Archive for the 'Etudes' Category



Travailler à temps (pour les) partiel(s)

Superbe semaine de partiels.
Beaucoup d’émotion, de plaisir, tout ça…
Donc je prolonge mon absence de quelques jours.
Courage! (Autopersuasion 🙂

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Comment dit-on « je ne suis pas moi-même » en allemand?

money-time-copie-1.jpgC’est le Money Time. En anglais, ce terme désigne les dernières minutes des rencontres sportives, moment au cours duquel tout se joue, et donc où il faut être au top.
Et bien on y est. Nos CV doivent être en ligne ce dimanche en allemand et / ou en anglais pour les recruteurs. Je cherche un stage aka « l’ultime rempart avant mon premier emploi »
A vrai dire, nous cherchons un stage. Et c’est pour cela que c’est le Money Time : 150 étudiants au coude à coude, prêts à s’entretuer (mais non je n’exagère pas. Je ne parle même pas des dizaines d’autres promos environnantes…). 

 

C’est le Money Time. Il a commencé ce soir lors d’un cours de cuisine informel avec un cabinet de conseil en stratégie «  (ça tombe bien, c’est ce que je cherche!)classé « top bien mondial. Nous voilà donc 15 heureux sélectionnés, ici pour nous renseigner et, bien sûr « networker« .

 

C’est le Money Time, et c’est la merde. Ceux qui auront vu que ce billet est classé dans « l’allemand, la langue » vont enfin comprendre de quoi je parle : 4h avec des allemands, à parler en allemand, et à être comparé à des allemands….

Mon allemand n’est pas encore au top. Le plus frustrant, c’est que cela m’empêche d’être moi même. Je crois qu’une (bonne) partie de ma personnalité est de faire … hum … j’allais dire « des traits d’esprit » mais ça fait trop arrogant. Disons « des rebondissements sur les propos des autres » (c’est assez maladroitement dît pour ne pas trop me mettre en valeur…). Et bien là : niet! Pire, je ne comprends pas tout, ce qui doit tout me donner sauf un air intelligent. Et autant face à mes collocs’, quand je suis perdu, je peux faire une blague avec mon meilleur ami dictionnaire, autant face à un consultant j’ai du mal à convaincre.

 

C’est un des bonheurs de ma formation européenne : tout remettre en cause, toujours. Avec 4 stages cherchés en 3 ans, je suis le champion du monde du CV et de l’entretien (dans le sens où je sais comment ça se passe et où je n’ai pas d’appréhension particulière). Mais au UK, il m’a fallu rédiger en anglais mon CV et affronter des interviewers dans la langue de Shakespeare. Allemagne : rebelote! Me revoilà à traduire mon CV dans la langue de Tokyo Hotel Goethe. Je dois aussi me préparer à ne pas tout comprendre au cours d’entretiens…

 

Oui mais voilà, les allemands n’auront pas l’Alsace et la Lorraine BCG et Bain. Je travaille beaucoup mon allemand comme je vous le prouverai dans un prochain billet. Bientôt je pourrai à nouveau être moi-même. J’ai de l’ambition ET de l’abnégation.

J’ai toujours pensé que le choix était le pire des luxes (fraise tagada ou banane? Calvin ou Hobbes? Mer ou montagne?). Et bien le fait de tout remettre tout le temps en question se situe juste derrière.

Ich versuche … (j’ai bon?)

Cela veut dire « j’essaie » en allemand, selon mon dictionnaire, qui après tout vaut bien plus qu’une Bible. Est-ce qu’une bible vous aide à acheter un ticket de métro ou à chercher une collocation? Non! Bon! alors! « aide toi et le ciel t’aidera » peut-être (et encore, ça ne marche peut-être que pour les assureurs…) mais surtout « lis le dico et il t’aidera ». C’est quand même plus direct.

J’en reviens à cette question qui préoccupait tous mes interlocuteurs récemment, y compris moi-même (j’adore parler avec moi. Je suis tout le temps d’accord et c’est souvent passionnant tout ce qu’on apprend, même si j’ai tendance à me couper la parole) : est-ce que je parle bien allemand ? 

Remise dans le contexte : 7 ans d’allemand collège et lycée, 2 ans en prépa, puis 1 an et demi d’Ersatz de cours (vous apprécierez au passage un des quelques mots allemands qui ont réussi à soudoyer le petit Robert). Mais, en fait, jamais allé en Allemagne, des profs (souvent) défaillants, et, il faut l’avouer une motivation pas toujours au top. Immanquablement, mon niveau en arrivant était « bien mais pas top ». Voire médiocre.

