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80 ans et toutes ses dents?

Ce week end la reine a fêté ses 80 ans.

Vous m’excuserez, je n’ai pas trop cherché à couvrir cet événement. Néanmoins, vous serez surement heureux d’apprendre que les gens sont venus de très loin pour fêter ça. La ménagère de moins de 50 ans (et plus, finalement) était très contente.

Après 7 mois à Londres, il y a autre chose qui m’a marqué à propos de la famille royale: l’omniprésence de Diana.

Au delà de la marche dans Hyde Park qui lui est dédiée, elle est vraiment partout.

J’ai vu au moins 7-8 Unes sur les journaux qui lui étaient consacrées: à chaque fois, il s’agit de spéculations ou de révélations mystères sur sa triste mort. Cette femme représente un business incroyable, elle fait encore vendre. Donc les journaux en profitent. « Logique ». S’ajoutent à celà les expositions, les documentaires ou les témoignages.

Triste constat que de voir une femme que les gens n’arrivent pas à oublier, même 9 ans après sa mort, et dont certains exploitent le souvenir autant que possible et ce, à des fins financières…

Y’a Paques les jours fériés dans la vie!

J’ai vécu la période de Paques dans deux pays, à savoir l’Italie et l’Angleterre.

Je dois avouer qu’il est très intéressant de comparer un peu les traditions.

En Italie, Paques est synonyme de longues vacances puisque le pays est très croyant. Les gens en profitent pour se retrouver en familles.

Je vais me mettre les croyants à dos, mais en France, Paques est de manière générale plutôt synonyme de jour férié et de chocolat. Je repense avec grande nostalgie à ces moments d’allegresse ou je partais en quête d’oeufs préalablement cachés. Aujourd’hui, je pars plus sérieusement en quête de stages. Ce n’est pas le même sport, mais on ne va pas se plaindre.

Et Londres dans tout ça? Fidèle à elle-même. Il ne se passait rien de particulier. Mais vraiment rien! Certes, le lundi était férié, mais je n’ai pas vu la différence: à quelques exceptions près, tous les magasins étaient ouverts. Comme d’ordinaire, c’est à dire du lundi au dimanche.

Il s’agit là d’un détail qui m’a beaucoup marqué dans les pays saxons: le fait que les magasins soient ouverts tous les jours jusqu’à parfois très tard. HMV, l’équivalent de la FNAC, a un magasin dans le centre qui ne ferme pas avant 23H!

Et oui, les anglais travaillent. Plus que nous! Selon l’OCDE, ils ont travaillé en moyenne 1669 heures en 2004, contre 1441 heures chez les français. Rassurez-vous, je ne vais en arriver à tapper sur les 35h, mais cette différence est impressionante.

Quand on voit qu’après la France s’insurge lorsqu’on lui demande de travailler 7h de plus pendant le lundi de Pentecote par solidarité envers les papy boomers… Les anglais travaillent 250 h de plus par an, soit plus d’une heure par jour ouvré. Lors de mon stage, mon manager arrivait à 8h30 et travaillait jusqu’à 17h, avec une courte pause devant son ordinateur. Ca fait facile 8h par jour, et dérapait aisément vers 9h.

Au delà de la remise en cause des 35h, je trouve que cette différence tend à être largement oubliée et beaucoup de français oublient le privilège qu’ils ont. J’utilise le terme privilège, car selon moi, ce n’est pas un acquis. Il faut savoir remettre en cause ses privilèges, ne serait-ce temporairement, quand la situation va mal.

Exemple? Les syndicats allemands qui ont négocié dans de nombreuses entreprises un retour temporaire à 37h par semaine en échange de la garantie qu’il n’y aurait pas de licenciements ou de délocalisation. Aujourd’hui, les analystes sont clairs: l’Allemagne va mieux.

Je n’aurais pas la prétention d’affirmer connaître la solution aux (nombreux) problèmes français. Mais, lorsque je regarde ce qui se fait à l’étranger, il me semble juste que mes chers (si si!) compatriotes veulent à la fois le beurre et l’argent du beurre. Sans parler de la crémière…

A nous les petites anglaises!

Bon ça y est me voila de retour.

Stage fini, cours qui reprennent doucement (6 cours en 3 semaines…), d’autant que, je dois avouer que j’ai un peu seché. Enfin, ça ne m’a pas empêché d’apprendre des choses, à savoir que Bologne est magnifique, et que les pâtes italiennes sont les meilleurs du monde.

