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“L’open-space m’a tuer” … m’a tuer (partie 2)

carrière

Je continue mes « pensées » au sujet de « l’open-space m’a tuer », ce livre que beaucoup ont lu et adoré.

J’ai expliqué ici pourquoi ce livre m’a gêné. Je le trouve trop caricatural ne faisant pas vraiment avancer le schmilblick.

Je ne suis pas convaincu que l’open-space, symbole du conseil et de l’audit, et peut-être même plus généralement des métiers « dans un bureau avec des dossiers », soit parfait. J’avancerais néanmoins qu’il y a d’autres problèmes expliquant le peu de motivation des personnes à aller travailler le matin en se levant.

Le point qui me semble être le plus essentiel est le manque d’information. Au moment ou un lycéen se décide pour son avenir quelle est la part des métiers (ou même des domaines) qu’il connaît vraiment ? Celle-ci est tout à fait restreinte. Ceci peut encore passer pour normal, mais cela devient inquiétant de voir qu’un jeune diplômé souffre du même défaut de connaissances.

Je vais recentrer mon exemple aux écoles de commerce, mais je pense qu’il est généralisable aux études de commerce, de gestion ou de management en général. Il me semble que les étudiants ignorent l’existence-même de beaucoup trop de métiers qui pourraient les intéresser. Les témoignages montrent souvent que les choix se font sur une opportunité (« j’ai vu cette offre ») ou une réputation (« c’est bien payé »).

Face à ce problème, tout le monde peut-être blâmé : les écoles et les facs sont très mauvaises pour vraiment expliquer les métiers qui s’offrent aux élèves. Les entreprises, elles, donner des descriptions vagues, en s’appliquant à cache le quotidien derrière des mots qui laissent rêveur (travail d’équipe, international, progression, salaire etc.)

Mais j’ai aussi envie de montrer du doigt les élèves eux-mêmes. Prenons le cas du livre : les auteurs expliquent qu’ils ont fait des études de sciences politiques et sont allés dans le conseil, « parce que cela faisait bien ». Un exemple dans le livre est celui d’un étudiant étant intéressé par le développement en Amérique Latine. Il choisit de faire du conseil en système d’information.

A mon sens, il est tout à fait étonnant de se lancer dans une voie sans avoir cherché à comprendre en quoi le métier consistait et quels peuvent être ses défauts. Tomber sur le bon métier et surtout dans l’entreprise qui nous correspond le plus ne relève alors plus de la chance, mais de la démarche.

Il existe bel et bien un choix, certes plus restreint en période de crise, et c’est une erreur (une faute ?) de ne pas en tenir compte.

Le second point est l’aspect politique qui nuit énormément à la fois à la productivité et à l’épanouissement des personnes. Mes expériences à l’étranger me laissent penser que ceci est plus prononcé en France que dans d’autres pays. Dans des milieux où le nombre noie l’individu, ce dernier doit chercher à exister par tous les moyens. Or il est connu que la communication est plus efficace que le travail lui-même. La politique mène à l’image et à la compétition (malsaine) entre les gens. D’où effectivement une surveillance dans l’open-space et l’impossibilité « de partir avant ses chefs parce que c’est mal vu ». L’open-space lui-même n’y est pour rien. C’est l’ambiance que l’on y crée qui nuit. Et je peux témoigner, la dimension politique n’est pas omniprésente, il subside des entreprises on l’on cherche avant tout à travailler.

On ne peut pas connaître tous les métiers. Et il faut réussir à exister dans son entreprise. Mais cela n’empêche pas qu’il existe une démarche constructive permettant d’éviter de nombreux écueils. Les exemples dans « l’Open Space m’a tuer » sont tellement caricaturaux que la majorité d’entre eux pourraient être évités avec davantage d’anticipation dans son parcours personnel et un effort (surtout au plus au niveau) pour gommer l’aspect politique.

Mais ceci n’est pas assez facile et glamour pour être mentionné dans le livre …

PS : comme je l’ai déjà dit, ceci ne s’applique pas vraiment en période de crise où, évidemment le choix est restreint. Mais dans ce cas, la source du problème est évidente.

