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Ha(no)vre de paix ?

Ce week-end, c’était moment nostalgie : retour en Allemagne avec 3 jours à Hanovre.

1h20 d’avion suffisent de Paris pour retomber dans tous mes bons souvenirs. Me voilà donc à 9h30, marchant à pas rapides dans l’aéroport pour rejoindre le métro. Au bout de 2 minutes, j’ai eu droit à deux symboles comme pour mieux me rappeler ce que pouvait être l’Allemagne.

Disons que j’ai eu le choix entre soeur Emmanuelle et Emmanuelle (tout court)… A ma gauche se trouvait une chapelle. Dans un aéroport, ce n’est pas fréquent, surtout quand il n’est pas immense.  En Allemagne, où la religion est plus présente qu’en France, c’est moins étonnant. Et quasiment en face de cette chappelle : Beate Uhse. Je vous le donne directement le temps que les pervers pensent « ça me dit quelque chose, mais quoi ?« .

Beate Uhse est, comme le dit sobrement Wikipedia, « une pilote et une femme d’affaires allemande« . Elle fut la seule et unique pilote cascadeuse à la fin des années 30 et au début des années 40. Mais surtout, c’est elle qui a créé la société « Beate Uhse AG  » qui est la plus grande entreprise allemande de produits érotiques. A ceux qui s’étonneront de ces deux passions, je répondrai qu’elle avait un postionnement clair : s’envoyer en l’air !

Beate Uhse est donc une chaîne de sex-shop difficiles à éviter en Allemagne, tant ils sont mis en valeur dans de nombreuses villes, jusque dans les aéroports ! Pas étonnant après ça que les allemands soient moins pudiques que nous… Les connaisseurs (sic) français ont peut-être déjà également visité un sex-shop de ce nom dans l’hexagone (je suis allé voir le site français; je fais mon travail de blogueur !).

Dans un prochain billet, je parlerai de Hanovre pour de vrai (et même de Brême en bonus) et vous raconterai pourquoi la visite de cette ville est recommandée !

Jeux de société en Allemagne : phénomène de société

Carcassonne, un jeu culte en Allemagne

Carcassonne, un jeu culte en Allemagne

Un article de The Economist (ça sert à ça les vacances 🙂 m’a permis de me replonger en Allemagne :

Je ne savais pas si c’était un hasard, mais dans mes deux collocations (à Berlin et à Bonn), on était fan de jeux de société. J’avoue que je ne m’en plaignais pas. Cela faisait des années que je n’y avais pas joué, mais ça ne m’avait pas fait perdre mon goût pour cette activité pour autant. Alors chouette, je me suis bien amusé.

Selon l’article de la référence mondiale, Allemagne est le pays des jeux de société. Je cite : « l’Allemagne est aux jeux de plateau ce que la Belgique est au chocolat« . En même temps, on aurait pu le deviner en regardant le nom d’un des plus gros fournisseurs dans ce domaine, que seul un germanophile saura prononcer sans baver : Ravensburger. Cette entreprise tente d’expliquer ce goût allemand immodéré pour ce type de jeu par un autre goût non moins immodéré pour les règles (voir article ici). D’autres y voient des racines prolétariennes, les jeux de société représentant un passe-temps peu coûteux.

On apprendra aussi dans l’article de « The Economist » que la mode européenne est aux jeux compliqués et stratégiques, tandis que les Etats-Unis préfèrent les classiques comme le Monopoly. Pour calmer vos ardeurs nationalistes et olympiques, sachez que la France a la médaille d’argent, derrière les allemands (vous suivez ou quoi ?) et devant les hollandais. Il est sympathique d’apprendre que les italiens sont loins, car ils restent peu chez eux.

Et saurez-vous trouvez LE jeu que chaque foyer allemand possède ? Il se prénomme Carcassonne ! J’aime autant vous dire que lorsque mon colloc a appris mon ignorance quant à l’existence de ce jeu, il était scié. Son passage à Carcassonne lors de vacances, fut comme un pélerinage pour lui. Vous imaginez sa déception lorsqu’il a constaté que personne n’y jouait dans les rues.