Mais je m’égare car je sens déjà votre impatience monter. Lorsque j’annone à un français que je suis à Londres, la réaction est du style « ah, les petites anglaises!« . Il s’agit là bien sûr de remarques polies où les gens utilisent un cliché qui permettent de décoller un petit peu du non moins traditionnel « bah il pleut tout le temps« .

Malgré tout, je me dois de lever le voile (enfin, je ne parlerai pas que des musulmanes) sur ce mystère. (NB: tout propos avancé dans cette note caricature la réalité et ne tient en aucun cas compte des exceptions. En outre, lors des descriptions, toute ressemblance avec une personne existante serait une fâcheuse coïncidence…)

Alors soyons clair: messieurs, n’hésitez pas à venir!

Je distinguerai 2 types d’anglaises et utiliserai pour cela l’âge: d’un côté, vous avez les moins de 20 ans (j’ai arrondi. En même temps, elles ont des formes TRES arrondies…). Il s’agit du coté obscur : elles sont moches! Elles n’ont aucun charme et ont des goûts vestimentaires pour le moins douteux, quelque soit le style: punk, branchée, simili-classe etc…

Le punk vire très vite dans le multi-couleurs-crade-rayé-dans-tous-les-sens tandis que le soi-disant classe tend vers le très-court-à-paillettes. Vulgaire… Le pire que j’ai vu était en soirée où une fille portait une sorte de gilet sans manches, style boule à facettes, et qui s’arrêtait 10 cm au dessus du nombril. Messieurs, ne bavez pas, elle portait un débardeur moche dessous.

Avouons également qu’elles ont souvent quelques rondeurs souvent magnifiquement mises en évidence par leur tenue et qu’elles se distinguent souvent par un gloussement caractéristique que l’on retrouve néanmoins chez leurs voisines françaises.

J’aime beaucoup être dans le centre-ville le samedi soir. C’est l’occasion de les croiser en mini-mini-mini-jupes et débardeurs alors qu’il fait 4°C, se dirigeant en toute hâte vers la boîte de nuit la plus proche.

« Mais pourquoi nous dit il de venir ?  » se demanderont alors ces messieurs. C’est là que j’en viens à la seconde catégorie de la population : les plus de vingt ans.

Les différences sont nombreuses. Sachez notamment que malgré leur don inné pour très mal s’habiller, les anglaises sont capables de s’améliorer et d’apprendre à se mettre en valeur dans des tenues charmantes tout en gardant un style british.

Elles laissent également tomber toutes les facéties de l’adolescente anglaise et gagnent ainsi en crédibilité.

Une fois que le regard de la personne est capté, elles donnent le coup de grâce en lâchant sous un air faussement naïf quelques mots dans un accent british dévastateur. Je mets qui que ce soit au défi de trouve un mot plus sexy que « Hellooooo » prononcé par une anglaise dotée d’une belle voix !

Je tiens à préciser que ces remarques, bien que subjectives, sont partagées par de nombreux français de tout âge.

Je reviens un peu à des choses plus sérieuses pour finir avec une petite contradiction et une grande leçon pour vous mesdames :

Il m’a semblé que les anglaises assument bien plus leur corps que leurs homologues françaises (qui tendent à me manquer finalement…) et ne cherchent pas à cacher leurs formes (le vulgaire en fin de compte provient plus souvent de la tenue que du physique). Bon ça ne marche pas à tous les coups, mais j’y vois là un grand mérite.

En revanche, j’ai appris par la BBC que la majorité des filles de 14 ans en Grande Bretagne souhaiteraient avoir recours à la chirurgie plastique. Je maintiens que ça ne les empêche pas de s’habiller de manière, euh, osée.

Je finirai cette (longue) note avec une conclusion certes peu profonde mais qui tend à être oubliée: en fin de compte, anglaises ou pas, les plus belles femmes sont celles qui s’assument le plus. Et à beauté équivalente, la différence ne se fait pas sur les kilos mais sur le charme.

Je vous laisse, je repars en quête de « Hellooooooo »

Vous connaissez pas Pete Doherty?!?!

Sérieux? C’est une blague?!? J’y crois pas!

En tout cas, vous ne pouvez pas vivre au Royaume Uni sans tout savoir sur l’idole des poubelles nationales (euh… journaux pardon).

