Archive for the 'Berlin : la ville' Category

heure d’été : y a pudeur!

 Badeschiff

Un petit retour en Allemagne, enfin, virtuel seulement, pour évoquer un détail qui sert à illustrer une tendance (de l’anti-journalisme, un blog quoi !).

Le détail : un lieu génial où se prélasser. Un peu classe, mais pas trop, un peu décalé, comme il faut, et très allemand, sinon ce n’est pas drôle. Le petit guide des éditions Phaidon (merci Julien) met de côté l’exhaustivité pour proposer une sélection de lieux originaux et/ou incontournables pour ceux qui n’ont que quelques jours devant eux. Parmi ces lieux, le Badeschiff, un complexe piscine / saunas, dont l’originalité est de se trouver dans des bateaux situés sur la Spree, le fleuve de Berlin. Option sympathique : la piscine est à découvert pendant les beaux jours. Et couverte ou non, il reste toujours ses extrémités qui sont à l’air libre, permettant de nager au niveau de la Spree tout en profitant du coucher de soleil.

C’est en groupe d’amis que nous avons profité de ces allers-retours « Sauna – piscine », pour finalement nous heurter à la culture locale. Remise en contexte : les saunas allemands sont mixtes et les allemands y sont soit nus, soit vaguement voilés par une serviette. La pudeur entre amis a voulu que nous y allions en maillots de bain. Nous en avons croisés dans la piscine, mais aucun dans le sauna. On notera que cela n’est pas explicitement interdit.

Mais nous nous sommes faits dénoncés par quelqu’un lors de notre ultime passage au sauna. Un membre du staff est venu nous expliquer qu’il faudrait être nu la prochaine fois, en respect pour les autres clients. Dernière remarque : les douches sont également mixtes.

En soi, je n’ai rien contre, je peux le faire. Mais j’avoue que cela n’a rien de naturel pour moi d’être nu entre amis (mixte, je précise).

Après vérification auprès d’un de mes ex-collocs, j’ai appris que celui n’a pas de problème à le faire. Il a néanmoins précisé qu’il est nettement moins motivé quand il s’agit du sauna universitaire (!).

Les allemands sont clairement moins pudiques que nous, et cet exemple le démontre. Il me semble aussi que le sexe est un sujet plus facilement abordé. Anecdotes : à artir de 22h30, on peut apercevoir sur les chaînes des émissions de call-TV. Le principe est le même qu’en France, à savoir poser une question à la con et supplier pendant 2h les téléspectateurs d’appeler pour y répondre, sauf que les présentatrices allemandes sont « top-less« , avec comme arrière-plan un zoom au cas où vous voyez mal. Enfin, je connais quelqu’un exposant un moulage dorée de sa poitrine dans son salon!

En fin de compte, une fois débarrassé de nos propres codes culturels à la c**, on se dit que ça a plutôt du sens (le fait de ne pas être tout complexé, pas le fait d’avoir des presentatrices seins-nus à la TV).

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Berlin : premières impressions en photos

Il fait froid. Désolé si je commence par les émotions, ca doit êtreà la mode

J’ai enfin l’impression d’avoir trouvé le bon rythme : travail efficace – sorties dans la ville – nuits raccourcies.
Cela fait 2 week-ends que je sors avec mon appareil photo pour m’imprégner de la ville. Mes premières impressions (je vous invite à consulter l’album se trouvant dans la colonne de droite pour voir les photos dans un plus grand format) :

J’adore le contraste saisissant entre des bâtiments attirants (rénovés ou modernes) et des constructions en perdition, vestiges de l’ex-Allemagne de l’Est. Exemples :
Dans le centre (Rosenthaler Strasse) se trouve une allée mignonne avec des magasins plutôt « classes » :

Hackescher Markt

Mais si vous faites 15m de plus, vous tombez sur une allée quelque peu différente :

Hackescher Markt

Au fond se trouve des bars décalés et un cinéma dans lequel vous pouvez regarder un match de foot bière à la main (testé et approuvé!). Le décalage est vraiment impressionant.

