeries Lafayette (« le bonheur des dames ») pour les sociologues.
Si demain je devais faire un truc un peu fou, j’irais en Corée, je plaquerais mes études pour me lancer dans la sociologie avec comme sujet Facebook.

Je sais que je ne vais pas me faire d’amis, mais mon hypothèse cynique serait : plus on a d’ « amis »  Facebook, moins on a de vrais amis. L’idée repose sur un calcul simple : on consacre son temps soit à 100 personnes, soit à 10. Dans le second cas, les relations sont plus approfondies. Je sais que j’exagère, mais je ne peux m’empêcher de penser à ça quand je vois certains profils…

Je m’éloigne du cynisme pour en venir à un bienfait : la créativité. Dans un océan de rien (si si, j’insiste) subsistent quelques îlots d’ humour et d’originalité. Si les applications illustrent cette idée (cf. la carte du monde sur laquelle on peut montrer ses voyages), les groupes constituent l’exemple parfait. Ainsi, en quelques minutes, je suis tombé sur : Pour l’installation de PORSCHElib’ à Paris, I play squash for the fame, fortune, and of course the groupies , Pour l’interdiction d’applaudir à l’atterrissage.

Et ce n’est pas tout car Facebook est la révolution de la communication. J’ai ainsi entendu une histoire selon laquelle quelqu’un aurait rompu avec son ex- en ligne. En un clic, en changeant son statut de «  in a relationship » à « single » , la personne a pu faire passer instantanément son message au monde entier. Quand je pense qu’avant il fallait faire ça de vive voix, ou par courrier (la honte). Il y a bien sûr eu le pager (ex : Tam-Tam), l’e-mail ou le SMS et la force de ses quelques lettres (ex : JTE KIF +), mais cela nécessitait toujours de faire passer le message auprès de ses amis. Merci Facebook…

Je m’éloigne à nouveau du cynisme et finirai avec quelques points :
- Facebook est un site bien fait dans le sens où l’on peut y passer beaucoup de temps à rien faire
- Selon moi, le site jouit d’un effet de mode fondé sur du vague, ce qui devrait mener à un désintérêt croissant excepté pour les lycéens et les collégiens
- Il existe malgré tout une VRAIE utilité : Facebook permet en effet de retrouver facilement ses amis perdus de vue, sans passer sur le plateau TV de Jacques Pradel. Ouf…

Présent ou futur ? Recherche d’appartements 2.0.

Google-maps-berlin.png

Un aspect intéressant du web m’est venu à l’esprit lors de ma recherche d’appartements

Voyons la situation : mon ordinateur m’est très précieux étant donné que les annonces sont en ligne. Il me faut faire face à des dizaines d’annonces sortant quotidiennement. Il s’agit donc de s’organiser.

En bon semi-geek que je suis, j’ai mis à profit le web. J’utilise Google (encore !) pour organiser toute l’information. J’ai tout mis sur une Google map. Le web, c’est aussi la possibilité de faire plein de trucs peu intéressants (qui a dit “dont ce blog” ?!?). Ainsi vous pouvez suivre en temps réel ma recherche de collocation ici. Plus sérieusement, cette carte me permet d’y voir plus clair et de m’organiser (avec pour chaque repère, des infos ajoutées par ma personne et qui apparaissent lorsque l’on clique dessus).
Finalement le choix est double : soit on enregistre tout sur son ordinateur, et on prend des notes. Cela permet d’accéder à toute donnée à tout moment et ce, à partir de son ordinateur. J’ai envie de parler de « présent ». 

Soit on met tout en ligne, en utilisant des outils permettant de s’organiser. Cela offre une meilleure gestion de sa recherche (tout peut-être ajusté en temps réel), mais il faut pouvoir être connecté (j’ai eu l’air bête allumant dans la rue mon ordinateur, et en cherchant un réseau wi-fi à bout de bras, ayant perdu mon papier…). Sur le long terme (le « futur »), cette méthode est très pratique.

Si on pousse un peu le raisonnement, on a le choix entre le “présent” et le “futur”. D’ici peu, c’est la technologie qui va tout régler, en permettant d’être connecté partout à Internet (cf. le iPhone qui, dans mon cas, m’aurait permis dans la rue d’accéder facilement à ma carte). En attendant, je n’ai toujours pas de collocation…