En même temps vous ne ratez rien. A vrai dire je ne comprends pas trop pourquoi ils insistent sur lui. Sûrement parce qu’il cumule tout ce qu’adore les journalistes ici: le sexe, la drogue et les délits.

Pete Doherty est le chanteur du groupe « Baby Shambles » (j’ai du mal a le traduire, je dirais « les bébés bordéliques »). Il s’est fait connaître il y a 2-3 ans avec les Libertines, un groupe que je connais peu.

Mais son grand fait d’arme, c’est d’être l’ex de Kate Moss. Cette jolie performance a nourri les journaux bien évidemment. C’est parti pour les photos!

En plus, notre cher Pete est un petit merdeux: il aime bien qu’on parle de lui donc il ne rate pas une occasion pour se faire remarquer.

Autre qualité (je vous dis qu’il est médiatiquement parfait!), il est accroc à la drogue. Pauvre Pete. Pendant une semaine (véridique) je l’ai vu tous les jours dans les journaux qui relataient ses arrestations quotidienes en possession de drogue. Il a eu droit à un procès en fin compte. Le juge a décidé de lui laisser une chance… Pete a sauté sur l’occasion et a affirmé à la sortie des tribunaux: « promis, demain, j’arrête« .

Mais ce que j’ai préféré dans tous cette petite histoire est le scandale Kate Moss. Imaginez-vous, cette top-modèle, (donc cet être parfait: la perfection de son crops ne peut bien sûr qu’entrainer celle de son esprit ) a été photographié en train de se droguer! Quand c’est Pete, c’est marrant, mais quand c’est Kate , on rit jaune parce que quand même! Surtout que Kate, elle, se nourrit de contrats publicitaires. Evidemment ca n’a pas raté, elle s’est faite larguée par son sponsor.

Tout le monde était donc choqué! Mais juste un petit truc qui me passe par l’esprit: FAUT-IL ETRE SURPRIS DE VOIR QUE LA COPINE D’UN CAME JUSQU’A LA MOELLE SE DROGUE?!?!? Je ne suis pas Sherlock Holmes, mais quand même!

Voila, donc en fin de compte, Pete et Kate sont tous les jours dans les journaux qui nous décrivent leurs petits exploits. Je m’arrête aux photos (les plus moches étant soigneusement sélectionnées…). Ils n’ont vraiment que ça à faire dans ce pays. Hum, moi aussi en fin de compte…

Du son!

On reste dans les clichés anglais avec cette fois la musique.

La créativité musicale au Royaume Uni n’a rien avoir avec celle de notre pauvre France.
Il aura fallu mettre en prison le chanteur de Noir Désir pour voir qu’il n’y avait pas grand chose niveau rock à part Eiffel ou Dyonisos. Je prends l’exemple du rock mais le reste n’est pas mieux.

Camille_fil_2   Il existe encore de bonnes surprises comme l’excellente Camille. J’ai découvert avec plaisirs ses récompenses lors des victoires de la musique (album revelation et artiste révélation sur scène de l’année). Je profite de mon séjour à Londres pour… aller la voir en mai dans une petite salle de jazz réputée (ingénieusement dénommée le « jazz café« … ). J’ai vu aussi que Louise Attaque a été récompensé pour leur très bel album.

N’empêche, la musique francaise est très pauvre à mon goût et Camille et Louise Attaque sont de rares exceptions.

Rien à voir donc avec ici. Je ne sais pas comment ils font, mais les anglais sortent un énorme groupe par an minimum. Il y a donc eu Franz Ferdinand il y a 2 ans, cette fois c’est coup sur coup Bloc Party, Arctic Monkeys et Kaiser Chiefs. Ces trois groupes ont comme point commun un style très british, beaucoup d’énergie et beaucoup de fraicheur.

Articmonkeys_1 Je passe Bloc Party qui est moins récent et je commence avec les Arctic Monkeys. Ca me fait bizarre  de constater que des jeunes de 17 ans (l’age de mon petit frère …) soient capable de sortir un album dans lequel l’inspiration ne manque qu’au niveau de la pochette… Ils ont explosé tous les records de vente au premier jour. On avait plus vu ca depuis un certain groupe dénommé The Beatles.

Kaiser En plus « passe partout » (plus commercial, dans le bon sens du terme), il y a les Kaiser Chiefs. Ils ont tout raflé aux Grammy Awards (équivalent de nos Victoires de la musique, au notera au passage le prix de la meilleure révélation pour… les singes arctiques…). Ce groupe s’appuie beaucoup plus sur la voix du chanteur. Les chansons sont moins hachées et plus mélodieuses.