Alors « ich versuche ». Finalement, appeler en allemand, c’est comme s’élancer du haut d’un grand trapèze ou appeler quelqu’un pour un stage, la première fois ça fait peur mais en fait ce n’est rien. « Ich versuche » donc, et ça marche (on dirait une pub…). Je suis frappé du syndrome du « gars-mauvais-en-allemand-mais-qui-connaît-le-fonctionnement-de-la-langue ». L’expérience anglaise aidant, je parle autant que possible, et mon niveau s’améliore de jour en jour. Les réflexes reviennent ou se créent rapidement. J’assimile vite, et maintenant je n’ai plus (trop) peur.

J’avoue faire encore des visites d’appartements en anglais, mais je n’hésite pas à changer en allemand quand je me sens à l’aise sur le sujet.

Et pour devancer la prochaine question : non je ne me soucie pas des attentats (cf. actualité). J’ai fait Londres après Juillet 2005 et Paris avec un risque important. Stresser ne changera rien. Il me reste mon dico, mais je dois bien avouer qu’il ne me sert pas à grand chose ici. Pas plus que la Bible?

PS : Un grand bonjour à cette Allemande si gentille qui parlait doucement et allait jusqu’à me corriger pour m’aider (et qui ne lira jamais ce blog sic…).

Je vous laisse avec une autre qui devrait travailler son allemand (on appréciera au passage la délectation de mon journaliste de JT préféré)…

Un peu de travail

Allez, j’essaie de rassembler mes souvenirs pour vous décrire comment les anglais travaillent.

Pour ce qui est des horaires, rien n’a changé, à 17h, c ‘est la fin de la journée!

Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette habitude de venir en baskets au travail. A l’approche de la station à laquelle je descends, je me retrouve nez à nez dans le métro avec des cadres plus où moins dynamiques selon l’âge, habillés très classe… mais pas jusqu’au bout des pieds. Leurs chaussures blanches Reebook contrastent avec leurs costumes noirs ou gris de chez Calvin Klein… Ca marche aussi avec les femmes, sans doute à cause des talons.

Le tout est assez marrant. J’ai quelqu’un au travail qui a avoué posséder 5 paires de chaussures sous son bureau. Pleine de perspicacité, elle en a conclu qu’elle devrait en rapporter une paire ou deux chez elle…

Les gens vont pas mal à des fitness centres. Entre midi et deux notamment. Il y a aussi les cadres VRAIMENT dynamiques qui courent le matin à 7h puisqu’ils n’ont pas le temps pendant le reste de la journée. C’est ça garder la forme… Enfin, comme le dirait si bien mon colloc breton préféré, la forme, oui, mais la forme de quoi???

La morale de tout ça? Je n’en vois qu’une: à la City, tu rentres avec tes baskets, en boîte non. On n’a pas les mêmes valeurs.

Internship

J’ai débuté mercredi mon stage pour 3 mois, voici les premières impressions:

La première surprise est liée aux horaires. L’été dernier, lors de mon stage précédant (en France), je faisais 40h par semaine et je pensais que c’était un minimum par rapport à Londres. Et bien pas du tout! Puisque je suis dans une boîte française , j’ai droit aux horaires français: 35h! Je n’ai jamais été autant de gauche! A cela s’ajoute un salaire anglais (je n’ai jamais été autant de droite). J’obtiens un salaire horaire multiplié par trois par rapport à l’été dernier! Et aussi, je rentre tranquille entre 18h et 19h avec plus de boulot, décontraction totale.

Le lieu est vraiment génial! Z_1 On est en plein cliché puisque je travaille à la City (pas le magasin de vêtements comme certains ont pu le penser…). Je suis pas loin du London Stock Exchange, la bourse londonienne, et de l’église St Paul. Promis, je vous fournirai en photos!

L’immeuble est immense, je suis au 3ème étage. La moitié de l’espace est … sans mur! Je suis dans un immense (mais classe) open-space. C’est plutôt cool d’autant plus que l’atmosphère est bonne.

J’en viens à ce qui m’a le plus surpris: la décontraction et les relations entre les personnes. Déjà, pas de barrière du langage puisque le vouvoiement et le tutoiement n’existent pas en anglais. C’est You pour tout le monde. Ensuite les gens s’appellent par leurs prénoms. Pour ce qui est de l’habillement, c’est « casual« ! Tant que l’on ne rencontre pas de clients, on peut se passer du costume-cravatte à partir du moment où l’on reste bien habillé. Evidemment, le vendredi, c’est « casual Friday« , c’est à dire que l’on peut être un peu plus décontracté. J’ai croisé aujourd’hui quelqu’un avec une immonde chemise en jean ponctuée de fleurs rouges… Le mauvais goût anglais n’est pas un mythe!