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Travail d’équipe

Hier mon boss m’a demandé d’imiter le cochon, alors qu’il venait de faire le chien et qu’une collègue avait fait le chat. Du fait de mon hésitation, c’est mon collègue qui s’y est collé spontanément. Finalement, j’ai imité le poisson.

J’aime bien mon travail 🙂

PS: après cette petite séance d’improvisation, j’avais très envie de leur faire partager ça :

Travailler en Allemagne : premières impressions

Baby Foot (Kicker) en Allemagne

Dejà deux semaines de stage. Encore une et ma période d’essaie est terminée. Encore 10 et mon stage est terminé.

J’ai fait l’effort de me demander ce qui m’a marqué pendant ces deux semaines. Un point inattendu m’est venu directement à l’esprit, alors que je voulais comparer ces deux semaines d’expérience avec celles mes précédents stages en France : les gens ne se plaignent pas. Jamais. Est-ce là une caractéristique bien française ? J’aurais envie de dire oui, mais je vais essayer d’approfondir cette hypothèses lors de ces prochains jours.

Je sais que je n’ai pas un échantillon représentatif. Je sais que je suis arrivé à Bonn en même temps que l’été (on a tendance à nous confondre…). Mais tous mes collègues travaillent, parfois travaillent dur, et sont heureux. Pas de déjeuner à médire un manager ou un collègue. Pas de pause à se plaindre du rythme. Si cela me marque, c’est qu’il doit bien y avoir un fond de vérité non ? Ce n’était pas toujours le cas en France, mais cela pouvait revenir souvent.

Je vous rassure, on discute de la pluie et du beau temps, et j’y contribue largement, en attendant de mieux connaître mes collègues, qui sont très sympathiques. Je me suis retrouvé dans une équipe internationale : nous sommes 5 membres, et autant de nationalités ! Dans ces cas là, on à envie de dire à ceux qui ne veulent pas de l’anglais comme langue internationale : « get lost » (variante de vas jouer dans le mixer).

D’autres impressions en vrac :

– accrochez vous bien : la pause café n’existe pas ! Ce grand moment de socialisation en France, n’a pas vraiment lieu. On se croise plutôt qu’on se retrouve. Les gens arrivent donc à 9h et ils commencent à travailler à 9h05 (pour toi qui dénué de toute expérience professionelle : sâche qu’en France, on arrive à 9h15 et on commence à travailler un peu avant 10h. C’est comme ça, ça ne s’explique pas).

– pire, la pause déjeuner dure moins d’une heure. Un plat avec dessert en option, et tout est bon.

– les allemands ne font-ils que travailler ? Bien sûr que non. Dieu merci, il reste le KICKER ! Il s’agit du baby-foot. Certains parleront d’une exception. Détrompez-vous, l’Allemagne est le pays du Kicker. il y en avait un dans ma colloc à Berlin, mes voisins à Bonn y jouent, et le niveau au boulot est plutôt bon.

Bref, en Allemagne, on travaille de manière continue et intense, même si on se permet quelques pauses. Je travaille bien, je retrouve les joies de l’open-space, et je progresse au baby foot. Que demander de plus ?

Bonn aventure

Deutsche Post World Net

Une petite mise à jour pour les plus fans, suivie d’un peu d’Allemagne :

Mon mémoire est fini, enfin (ceux qui ont demandé une copie la recevront bientôt). Je suis content de l’avoir rendu, mais je ne suis par ravi par le contenu. Me voilà arrivé à Bonn pour 3 mois de stage. Je tairai le nom de mon employeur afin de pouvoir parler de la culture allemande au travail sans prendre de risques.

Bonn est une ville pleine de charme. Quelques statistiques pour ceux qui aiment les chiffres :
– plus de 300 000 habitants
– 4 quartiers : Bad Godesberg, Beuel, Bonn, Hardtberg
– 1 fleuve : le Rhin
– 141,22 km² de superficie

Précision géographique : Bonn se situe à 35Km de Cologne, soit dans l’ouest allemand, au même niveau que Bruxelles.

