Entendu à Berlin : le train, côté pile, côté face

deutsche bahn

« Pardon »…

D’abord, une remise dans le contexte : je me permets de rappeler que l’Allemagne est un pays où plusieurs grandes villes cohabitent. Ceci a pour conséquence que l’organisation du pays ne possède pas un unique centre de gravité (comme la France avec Paris) mais plusieurs.
Ainsi, les trains parcourent tout le pays en s’arrêtant dans plusieurs villes. Comment je le sais ? Un entretien à Bonn (capitale de la RFA), m’a fait traversé le pays d’est en ouest. Au menu : 5 h de train.
Côté pile, l’aller : j’ai pu acheter mon ticket en ligne, sans aucun souci. On me propose de payer un supplément pour avoir une place réservée. J’ai dit non, sans trop savoir pourquoi. Me voilà dans le train où sont affichées électriquement les places réservées, et sur quelles distances (ex : Bielefeld – Cologne). Je suis parti tard, le train n’est pas plein. Assis confortablement, j’apprécie la place pour mes jambes (pas de « crise de nerf » cette fois :-) et me dis que si l’on arrêtait de supporter Alstom, on aurait peut-être les mêmes trains en France (humour). Je vous passe les 5 heures de voyage, constitués d’un sandwich, une boisson, 5 études de cas et un Economist.
Côté face, le retour : mon entretien se termine (très) en avance. Génial, comme j’ai payé plein pot, je peux prendre le train plus tôt. Mauvaise idée… Le train en Allemagne pendant les heures de pointe, c’est un peu le RER. Et là vous regrettez de ne pas avoir votre place. De toute façon, il n’en y a pas pour vous puisque vous n’avez pas pris le train prévu. Donc vous êtes un passager supplémentaire. Comme les autres. Comme beaucoup d’autres. Résultat : un beau bordel. Les entrées sont pleines de gens assis comme ils peuvent. Tentant d’être opportuniste, je m’assoie à une place réservée à partir de l’arrêt suivant. Donc 20 mn après le départ, je suis chassé de ma place. Comme d’autres. Je retombe sur une place qui se libère sous mon nez. Miracle ? Presque : à l’arrêt suivant, je suis debout prêt à déguerpir à nouveau. Mais personne n’arrive. Je suis près de m’assoire au moment où une personne âgée arrive. Le pauvre luttait pour se trouver un coin. Après lui avoir offert ma place, je me retrouve dans le couloir, à m’imaginer 4h de train debout. Le meilleur moment est sûrement le passage d’une vendeuse avec son chariot… Tout est bien qui finit bien, je trouve une place 1h30 plus tard.
Etonnante expérience. J’aurais loué à l’aller Deutsche Bahn pour son service. Mais le retour fut tellement galère que je suis mitigé. Ce qui est sûr, c’est que la prochaine fois, je me réserve une place
Pour finir, je vous préviens : j’ai une offre de stage. Donc si je l’accepte, vous allez manger du jeu de mots : Bonn à tout faire, Bonn à rien, A Bonn né, la Bonn heure, etc !

0 Responses to “Entendu à Berlin : le train, côté pile, côté face”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




Archives

Le son

(Nb de titres)

anti_bug_fck

Aimez moi :-)


%d blogueurs aiment cette page :