Archive for the 'Non classé' Category

Interlude

En attendant (d’ici peu) un nouveau billet, sur Hanovre / Brême notamment, et pour m’excuser de cette longue absence, voici une petite vidéo « fait maison ».

Ça vaut ce que ca vaut, certes. Mais au moins, c’est coloré :

« L’open-space m’a tuer » … m’a tuer (partie 1)

 

L'open Space m'a tuer

J’ai satisfait ma curiosité en lisant « l’open-space m’a tuer« , ce livre qui m’a apporté quelques visiteurs égarés. Pour rappel, un open-space est, comme son nom l’indique en anglais, un espace ouvert, c’est à dire un lieu de travail décloisonné, où tout le monde est dans la même pièce. Cela s’oppose aux bureaux individuels.

Dans ce livre, deux consultants ont rassemblé des témoignages pour soutenir que sous une ambiance faussement décontractée (tout le monde dans le même bateau, tutoiement général, grande liberté etc.) se cache une organisation qui ronge le cadre (« qui n’encadre que lui-même ») jusqu’à la moëlle. Par exemple, l’open space est le moyen de faire de la surveillance collective. Toutes les belles promesses se transforment en grandes désillusions. 

A force d’en entendre parler, j’ai donc lu ce livre. J’en ai beaucoup parlé avec des amis.

Ok je comprends. C’est caricatural mais ca sert à attirer l’attention sur certaines dérives intolérables : la pression sournoise et constante, les heures passées à faire des tâches inintéressantes, le manque de reconnaissance etc.

Il n’empêche que ce livre a suscité une grande irritation en moi. A force de caricaturer, il devient un cliché lui-même. Il dévie autant que les pratiques qu’il cherche à dénoncer. Voici ce qui m’est venu à l’esprit :

Expérience personnelle : lors des 5 stages que j’ai pu faire dans des environnements comparables, je n’ai JAMAIS ressenti tout ça. Pas de stagiaire exploité. Pas d’ambiance sournoise. Je ne dis rien de mes boss parce que l’un d’entre eux serait trop flatté en lisant ces quelques lignes :-). Je n’ai pas senti de surveillance généralisée. D’ailleurs, dans les environnements où l’on pouvait travailler beaucoup, les personnes étaient invitées à partir tôt lors de période creuses. Oui j’ai eu un stage où personne ne bronchait avant 21h, ce qui ne donnait pas envie de partir. Mais je savais que ce poste nécessiterait beaucoup de travail, et on m’incitait à partir tôt régulièrement.

Milieux ciblés : le livre veut se pencher sur les pratiques modernes de travail, et donc avoir un point de vue large. Sauf que tous les exemples sortent d’agences de pub, d’agences media, et de cabinets en conseil en informatique. Je pense personnellement que les arguments sont particulièrement vrais dans ces univers. De là à tous les généraliser à d’autres secteurs, je ne sais pas.

Inexorabilité : la système tel que décrit semble être un rouleau compresseur auquel personne n’échappe. Sans même vouloir dire que l’on peut choisir un autre métier, il me semble que, même dans les métiers du conseil et de la pub, on peut trouver chaussure à son pied, c’est à dire une entreprise « normale ». Les salariés peuvent même peser dans la balance. Lorsque les cabinets de stratégie ont compris que tous leurs cadres partaient au bout de 2-3 ans, ils ont lancé des programmes d’année sabbatique ou de travail solidaire pendant quelques mois. Je ne dis pas que tout est beau. Je dis juste qu’il existe des solutions

Niveau de pénibilité : j’ai aussi eu une pensée pour tous ces métiers nettement plus fastidieux. Une caissière se voit imposée ses horaires. Elle aura 20 minutes de pause dans la journée. Les personnes à la chaîne peuvent rester debout pendant des heures, à reproduire sans cesse les mêmes gestes. Je ne dis pas qu’il faut se taire parce qu’il y a pire ailleurs. Mais quand on fait de l’audit et qu’on gagne 40 000 euros annuels, et bien on peut accepter de faire des tâches fastidieuses la première année.

Durée : tout est décrit comme une spirale sans fin. Or je pense que les univers qui sont décrits ici (conseil, audit, pub) ont pour point commun d’être des accélérateurs de carrière. Avec tout ce que cela implique : beaucoup de travail, débuts pénibles, stress etc. Mais il y a des aspects plus positifs : apprentissage et progression rapides, et surtout, postes intéressants à la sortie. Celui qui veut devenir Directeur Financier peut éviter l’audit, et commencer contrôleur de gestion. C’est juste un autre chemin. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas payé pareil, et que c’est plus long. Il n’y a pas de solution meilleure. Juste des choix.

L’impression finale que j’ai eue est que les auteurs, diplômés de Science-Po après de beaux parcours internationaux, se sont retrouvés dans le conseil parce que ça faisait bien, séduits par les sirènes des ressources humaines. Mais j’ai juste une question : ces personnes se sont-elles renseignées VRAIMENT sur ce qui les attendaient ? J’en doute, et je suppose que la chute était d’autant plus difficile.

Je ne défends pas particulièrement l’open-space et les milieux décrits dans le livre. Par contre je n’aime pas ce dernier, car selon moi, il passe à côté des vrais problèmes. J’essaierai de les décrire dans un prochain billet.