Bonn est réputé pour être une ville d’étudiants. On notera que Marx et Nietsche ont fait partie d’entre eux et que le Pape Benoît XVI a été enseignant. Mais la personne la plus populaire – juste devant Beethoven, né à Bonn – est bien sûr le nounours Haribo ! C’est en effet ici qu’a été fondée l’entreprise préférée des enfants et des dentistes. Pour la petite anecdote, Haribo est la contraction de « Hans Riegel Bonn », les deux premiers noms étant les fondateurs.

La ville a sorti les grands moyens pour célébrer mon arrivée avec Rhein In Flammen que l’on traduira par Rhin en flammes. Rien à voir avec une néphrite (une blague pour toi si tu cliques sur le lien). Il s’agit d’un week-end de fête à Bonn, avec un grand feux d’artifices au bord du Rhin. J’avoue que c’était pas mal.

J’ai parlé de charme : Bonn est une ville plutôt petite et très aérée. L’architecture est assez sympathique et il y a beaucoup d’espaces verts et d’arbres. Mention spéciale à Breite Strasse qui possède des cerisiers en fleurs. En outre, le Rhin offre des promenades au bord de l’eau qui sont très prisées. Donc l’achat d’un vélo est déjà à l’étude pour profiter au mieux de mon séjour.

Pour finir : vous ne couperez pas à 3 mois de jeux de mots avec Bonn (cf. le titre). 

Comment dit-on « je ne suis pas moi-même » en allemand?

money-time-copie-1.jpgC’est le Money Time. En anglais, ce terme désigne les dernières minutes des rencontres sportives, moment au cours duquel tout se joue, et donc où il faut être au top.
Et bien on y est. Nos CV doivent être en ligne ce dimanche en allemand et / ou en anglais pour les recruteurs. Je cherche un stage aka « l’ultime rempart avant mon premier emploi »
A vrai dire, nous cherchons un stage. Et c’est pour cela que c’est le Money Time : 150 étudiants au coude à coude, prêts à s’entretuer (mais non je n’exagère pas. Je ne parle même pas des dizaines d’autres promos environnantes…). 

 

C’est le Money Time. Il a commencé ce soir lors d’un cours de cuisine informel avec un cabinet de conseil en stratégie «  (ça tombe bien, c’est ce que je cherche!)classé « top bien mondial. Nous voilà donc 15 heureux sélectionnés, ici pour nous renseigner et, bien sûr « networker« .

 

C’est le Money Time, et c’est la merde. Ceux qui auront vu que ce billet est classé dans « l’allemand, la langue » vont enfin comprendre de quoi je parle : 4h avec des allemands, à parler en allemand, et à être comparé à des allemands….

Mon allemand n’est pas encore au top. Le plus frustrant, c’est que cela m’empêche d’être moi même. Je crois qu’une (bonne) partie de ma personnalité est de faire … hum … j’allais dire « des traits d’esprit » mais ça fait trop arrogant. Disons « des rebondissements sur les propos des autres » (c’est assez maladroitement dît pour ne pas trop me mettre en valeur…). Et bien là : niet! Pire, je ne comprends pas tout, ce qui doit tout me donner sauf un air intelligent. Et autant face à mes collocs’, quand je suis perdu, je peux faire une blague avec mon meilleur ami dictionnaire, autant face à un consultant j’ai du mal à convaincre.

 

C’est un des bonheurs de ma formation européenne : tout remettre en cause, toujours. Avec 4 stages cherchés en 3 ans, je suis le champion du monde du CV et de l’entretien (dans le sens où je sais comment ça se passe et où je n’ai pas d’appréhension particulière). Mais au UK, il m’a fallu rédiger en anglais mon CV et affronter des interviewers dans la langue de Shakespeare. Allemagne : rebelote! Me revoilà à traduire mon CV dans la langue de Tokyo Hotel Goethe. Je dois aussi me préparer à ne pas tout comprendre au cours d’entretiens…

 

Oui mais voilà, les allemands n’auront pas l’Alsace et la Lorraine BCG et Bain. Je travaille beaucoup mon allemand comme je vous le prouverai dans un prochain billet. Bientôt je pourrai à nouveau être moi-même. J’ai de l’ambition ET de l’abnégation.