Je suis pour les jeux de société. Selon moi, ils favorisent un moment social et ce, bien plus qu’un cinéma, une console de jeux, ou un bar avec un fond sonore infernal. Bref, ils portent bien leur nom 🙂

Pour finir et pour ceux que cet article a motivé pour dépoussiérer sa bonne Bonne Paye, je suggère LE jeu ultime, bon compromis entre la stratégie et un nombre décent d’heures de jeu : IMPERIAL. replongez vous dans les joies de la première guerre mondiale, en attendant la troisième qui, « si tout va bien et si le temps le permet », aura lieu d’ici la fin de l’année.

Sauras-tu (oui toi, public chéri) retrouver la référence cachée dans la fin de la phrase précédente ?

Bonn Idée de séjour

Bonn

Après un billet mémorable sur la Kölsch (j’aime beaucoup ce que je fais), je vous propose de parler de Bonn. Pour saisir un peu ce que peut-être cette ville, il faut comprendre son surnom, et donc se plonger brièvement dans l’allemand : le mot « capitale » en allemand est formé à partir de « Stadt » (la ville) et « haupt » (principal). Cela donne : « Hauptstadt » (avec une majuscule, comme tous les noms en allemand). Ensuite, le mot village se dit « Dorf », comme dans « Dusseldorf », ou « meunier, tu dorf ? ». C’est ainsi que le surnom de Bonn naît (jeu de mots…) : « Hauptdorf ».

La raison est simple : cette ville a été la capitale allemande lorsque l’Allemagne était divisée par le mur de la honte. Or, elle ne compte que 300 000 habitants, soit un peu plus que Nantes. Pour comparaison, Cologne, qui se trouve juste à coté, en possède 1 million. On saluera ici le magnifique lobbying de Konrad Adenauer, ancien maire de Cologne et Chancellier de la RFA au moment du choix de la capitale.

Mais on comprendra surtout que Bonn possède à la fois le charme de ces petites villes ainsi que ces activités et monuments propres aux capitales. Concrètement, cela donne une ville très aérée, où tout est accessible à vélo, et qui a été boostée par son statut de grande ville. Si on ajoute à cela sa position au bord du Rhin, on comprend qu’il est très agréable de se promener dans Bonn, de profiter de sa nature, de visiter son centre-ville mais aussi ses musées. Et lorsque la ville semble trop petite et que l’on a envie de plus d’agitation, on peut se rendre à Cologne en quelques encablures seulement.

Je trouve donc Bonn très jolie et la qualité de vie très bonne. Personnellement, j’ai quand même toujours un faible pour Berlin, plus hétérogène, underground et bordélique à mon goût (voir l’article ici). Mais Bonn était peut-être la meilleure des consolations après Berlin.

Bref, pour toi voyageur voulant te rendre en Allemagne, Bonn est une très bonne destination, d’autant plus qu’elle se trouve près de Cologne, ville intéressante et complémentaire.

Kölsch: la bière des gens malins !

Le énième come back après une trop longue absence. Mais je ne suis qu’un semi-geek, et profiter de l’Allemagne entre un stage et une recherche de boulot passe devant tenir à jour mon blog. D’ailleurs si je ne fais que mon blog, je n’ai plus rien à dire. Bref, je vais donc revenir sur ce charmant pays lors des prochains billets, afin de laisser une trace d’un débile (c’est comme ça qu’on dit ?) de cette riche expérience.
Et puisque l’on est dans la riche expérience, je vais parler de bière. C’est l’occasion d’évoquer un peu les clichés. Public adoré, j’ai consciencieusement essayé les spécialités régionales juste pour toi, et je peux t’affirmer que la bière allemande est effectivement incomparablement meilleure que la française. Ceci nous amène à la bière phare de la région : la Kölsch (prononcer « keulch »). J’invite les non-spécialistes de la bière à rester car la suite du billet se veut vulgaire (dans le bon sens du terme, bordel !); d’ailleurs je suis loin d’être d’être spécialiste.

Commençons par le nom : Kölsch provient de « Köln » qui signifie « Cologne » en allemand. On comprendra donc qu’il s’agit de la bière de cette ville à 1/2h de train de Bonn.