Prélude

Je prépare un looooong article. J’essaie de mettre les formes et surtout, de le rendre compréhensible. Tout ça en 25mn chaque soir. Bref. En attendant, je vous propose une statistique du Journal Du Net au sujet de mon précédent billet sur les données des utlisateurs. Non Nathalie, tu n’es pas seule : 90 % des internautes sont inquiets pour leurs données personnelles.

Personnellement (je donne mon avis, c’est mon blog quand même ;)), je ne me sens pas plus en danger qu’avant. Suis-je trop naïf ?

L’avenir de ce blog

J’ai fait ce blog pour 3 raisons :

– étudiant à l’étranger, je voulais en parler pour tenir mes proches au courant, et me forcer à me poser des questions sur ces expériences

– limité en orthographe et en grammaire, je me suis dit que cet exercice pourrait m’aider

– grand bavard, je prends un vrai plaisir à m’emballer sur certains sujets

 

Aujourd’hui je suis de retour à Paris. Un peu moins exotique à raconter. Et je travaille. Encore moins exotique. Parfois confidentiel même. Sans parler du manque de temps.

Niveau français, c’est nettement mieux. Il me reste encore quelques efforts bien sûr 🙂

Et je suis toujours un grand bavard.

La question de l’avenir de ce blog est légitime. Mais je ne veux pas qu’il meure. Je pense qu’un billet par semaine est compatible avec mon emploi du temps et mon envie. Et je parlerai de ce qui me passionne (Internet, Media, Sport, Marketing) ou de ce qui me plaît à Paris.

Donc à la semaine prochaine !

Les soldes : effet d’annonce et réglementation

 soldes

Lu sur une vitrine en cette période de soldes :

« Tout à 10 euros »  et en plus petit « et plus ». Quand les obligations réglementaires limitent les effets d’annonce …

Les soldes sont-ils une raison pour dire n’importe quoi ou défier les lois des mathématiques ?

Cf. cet ancien billet sur le BHV.

Le devenir d’un blog parmi d’autres

J’ai été un peu absent ces derniers temps. Etrangement j’ai eu beaucoup de temps, mais j’ai d’autres choses à gérer.

Bref, pas pour me plaindre, mais surtout pour faire un constat. Cela tombe aussi à un moment où ce qui m’avait poussé à lancer ce blog n’existe plus : mes études sont finies. Finis le Royaume-Uni et l’Allemagne. Bonjour la vie professionnelle.

Mais il me reste les autres motivations qui sont apparues pendant que je rédigeais les billets : partager et échanger des opinions. Accessoirement, améliorer mon orthographe et ma prose (je pense que ça marche).

Donc je continue. Mais j’ai besoin de reprendre un rythme.

Et tout de suite : du marketing rose.

Road Trip américain (3) : Los Angeles

Musée Getty

Je n’ai pas écrit les épisodes de ma série « road-trip » dans l’ordre. Un petit flash-back avec nos premiers jours à Los Angeles.

Los Angeles est une ville comme je n’en avais jamais vues, dans le sens où il n’existe pas un centre-ville servant de centre de gravité, autour duquel se développe la ville. Los Angeles « Downtown » (traduction de « centre-ville » ) est même assez décevant puisqu’il s’agit d’abord du quartier d’affaires. On y trouve bien El Pueblo (Olvera Street), rue aux couleurs mexicaines mais le tout est très touristique et superficiel. On se consolera avec la mairie. Après être monté au 26ème étage admirer les portraits des maires de la ville, on peut grimper encore un étage pour une vue imprenable.

Il n’empêche que nous avons beaucoup apprécié ces 3 jours et pas seulement pour l’immense plaisir de retrouver (rencontrer) les personnes que je connaissais déjà. Tout d’abord parce que Los Angeles est une somme d’endroits à visiter (le touriste planifiant son voyage notera qu’une voiture est indispensable). Je vous passe Hollywood, qui, comme The Cranberries le disent si bien, « is not what I understood« . La rue célèbre pour ses étoiles incrustées sur le pavé n’est pas très reluisante. Alors que l’on se prépare au strass et aux paillettes, on trouve une atmosphère un peu mitigée. Cela fait longtemps que les stars se sont réfugiées dans les hauteurs. Que reste-t-il ? La Peninsula, avec une très belle vue sur la mer. Santa Monica et son fantastique Getty Museum. Il faut apprécier la vue sur la région, puis l’architecture (magnifique !) et enfin accessoirement une collection batie avec 1,3Mrd $ et possédant notamment les Iris de Van Gogh. La plage, avec des airs d’Alerte à Malibu, est aussi magnifique. Il nous reste les studios Universal pour notre fin de séjour.

Le second élément que nous avons apprécié est … la plongée dans la culture américaine. Notre premier déjeuner fut à « Hot N’ Tot » (amis allemands, bons jeux de mots !), un restaurant typique américain : sièges élevés au comptoir, serveuse avec une visière et un tablier venant vous reservir en café, et omelettes et pancakes dans vos assiettes. Nous avons poussé le plaisir en allant à Costco, le supermarché taille « américaine » : à la base, on s’y rend pour acheter en gros. Mais les particuliers y vont pour acheter en grandes quantités à des prix imbattables. Un pot de moutarde de 1Kg, un carton de Snickers ou une boîte de 36 piles. Vous pouvez y faire vos courses pour 1 mois. Déambuler dans les allées, qui sont semblables à celles d’un entrepôt est une expérience unique. Ces petites sorties nous ont permis de quitter le côté « touriste » pour mieux (re)découvrir la culture américaine.

Le road-trip commence bien 🙂

Tous les articles sur ce road trip américain sont ici


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