En revanche, à midi, c’est chacun pour soi : la plupart des anglais mange … devant leurs écrans d’ordinateur, seuls. Par contre, à 17h, tout le monde part! SI j’ai oublié de dire quelque chose à mon chef à 17h05, c’est trop tard.

Toutes ces règles disparaissent lorsque l’on travaille dans les département plus liés à la finance et aux activités de la boîtes. Le bonheur est dans Internet, le marketing et les RH!

Voila, y en aura plus un peu plus tard.

Trick or treat!

Hier soir, c’était Halloween.

Je ne sais pas si cette tradition est spontanément aussi développée qu’aux US ou si ce sont les services marketing qui, comme en France, lui ont fait de la place.

J’en profite pour étaler ma culture, ou plutot réécrire ce que j’ai lu sur Halloween. Ce nom est une abréviation d’all hallow even, la « veille de la fête de la Toussaint ». (source vivement recommandée: blog des correcteurs du Monde, Langue sauce piquante)

Ils font tellement la fête la veille qu’ils ne la font plus le lendemain. Résultat: pas de jour férié. L’arnaque totale! En plus la soirée n’a pas été agitée comme nous l’avions prévu. Certes nous n’avions pas mis de pumpkins (citrouilles) défigurées, mais personne n’a sonné à notre porte! Nous avions prévu des bonbons… ils sont pour nous (comme le disait le célèbre scientifique: rien ne se perd, tout se mange!)!

Le reste de la semaine est tout vu: boulot boulot boulot (on ne choisit pas son arbre…). A Londres il pleut de l’eau mais aussi des « teamworks« , des projets. Il y en a tout le temps, on y passe notre vie. Notre promo est divisée en 2 et nous n’avons pas les mêmes cours (chaque partie suivra les cours de l’autre lors du second semestre). Rien à voir au niveau de la comparaison. Mon année risque d’être plus calme d’ici avril. Mais en attendant…

Coup de gueule contre le magazine Closer

Arnaud Puyfontaine: il s’agit de notre « cher » parrain de promo ESCP-EAP. Il est aussi accessoirement PDG d’EMAP, un des premiers groupes français de presse, détenant notamment Télé 7 jours, Télé Z, Auto Moto, Santé magazine etc…

Il s’agit d’un ancien diplômé exemplaire de notre école: jeune cadre dynamique ayant grimpé rapidement les échelons sans oublier d’où il venait : notre école. Nous l’avons vu une fois en début d’année dernière: il était venu contribuer au discours « d’auto-congratulation »: « félicitations, vous êtes beaux, vous êtes dans la meilleure école, je suis le meilleur, je ne l’aurais jamais été sans cette magnifique école bla bla bla… »

Lors de cette conférence, il a commencé en affirmant espérer qu’il ferait de nous des lecteurs assidus de FHM et Biba. C’était gentil. Puis il nous a dit que son groupe a raté le tournant des programmes TV sur 2 semaines mais qu’il préparait la riposte.

3 mois plus tard est sorti CLOSER. Tiré à 460 000 ex, ce magazine est constitué de 3 parties: Programme TV, People et Vécu.  C’est cette dernière dont il faut parler: elle regroupe des articles sur des choses « extraordinaires » qui arrivent à des gens lambda et surtout bêtas comme vous et moi). Je n’ai jamais ouvert ce magazine mais la couverture m’a suffit: sur la bande du haut, on peut lire le titre des articles. Voici ce que j’ai recensé tout au long de l’été:
– J’ai 19 ans et je suis ménopausée
– on m’a donné un pourboire de 100 000 €
– dur dur d’être comme Beckham!
– Mon iPod m’a sauvé la vie
– mon mari a été accusé de pédophilie
– J’ai eu un bébé à 66 ans
– mon grand amour fait 1m50

Sur le dernier magazine, on peut apprendre comme une personne a posé nue avec 1493 personnes. Ouaou!

Quelle fierté d’avoir un parrain de promo qui vit de torchons comme celui-ci ! En plus il n’a rien inventé : Closer a été lancé a Londres et le contenu Français copie celui d’une autre publication anglaise du groupe Emap. Il n’a eu qu’à adapter ce « savoir faire » à la France. Je ne comprends pas comment on peut être fier (car il l’était quand il nous disait qu’il préparait la riposte aux programmes TV 2 semaines) d’un tel magazine. Sa réponse est surement basée sur un horrible concept du marketing: ce magazine répond à un besoin. Quel horreur.

M. de Puyfontaine: sachez qu’on pourrait bien se passer de parrains de promo comme vous…


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