Nous continuons avec le goût : elle a tout d’une Pils, sauf qu’elle est bonne. 🙂

Puis le mode de consommation, parce que c’est le plus intéressant : dans ce pays où la pinte (0,5l) est l’unité de mesure, vous consommerez principalement la Kölsch dans des verres de 0,2l. « Sacrilège ! » me direz-vous ! Je vous répondrai : « l’important n’est pas la taille du verre mais la quantité engloutie à la fin de la soirée ». A Cologne, on est malin, on a bien compris que la fin d’une pinte est toujours chaude et donc moins gouteuse. D’où l’excellente idée de remplir régulièrement son verre. Malin ! Et j’entends déjà les paresseux crier à l’inefficacité du système, en raison de commandes répétées de bières (je te sens très critique, mais c’est pour ça que je t’aime, public adoré). Et bien non, l’allemand est organisé : tout verre vide est automatiquement remplacé par un nouveau, afin d’assurer une consommation continue de bière fraîche. Elle est pas belle la vie ? Et pour arrêter le flux, il suffit de mettre son dessous de verre sur le verre.

J’ai découvert le système avec curiosité, et croyez moi que c’est très utile quand Sneijder marque le quatrième but hollandais contre les (papis) bleus !

Y’a comme un « turc » bizarre dehors

Berlin after the Turkish victory against Croatia

Le week-end dernier, c’était retour à Berlin le temps d’un « krasse » week-end (je cite mon ex-coloc).

Il s’avère que je suis arrivé au début du quart de finale Turquie-Croatie (Euro 2008). J’étais plutôt pour les croates, ce qui était assez osé, étant donné que mes anciens colocataires berlinois vivent dans un quartier à forte connotation turque. La Turquie a égalisé à la dernière minute des prolongations avant de l’emporter aux tirs au but. Cette équipe a quelque chose de magique, avec des joueurs méritant de s’appeler Sylvain ou David. Mes colocs, équipés de drapeaux du vainqueur, étaient ravis, et ont ainsi voulu aller dans la rue. Il m’a fallu 10mn pour comprendre l’énorme intérêt d’une telle expédition : l’appartement était sur la route entre le quartier turc et le lieu traditionnel de liesse populaire, Kurfurstendamm (Ku’damm, prononcé « Koudam » pour les intimes). Placés au bord de la route et agitant des drapeaux turcs, nous avons eu droit à un défilé en règle avec des centaines de voitures affichant fièrement les couleurs du pays. Les klaxons ont hurlé jusqu’à 2h du matin, et la presse parle de 200 000 turcs (!) ayant crié leur amour du football dans les rues.

Il me faut également mentionner la beauté du sport, avec dans ce cas là le mélange des cultures. Mes ex-colocs portaient à la fois les couleurs allemandes et turcs. Il faut évidemment rappeler que les turcs représentent la première minorité en Allemagne. Alors que la prochaine demie-finale est Allemagne-Turquie, nous n’avons pas eu droit à des remarques du type « on va vous battre », mais plutôt des marques de vive sympathie à l’égard de l’Allemagne : « je suis pour l’Allemagne et la Turquie » ; « nous sommes frères et sœurs » ; « vive l’Allemagne » etc. J’avoue que je ne m’y attendais pas forcément. C’était vraiment gratuit et donc touchant. C’est pour ça que j’aime le sport. Certes il y a parfois de la démesure et du n’importe quoi. Mais J’ai passé un très bon moment en voyant tous ces gens partager de la manière la plus simple un moment de bonheur. Et comme j’ai déjà pu le dire dans un autre billet, il est très amusant de constater que cela ne choque personne que la Turquie fasse le championnat d’Europe.

Je finirai en précisant qu’il s’agissait également d’une expérience étrange que d’assister à tant de joie sans pour autant la ressentir. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Raymond. Et à Estelle du coup.

 

ILS sont de retour

Reference to football

Ils sont là. Je les entends. Je le savais, mais la peur demeure. A peine sorti du travail, j’ai couru chez moi pour m’enfermer. Puis je me suis reclus dans un coin de ma chambre, en attendant que ça passe.