De la même manière, la photo suivante a été prise à 40m d’un hôtel ****:

Berlin

Je ne vais pas faire l’apologie du « crade« . Néanmoins, je trouve que sa présence est représentative de la mentalité de Berlin. De par son histoire, la ville se retrouve à faire cohabiter – voire à mélanger – le « crade » et le « propre« . Et il me semble que ceci apporte d’une certaine manière une ouverture d’esprit. Contrairement à Londres ou Paris où vous pouvez rester « cloîtrés » dans les beaux quartiers, Berlin ne possède pas vraiment d’endroit 100% chic. Où que vous soyez, il y a aura toujours quelque chose hérité d’une culture un peu « underground ».
Ainsi, j’ai pu croiser dans Prenzlauer Berg (le quartier à la mode) un immeuble apparemment rénové dont le premier étage avait été taggé sur commande :

Prenzlauer Berg

Berlin ne cherche pas à effacer à tout prix son passé en se précipitant sur le conventionnel. La ville, à défaut d’être toujours magnifique, témoigne d’un vrai style. Ceci est symbolisé par la Fernsehturm, une tour TV au beau milieu d’Alexander Platz au centre de Berlin. C’est la seule construction que l’on voit de partout dans la ville, et je suis persuadé que ce n’est pas un hasard si elle ressemble à une boule à facettes :

Fernsehturm

J’ai du mal à traduire la manière dont je ressens tout cela, mais finalement, je dirais que Berlin ne possède pas le formalisme ou l’arrogance que l’on peut retrouver à Paris ou Londres. On s’y sent bien et ce, autant dans les endroits « classiques » que dans ceux un peu plus décalés.

Berlin en chiffres

Berlin 070920 070

Aujourd’hui un billet que j’aurais du faire au début. Je me rattrape et vous propose quelques chiffres pour vous donner une meilleure idée de la taille de Berlin (sources Wikipedia et Guide du Routard) :
– Superficie de 890km², soit 8 fois Paris !
3,4m d’habitants (contre 2m pour Paris, mais 4,5m avec la banlieue, contre 11m pour Paris !)
300 000 immigrés, majoritairement turcs ou russes
17% de chômage !
– 2 sites inscrits au Patrimoine de l’UNESCO : l’île des musées, et le châteaux et parcs de Postdam et Berlin

Je vous laisse avec une photo maison de la porte de Brandenbourg

Berlin 1ère étape : une collocation

Berlin-KWG-Nuit-copie-1.jpg

Me voilà à Berlin depuis mardi dernier. Première étape, la recherche de collocations.
Les points qui m’ont marqué :
le prix : pour 2,5 fois moins que ce que je payais à Paris, je peux avoir une chambre plus grande (30m²) qui ne représente qu’un quart de l’appartement total… Du coup je suis tenté de garder mon budget parisien pour me louer une rue 🙂
la numérotation des rues : c’est bête peut-être, mais ils ne font pas comme nous. La numérotation part d’une extrémité et d’un coté de la rue, puis va à l’autre bout de la rue, pour changer de côté puis revenir. Donc quand vous avancez dans la rue, d’un côté les nombres augmentent et de l’autre il diminue. Pire, avez 24 d’un coté et 231 de l’autre.
– l’organisation de la ville: je me suis déjà pas mal déplacé et je trouve – à confirmer – que les quartiers sont hétérogènes. En témoigne cet appartement que je suis allé visité : au 31 de la rue, se trouvait un immeuble magnifique et tout refait. Au 31A, se trouvait un appartement miteux dans un immeuble miteux avec des tags miteux. Déception…
– le niveau de langue : l’allemand parle anglais, c’est un fait. Donc pas de problème en cas de niveau d’allemand défaillant. J’ai déjà fait deux visites dans la langue de Beckham, euh, Shakespeare je voulais dire
– références : personne ne m’a parlé du loyer. On ne m’a demandé aucune référence ou garantie pour la caution. Et je sens que l’on ne va pas davantage m’embêter par la suite.