Honnêtement, je n’arrive pas a trancher entre les deux… alors je les écoute tout le temps! Il s’agit de très bons premiers albums. Certes, il va falloir passer au révélateur du second, mais d’ici là, j’en profite a fond, et je vous recommande d’en faire autant!

droite ou gauche?

L’Angleterre, c’est les pubs (« peubs », pas « publicité »), les gardes débiles et immobiles, les petites anglaises, le pudding mais aussi les voitures qui roulent a gauche. (je crois que je n’ai rien oublié)

J’avoue qu’il faut un peu de temps pour se faire à cette dernière caractéristique: au début, on ne sait jamais ou regarder avant de traverser, donc on regarde 8 fois a gauche et 8 a doite. 3 semaines après mon arrivée a Londres, j’ai passé un week end a Paris: résultat: pour le coup, j’étais vraiment paumé.

Aujourd’hui ce n’est plus un probleme du tout. je fais même du vélo. C’est vrai que je n’ai pas pris de rond-points mais il n’y en a pas beaucoup ici.

Je ne pense pas que les Anglais vont changer cette habitude. Ce serait une galère pas croyable.

En revanche, il est intéressant de voir le comportement des piétons: dans la rue, ils marchent sur la droite et doublent sur la gauche (donc comme en France si je ne m’abuse). J’ai une théorie qui vaut ce qu’elle vaut, à ce sujet. Londres est une ville très cosmopolite, donc il me semble que si les étrangers ne peuvent rouler à droite, ils marchent sur ce côté. Et donc tout le monde le fait.

J’oserais presque exagérer et conclure en disant qu’à l’image de leur gouvernement initialement de gauche et pragmatiquement de droite, les anglais sont à la fois à droite et de gauche et ne savent plus sur quel pied danser !

Vraiment, ce pays est bizarre… j’adore…

in London by night, 2 (la suite, pas le retour)

Désolé encore pour le retard. Voici la fin des photos de London by night.

J’ai fini ma petite marche à St Paul.
Cette cathédrale vaut vraiment le coup d’oeil! Plutot qu’un petit cours d’histoire, je vous propose des photos:

Night13

Night14_1 Night15 

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London Hilton (moins beau que Paris)

Hilton Blog inaccessible, désolé pour le retard. je vous avais rédigé une jolie note, et Internet me l’a mangée. Je vais essayer de vous la reproduire:

Grand amateur de journaux (on va finir par le savoir), je ne manque jamais l’occasion de vérifier par dessus l’épaule de mon voisin dans le métro la médiocrité des journaux anglais.

Je vous ai déjà parlé de Metro et de son « super » contenu. J’ai eu l’occasion récemment de tenir the Evening Standard dans les mains. Les métros sont en effet organisés de telle manière qu’il y a un espace entre le wagon et le siège, sur lequel les gens laissent leurs journaux. Ainsi tout le monde se sert, lit et fait tourner.

J’ai ainsi hérité de ce journal qui, comme son nom l’indique, est publié le soir et est vendu pour 90 centimes d’euros. A ce prix là, vous obtenez – la veille – l’information qui parait dans le Metro du lendemain (véridique! le nombre de titres repris est stupéfiant!).

Je vous passe les articles du type « Parents qui laissent leur fils brûler dans sa chambre » et « enfant mort dans la nuit d’une crise d’asthme après avoir fait du sport la journée ». J’en viens à un article qui a eu droit à la page 3 (emplacement traditionnellement glorieux dans un journal): des stuntmen (cascadeurs) ont sauté en parachute du Hilton. Ouaouh! L’article est un témoignage d’un passant qui passait par là (c’est souvent ce que font les passants : ils passent) et qui a pris en photo (floue) un des sauteurs en parachute. Le petit chanceux a dû au passage la vendre à un prix sympathique! Quoiqu’il en soit, on a droit à: « j’ai vu ça, je n’ai écouté que mon courage, j’ai pris mon appareil photo ».

A cette citation de Patrick Timsit succède une description des téméraires, et la ça devient marrant: le premier s’appelle Connery! Des choses comme ça ne s’inventent pas, d’autant que son prénom est Gary (avec un « o » à la place du « y », c’était parfait…).

