Entendu à Berlin : étudie, et je dis

Humboldt Universität

« Et tu en penses quoi de tes notes? »

Mes études sont terminées. Enfin j’espère. J’attends mes dernière notes. Je peux donc continuer à comparer les manières d’étudier entre la France et l’Allemagne. J’ai déjà parlé de l’approche très théorique lorsque l’on étudie en Allemagne (voir le billet ici).

Aujourd’hui, j’évoquerai les notes. Pour ceux qui ne savent pas, j’étudie dans un programme européen. Ma promo est constituée de 50% de français, de 40% d’allemands et 10% « d’autres ». Et bien on retrouve les différences entre les deux systèmes scolaires.

Les français sont entrés dans l’école via la « prépa » (classe préparatoire). 2 ans de préparation post-bac à des concours  d’entrée (plus ou moins communs) dans les écoles de commerce. C’est un classement qui décide de tout. La réussite et même la chance jouent un rôle important, mais statistiquement, ca fonctionne (je dis statistiquement car cela n’empêche pas qu’un bon élève rate une bonne école. En outre, le concours met forcément de coté de nombreuses qualités. Bref).

De l’autre côté, on trouve donc les allemands, qui sont entrés via un autre concours. Ils ont fait en général 3 ans de fac auparavant. Et c’est là que cela devient intéressant de comparer.

En France, le concours d’entrée dans les écoles de commerce est un label. Quand les entreprises recrutent, elles regardent le classement des écoles, et disent : « je recrute les élèves des n premières écoles« . On pourra grossir le trait en disant que le pire élève d’HEC aura des entretiens partout alors que le major d’une école moins bien classée aura plus de difficultés. Une fois de plus, statistiquement, ça marche, et au cas par cas, cela peut être injuste.

En Allemagne, tout est très différent. Il existe essentiellement des universités (pas de « grandes écoles »). Si certaines sont plus réputées, toutes sont considérées. Ce sont alors les notes individuelles qui comptent réellement. Les entreprises donnent une chance aux meilleurs élèves de chaque université. L’approche est selon moi meilleure, car plus juste. Le problème réside dans la pratique. Selon certains témoignages, les examens consistent souvent à apprendre par coeur et ne mesurent donc pas vraiment les compétences propres d’une personne.

Dans les faits, on obtient la citation qui ouvre ce billet. C’est mon collocataire allemand qui m’a posé cette question. J’ai été étonné d’entendre ça jusqu’à que je réalise. Souvent en France, les notes sont plus une histoire d’égo (ou peuvent compter dans les accords d’échange).

Toute ma promo a stressé pour le dernier partiel réputé très dur pour les français et facile pour les allemands (je vous invite à apprendre par coeur dans une langue étrangère…). Les français craignaient d’avoir un rattrapage, tandis que les allemands, craignaient d’avoir une mauvaise note, c’est à dire moins de 15/20… Comme quoi finalement, on s’y retrouve.

PS : pour ceux qui n’ont pas vu la référence dans le titre, c’est ici

PS2 photo : l’université de Humboldt

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