Enfin, voici quelques conseils destinés à ceux qui essayeront un jour de trouver un appartement à Berlin. Ces conseils me mènent au mot du jour : Blitzkrieg. Cela signifie « guerre éclair » et c’est un certain Adolf qui l’a inventé en lançant contre ses ennemis des attaques rapides où ses troupes étaient constamment en mouvement (au lieu de rester dans des tranchées). J’utilise cette référence historique (un peu poussée) pour exprimer la réactivité dont il faut faire preuve pour pouvoir visiter un appartement. Il s’avère que je ne sois pas le seul à chercher une collocation. Chaque annonce fait donc l’objet de dizaines de réponses. Ainsi, ce sont les premiers qui sont servis. Il s’agit donc de guetter l’annonce et d’appeler le plus vite possible.

Les autres points sont classiques :
– Consulter www.wg-gesucht.de et www.studenten-wg.de, les références en termes de collocations
– Aller à l’Est pour avoir des appartements moins chers
– Eviter les appartements chauffés au charbon…
– Eviter l’annonce qu’un gars republie régulièrement, et qui donne l’impression d’avoir plus sa place sur Meetic

Je vous laisse avec une photo prise entre deux visites sur laquelle le soleil fait ce que je vais faire : il se couche !
Le jeu du jour : trouver le détail qui tue (hors texte) et qui assure que cette photo a été prise en Allemagne.

Y’a Paques les jours fériés dans la vie!

J’ai vécu la période de Paques dans deux pays, à savoir l’Italie et l’Angleterre.

Je dois avouer qu’il est très intéressant de comparer un peu les traditions.

En Italie, Paques est synonyme de longues vacances puisque le pays est très croyant. Les gens en profitent pour se retrouver en familles.

Je vais me mettre les croyants à dos, mais en France, Paques est de manière générale plutôt synonyme de jour férié et de chocolat. Je repense avec grande nostalgie à ces moments d’allegresse ou je partais en quête d’oeufs préalablement cachés. Aujourd’hui, je pars plus sérieusement en quête de stages. Ce n’est pas le même sport, mais on ne va pas se plaindre.

Et Londres dans tout ça? Fidèle à elle-même. Il ne se passait rien de particulier. Mais vraiment rien! Certes, le lundi était férié, mais je n’ai pas vu la différence: à quelques exceptions près, tous les magasins étaient ouverts. Comme d’ordinaire, c’est à dire du lundi au dimanche.

Il s’agit là d’un détail qui m’a beaucoup marqué dans les pays saxons: le fait que les magasins soient ouverts tous les jours jusqu’à parfois très tard. HMV, l’équivalent de la FNAC, a un magasin dans le centre qui ne ferme pas avant 23H!

Et oui, les anglais travaillent. Plus que nous! Selon l’OCDE, ils ont travaillé en moyenne 1669 heures en 2004, contre 1441 heures chez les français. Rassurez-vous, je ne vais en arriver à tapper sur les 35h, mais cette différence est impressionante.

Quand on voit qu’après la France s’insurge lorsqu’on lui demande de travailler 7h de plus pendant le lundi de Pentecote par solidarité envers les papy boomers… Les anglais travaillent 250 h de plus par an, soit plus d’une heure par jour ouvré. Lors de mon stage, mon manager arrivait à 8h30 et travaillait jusqu’à 17h, avec une courte pause devant son ordinateur. Ca fait facile 8h par jour, et dérapait aisément vers 9h.

Au delà de la remise en cause des 35h, je trouve que cette différence tend à être largement oubliée et beaucoup de français oublient le privilège qu’ils ont. J’utilise le terme privilège, car selon moi, ce n’est pas un acquis. Il faut savoir remettre en cause ses privilèges, ne serait-ce temporairement, quand la situation va mal.

Exemple? Les syndicats allemands qui ont négocié dans de nombreuses entreprises un retour temporaire à 37h par semaine en échange de la garantie qu’il n’y aurait pas de licenciements ou de délocalisation. Aujourd’hui, les analystes sont clairs: l’Allemagne va mieux.

Je n’aurais pas la prétention d’affirmer connaître la solution aux (nombreux) problèmes français. Mais, lorsque je regarde ce qui se fait à l’étranger, il me semble juste que mes chers (si si!) compatriotes veulent à la fois le beurre et l’argent du beurre. Sans parler de la crémière…


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