Ils sont revenus. Cela fait plusieurs fois qu’ils rôdent. Dimanche dernier ils ont envoyé leur minorité. Ils sont faciles à reconnaître. Ils se nourrissent de saucisses, font beaucoup de bruit et ont tous un drapeau noir-rouge-jaune sur leurs voitures.

Qui ça ? Les « allemands-fous-de-foot« . Soit tout un peuple. J’aime autant vous dire qu’ici en Allemagne, on vit le Championnat d’Europe. Ça se passionne. Ça klaxonne. Ça s’époumone. De ma chambre, je suis parfaitement l’évolution du score des matchs allemands.

L’engouement allemand est bien supérieur à celui de la France, et pas seulement parce que nous avons cette année une équipe de bras cassés. Les exemples sont nombreux : prenons Cologne par exemple, dont le retour en première division de l’équipe de la ville a donné lieu à une grande émulation. Vous pouvez même acheter votre T-Shirt « Cologne 2007-2008, montée en première division ». La photo de cet article illustre également la passion allemande. Sur une pub de Lucky Strike, une marque de cigarettes, un paquet (de 16) dit à une cigarette qui se trouve à côté : « désolé les anglais, 17, c’est un de trop ». Il s’agit là d’une référence au fait que les anglais ne fassent pas partie des 16 équipes qui se sont qualifiées pour l’Euro. Enfin, les émissions sur l’Euro durent des heures et des heures et décortiquent tout événement pouvant influencer les performances de l’équipe nationale.

L’Allemagne vit donc cet Euro à fond, avec les drapeaux qui fleurissent, les bars qui se remplissent, et les heures de bureau qui raccourcissent (mince, je suis d’humeur poétique aujourd’hui).

La victoire contre le Portugal a suscité beaucoup d’enthousiasme, avec des Allemands chantant jusque tard dans la nuit. Quelques jours plus tôt, la qualification des Turcs pour les quarts de final avait également été largement fêtée, puisqu’il s’agit de la première minorité en Allemagne.

Et voici la demie-finale Allemagne-Turquie qui se profile

Anec.com (jeu de mots en anglais)

Je travaille toujours. Beaucoup. Et le reste du temps, j’essaie de profiter de l’Allemagne en passant du temps avec mes collocs ou toute autre personne cool et parlant allemand (j’accepte les francophones de temps en temps). Ca réussit pas mal, mais du coup mon blog en pâtit.

Deux anecdotes qui m’ont bien faire rire récemment cependant :

Samedi, en rentrant d’une soirée, à 2h30 (c’était une bonne soirée !), j’ai vu un cycliste qui voulait traverser un passage pour piétons. Rien d’original jusque là, sauf le contexte : il voulait traverser une voie à sens unique, et pouvait voir à 100m qu’aucune voiture n’arrivait. Le feu pour piéton était rouge, et le cycliste était allemand. Il a donc attendu patiemment. Evidemment des centaines de cyclistes auraient traversé sans attendre, même en Allemagne. Mais cela me rappelle cette culture allemande : suivre les règles. Et j’aime bien ça.

Deuxième anecdote, cette phrase à laquelle à eu droit ma douce : Imaginez deux personnes s’étant souvent ignorées et qui rentrent en contact pour que la première aide la seconde à trouver un job. Au moment de se quitter, cela donne : « bon bah, on se croise sur Facebook alors« . Un grand moment je trouve. Je propose de lancer le concours de la phrase numérique qui tue. Ma contribution : « bon bah on se wizze sur MSN alors ». Facebook m’apparaît de plus en plus comme l’instrument du semblant (ce n’est pas un certain breton qui me fera changer d’avis). Cela n’empêche pas d’y avoir de vrais amis, mais cela peut mener à des situations assez aberrantes. Je vois déjà se dessiner les étapes pour la drague : on se rencontre, je t’ajoutes à Facebook. Si on trippe bien sur mon « wall », je t’ajoute à mon MSN, et on chatera en direct. Et si ça va dans le bon sens, on pourra s’envoyer des textos, et peut-être même s’appeler pour se parler pour de vrai. Mais bon il ne fait pas tirer des plans sur la comète…

J’ai sommeil. Mon crâne est vide. Mission accomplie.


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