Road Trip américain (9) : San Francisco mais avec reproches

Chinatown

Mon premier billet sur San Francisco était assez naïf. Mais il est difficile de ne garder que des bons souvenirs de cette ville, et je ne parle pas de la météo influencée par l’océan et donc très lunatique… Il suffit de passer un peu de temps au centre pour faire face au vrai problème : les sans-abris.

Le nombre de sans-abris à San Francisco est énorme. Il atteint 5 000 selon le Routard, dont 1/3 de toxicomane et 1/3 de schizophrène. Son origine tient à un nom : Reagan. Avant d’avoir été Président et après avoir été une star du cinéma, Ronald Reagan a été Gouverneur de la Californie. A ce poste, il a pris la décision très libérale de fermer les des institutions gratuits et s’occupant de malades mentaux légers. De nombreuses personnes se sont retrouvées à la rue du jour au lendemain, sans argent et pour certaines d’entre elles sans familles. Elles sont donc devenues inévitablement des sans-abris. L’histoire raconte que Reagan, en vieillissant, a eu besoin de soins tels que ceux offerts par ces hôpitaux. Mais sa fortune lui a bien sûr permis d’en trouver un. Le Routard précise qu’aujourd’hui, la ville « fait la guerre » à ces sans-abris. Classe…

Je n’ai pas de solution miracle. Mais je fais juste le constat que ces personnes sont omniprésentes, ce qui traduit un vrai problème social. A tous les coins de rue se trouve quelqu’un dans le besoin, dormant sur le trottoir, ou en train de faire la manche. Ces personnes ne sont pas dangereuses, mais on les voit rongées par l’isolement en marge de la société : maladie, fatigue, folie, handicap etc. C’est très perturbant, et cela contraste beaucoup avec les allures que veut se donner le quartier.

Si on les voit beaucoup dans la rue, c’est aussi parce qu’ils ne peuvent être dans le métro. Contrairement à Paris par exemple. On peut aussi comparer la situation à Londres, où les couloirs du  métro ne renferment que des usagers. Le reste de la ville est également dénué de sans-abris (ou moins qu’à Paris en tout cas). Sans-doute sont-ils repoussés aux limites de la ville. Alors, laquelle des situations est la pire en fin de compte? Je ne sais pas. Mais quand je suis dans le métro parisien, je ne peux pas m’empêcher de comparer la situation à Paris avec celle à San Francisco en me disant qu’au moins la capitale offre un toit de fortune pour fuir autant que possible le froid.

Une fois de plus, je ne suis pas là pour faire une grande morale. Je n’ai pas de solution miracle. Mais j’ai vécu 8 semaines à San Francisco et je viens d’y passer quelques jours. Je trouvais que toute description aurait été biaisée sans évoquer ce triste phénomène. C’est aussi ça les Etats-Unis.

Tous les articles sur ce road trip américain sont ici

2 Responses to “Road Trip américain (9) : San Francisco mais avec reproches”


  1. 1 Parisot 25 juin 2014 à 8:46

    Totalement d accord. J en reviens et j ai trouvé cela choquant et bouleversant


  1. 1 tinyls.net Rétrolien sur 23 septembre 2014 à 12:03

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