L’article finit en mentionnant un autre téméraire dont la tentative lui fut fatale il y a quelques années. Ainsi, le pauvre Newton a, bien malgré-lui, redécouvert la gravité…

Un fait d’hiver inintéressant bien que tragique, une troisième page dans un journal, puis une note dans un blog. Il termine sur-médiatisé. Voilà le triste pouvoir des journaux.

Dieu merci, il reste « The Economist »

Un peu de travail

Allez, j’essaie de rassembler mes souvenirs pour vous décrire comment les anglais travaillent.

Pour ce qui est des horaires, rien n’a changé, à 17h, c ‘est la fin de la journée!

Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette habitude de venir en baskets au travail. A l’approche de la station à laquelle je descends, je me retrouve nez à nez dans le métro avec des cadres plus où moins dynamiques selon l’âge, habillés très classe… mais pas jusqu’au bout des pieds. Leurs chaussures blanches Reebook contrastent avec leurs costumes noirs ou gris de chez Calvin Klein… Ca marche aussi avec les femmes, sans doute à cause des talons.

Le tout est assez marrant. J’ai quelqu’un au travail qui a avoué posséder 5 paires de chaussures sous son bureau. Pleine de perspicacité, elle en a conclu qu’elle devrait en rapporter une paire ou deux chez elle…

Les gens vont pas mal à des fitness centres. Entre midi et deux notamment. Il y a aussi les cadres VRAIMENT dynamiques qui courent le matin à 7h puisqu’ils n’ont pas le temps pendant le reste de la journée. C’est ça garder la forme… Enfin, comme le dirait si bien mon colloc breton préféré, la forme, oui, mais la forme de quoi???

La morale de tout ça? Je n’en vois qu’une: à la City, tu rentres avec tes baskets, en boîte non. On n’a pas les mêmes valeurs.

le bus: un peu ca va, métro, ca va plus!

Je me fais une petite note sur les transports en commun londoniens:

Je commence avec un triste événement qui s’est déroulé en décembre. Le 9 décembre, en effet, le dernier bus traditionnel anglais (rouge, deux étages, datant des années 50) a été retiré de la circulation. Je suis assez content d’avoir eu l’occasion de le prendre à plusieurs reprises auparavant (ou au parapluie, ca dépend du temps). Donc désormais, il n’y a plus que ça:

Bus_1

(comme toujours, vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir).

Selon The Economist, LE magazine de référence, le maire a joué un bien sale tour à ses concitoyens. Il y a 4 ans, il  a affirmé que seul un « horrible crétin déshumanisé » (ghastly dehumanised moron) pourrait retirer les bus « old school » de la circulation. Cette fois, je cite The Economist: « c’est le crétin qui a ri le dernier… »

Les transports en commun, TFL (Transport For London), sont vraiment horribles. Ils cumulent tous les défauts:
– ils sont hors de prix: le tarif a augmenté de 1,5£ le trajet, soit 2,25€. un trajet, cela signifie prendre le bus une fois. En cas de changement, faut prendre un deuxième billet. Le prix a l’unité est élevé pour pousser les gens à s’abonner: mon abonnement métro zone 1-3 est à 79£, soit 120€ par mois!
– il y a toujours une c… dans le réseau (que l’on surnomme le « potage », du coup…). J’ai commencé par une grève annoncée longtemps à l’avance. C’était la plus belle gève de ma vie: la moitié des stations entre celle d’où je partais et celle où je descendais étaient fermées et il n’y avait personne dans les rames. En réalité, le plus à craindre, c’est la panne ou l’incident. Mercredi dernier, un sac a été abandonné dans une station de métro. Du coup, toute la ligne a été arretée. les bus sont pris d’assaut. Il faut patienter, feinter puis supporter les chauffeurs qui ne sont pas du tout conciliants dans ces situations. ils se prennent pour des petits rois. Insupportable…

Le réseau est dans un état pitoyable On m’a dit que la ville a investi il y a quelques années seulement, alors qu’il aurait fallu le faire dès les années 50…

Un bon point tout de même, la propreté. La différence est flagrante avec Paris et l’odeur horrible du métro. Ici, il n’y a pas de problèmes.

Je terminerai en commentant les recommandations qui m’ont été faîtes: « attention, ne prends pas trop le métro », « on sait jamais », « peut-être qu’il y aura encore des attentats ». Honnêtement, ca ne m’a quasi jamais traversé l’esprit. Certes il y a peut-être danger, mais pas plus qu’ailleurs…


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