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Entendu à Berlin : quand les étrangers parlent français

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« Ce qui me pose problème en français, c’est la succession de mots dans certaines phrases comme « est-ce qu’il y a ». Je connais chacun des mots mais j’ai du mal à saisir le sens global« . 

Le propre de chaque langue est d’être paradoxale, car ce ne sont pas forcément ceux qui savent la parler couramment qui connaissent le mieux son fonctionnement. En effet, la langue maternelle est par définition apprise assez spontanément, sans passer par les cases grammaire et syntaxe.

Ainsi, se sont souvent les étrangers qui peuvent expliquer une règle le plus rapidement. Leur perception de notre langue est aussi toujours intéressante. Ainsi, la citation ci-dessus est de ma colocataire, qui a fait 5 ans de français.
 
Elle souligne en effet cette tendance du français à nécessiter beaucoup de mots . La comparaison avec d’autres langues renforce cette impression. La traduction de mon CV en anglais prend 15% d’espace en moins. En outre, « est-ce qu’il y a » (ou « y a-t-il ») se traduit « Gibt es » et « Is there » respectivement en allemand et en anglais.

Venons-en à l’allemand justement. Cette langue a la mérite d’être très logique et assez expressive. Logique car, même si la grammaire peut-être dense, il y a peu d’exceptions. Expressive, car les allemands n’hésitent pas à créer des mots à partir d’autres. Ainsi, on m’a fait remarquer récemment que « Wörterbuch », le mot allemand pour « dictionnaire », contient Wörter (mots) et Buch (livre). Le Wörterbuch n’est donc rien d’autre que le « livre des mots ». Ceci explique au passage la longueur parfois impressionnante de certains mots, qui ne sont que la juxtaposition de plusieurs termes et qui, du coup, ne sont pas forcément difficiles à retenir.

Ex: Autobahngebühr (prononcer « aotobannegébure »)
– Auto = voiture
– Bahn = voie
– Gebuhr = taxe
– Autobahngebuhr = péage (Donc pour 3 mots connus, le 4ème offert!)
CQFD!

PS : la carte correspond à la connaissance de la langue française en Europe

L’heure du bac

Je remets une petite couche à l’approche des vacances.

Je commence tout de suite avec la philo puisque notre mot de vocabulaire va entraîner une discussion un peu longue.

Philo: cette semaine vous avez droit à un invité spécial. Il s’agit de Julien qui est dans mon groupe de travail. Sa citation montre qu’il aurait largement sa place dans notre colloc’. Nous avons eu droit à un « il neige partout en France sauf ici ». Cette phrase est assez sympa, elle montre le mélange que l’on fait progressivement entre France et Grande Bretagne. Les repères sont finalement flous: nous sommes avec beaucoup de français, dans une école qui se veut européenne mais qui garde une origine française marquée. Pour faire Paris-Londres, il suffit de prendre le train avec sa carte d’identité. On voit à peine la différence. Et quant à (comme bertrand) l’anglais, on finit par être à l’aise avec et à ne plus trop être  dérangé par le changement de langue. Donc quand il neige en France, on s’attend à ce qu’il en soit de même ici!

Anglais: le terme de la semaine est un nom : failure. Cela signifie erreur, échec. L’exemple le plus surprenant est celui-ci: tappez failure dans google on trouve ca: résultat. La première réponse est la biographie de Bush sur le site OFFICIEL de la maison blanche! (bah oui pcq y a des versions plus … hum… « chaudes » de ce site qui apparaissent quand vous entrez la mauvaise adresse). La question maintenant est: comment cela se fait-il??? Un élément de réponse est surement le 2nd résultat: le site de Michael Moore. Je fais une parenthèse technique sur le référencement dans les moteurs de recherche:

Le référencement est automatique, et gratuit. Ce sont les robots de Google qui viennent sur votre site, regardent ce qui se trouve dessus et gardent les mots qui le qualifient le mieux. Pour ce blog, on aurait: « Londres, étudiant, citation frigo, humou, beau, intelligent » (hé hé). Les robots se limitent à compter les mots. Puis lorsque vous lancez une recherche, google va vous proposer les sites les plus pertinents par rapport au mot clé. C’est le nombre de clics sur le lien qui va déterminer la position du site par rapport aux autres (d’une manière simplifiée, il y a d’autres facteurs qui entrent en jeu comme le nombre de liens qui mènent à ce site). Ainsi, la bio de Bush est le site le plus visité par les personnes qui ont lancé une recherche « failure »

J’imagine bien les milliers de fans de Michael Moore, avec la détermination qui caractérise les américains, cliquer régulièrement sur le lien pour le faire remonter dans les classements. Ils ont du y passer bcp de temps puisque la bio de Bush n’a rien à voir avec le mot failure, (on n’y retrouve jamais le mot! »).

Une autre explication serait que Google l’ait mis en première place mais ca serait un suicide économique pour cette entreprise californienne. Ca serait très très osé!


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