J’ai toujours pensé que le choix était le pire des luxes (fraise tagada ou banane? Calvin ou Hobbes? Mer ou montagne?). Et bien le fait de tout remettre tout le temps en question se situe juste derrière.

Un peu de travail

Allez, j’essaie de rassembler mes souvenirs pour vous décrire comment les anglais travaillent.

Pour ce qui est des horaires, rien n’a changé, à 17h, c ‘est la fin de la journée!

Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette habitude de venir en baskets au travail. A l’approche de la station à laquelle je descends, je me retrouve nez à nez dans le métro avec des cadres plus où moins dynamiques selon l’âge, habillés très classe… mais pas jusqu’au bout des pieds. Leurs chaussures blanches Reebook contrastent avec leurs costumes noirs ou gris de chez Calvin Klein… Ca marche aussi avec les femmes, sans doute à cause des talons.

Le tout est assez marrant. J’ai quelqu’un au travail qui a avoué posséder 5 paires de chaussures sous son bureau. Pleine de perspicacité, elle en a conclu qu’elle devrait en rapporter une paire ou deux chez elle…

Les gens vont pas mal à des fitness centres. Entre midi et deux notamment. Il y a aussi les cadres VRAIMENT dynamiques qui courent le matin à 7h puisqu’ils n’ont pas le temps pendant le reste de la journée. C’est ça garder la forme… Enfin, comme le dirait si bien mon colloc breton préféré, la forme, oui, mais la forme de quoi???

La morale de tout ça? Je n’en vois qu’une: à la City, tu rentres avec tes baskets, en boîte non. On n’a pas les mêmes valeurs.

Internship

J’ai débuté mercredi mon stage pour 3 mois, voici les premières impressions:

La première surprise est liée aux horaires. L’été dernier, lors de mon stage précédant (en France), je faisais 40h par semaine et je pensais que c’était un minimum par rapport à Londres. Et bien pas du tout! Puisque je suis dans une boîte française , j’ai droit aux horaires français: 35h! Je n’ai jamais été autant de gauche! A cela s’ajoute un salaire anglais (je n’ai jamais été autant de droite). J’obtiens un salaire horaire multiplié par trois par rapport à l’été dernier! Et aussi, je rentre tranquille entre 18h et 19h avec plus de boulot, décontraction totale.

Le lieu est vraiment génial! Z_1 On est en plein cliché puisque je travaille à la City (pas le magasin de vêtements comme certains ont pu le penser…). Je suis pas loin du London Stock Exchange, la bourse londonienne, et de l’église St Paul. Promis, je vous fournirai en photos!

L’immeuble est immense, je suis au 3ème étage. La moitié de l’espace est … sans mur! Je suis dans un immense (mais classe) open-space. C’est plutôt cool d’autant plus que l’atmosphère est bonne.

J’en viens à ce qui m’a le plus surpris: la décontraction et les relations entre les personnes. Déjà, pas de barrière du langage puisque le vouvoiement et le tutoiement n’existent pas en anglais. C’est You pour tout le monde. Ensuite les gens s’appellent par leurs prénoms. Pour ce qui est de l’habillement, c’est « casual« ! Tant que l’on ne rencontre pas de clients, on peut se passer du costume-cravatte à partir du moment où l’on reste bien habillé. Evidemment, le vendredi, c’est « casual Friday« , c’est à dire que l’on peut être un peu plus décontracté. J’ai croisé aujourd’hui quelqu’un avec une immonde chemise en jean ponctuée de fleurs rouges… Le mauvais goût anglais n’est pas un mythe!

En revanche, à midi, c’est chacun pour soi : la plupart des anglais mange … devant leurs écrans d’ordinateur, seuls. Par contre, à 17h, tout le monde part! SI j’ai oublié de dire quelque chose à mon chef à 17h05, c’est trop tard.

Toutes ces règles disparaissent lorsque l’on travaille dans les département plus liés à la finance et aux activités de la boîtes. Le bonheur est dans Internet, le marketing et les RH!

Voila, y en aura plus un peu plus tard.


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