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Road Trip américain (11) : pourquoi les américains sont obèses ?

Los Angeles

J’ai envie de répondre à cette question : pourquoi les américains sont gros, ou en surpoids ? Les chiffres sont peu éloquents. Je vous épargne une thèse à ce sujet, mais j’ai noté plusieurs faits culturels ou économiques, peut-être à la fois causes et conséquences, expliquant qu’en grandissant aux US, vous aurez du mal à rester maigre :

– Le Coca coûte moins cher que l’eau en bouteille ! Une des raisons est que l’eau est souvent importée (Evian est très présent sur le marché).
– Les fruits sont vraiment chers
– Dans tous les fast-foods et restaurants, vous avez droit à un « refill » (to refill : remplir à nouveau) des sodas que vous commandez. Cela signifie que vous si vous en commandez un, votre verre sera rempli à volonté dès qu’il sera vide. C’est marrant, mais dans la pratique, on finit par en boire plus que prévu.
– La concentration de fast-foods dans les villes est vraiment très impressionnante, et pas uniquement dans le centre. Il existe une dizaine de chaînes présentes dans tout le pays
– L’achat en grandes quantités est courant pour de nombreuses familles, avec le succès de Costco (j’en parle ici). Il s’agit d’un supermarché où tous les produits sont faits pour être vendus en gros. Pas de petits rayons, mais des allées immenses avec les produits superposés comme à Ikea. En achetant des pots de moutarde de 1kg ou un carton de Snickers, on est facilement amené à trop manger.

Il n’y a rien d’inévitable et de nombreuses personnes restent sveltes. Nous avons également vu beaucoup de sportifs courir le long des plages et dans les parcs. Mais le nombre de personnes en surpoids, et surtout de personnes avec un physique disproportionné (fesses énormes etc.) est impressionnant et inquiétant. Lorsque l’on observe les habitudes de consommation, on constate que l’environnement n’aide vraiment pas …

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Road Trip américain (1) : arrivée aux Etats-Unis

Le contexte : un vol Paris – Los Angeles avec changement à Détroit. C’est donc dans cette ville que nous avons eu notre premier contact américain.

Au début : pas de queue à l’immigration. Première phrase du policier : « welcome in the US ». Sympa. Mais ensuite :

– Pourquoi êtes-vous aux Etats-Unis ?
– (Qu’avez-vous à la voix?)
– Empreinte de l’index droit
– Empreinte de l’index gauche
– Photo
– Récupération des bagages parce que « les valises doivent être contrôlées dans la première ville américaine où vous entrez ».
– Passage à la douane option « agriculture » (il y a une autre option dont j’ai oublié le nom). Vous serez heureux d’apprendre que le fromage passe, pas le saucisson, ni la nourriture que l’on vous a donnée dans l’avion.
– Re-enregistrement des bagages
– Re-contrôle de sécurité avant de monter dans l’avion. Confiscation d’une bouteille d’eau achetée en Duty-Free. Vous serez heureux d’apprendre que l’on peut boire la bouteille avant de passer le portique de sécurité (détecteur de métaux) mais pas 2 mètres après. La loi est la loi. On notera aussi que mon jean sonne à Paris mais pas aux US.
– Nous voilà libre de déambuler devant les portes d’embarquement.

Bref, « welcome in the US »

Précisions :
– L’aéroport de Détroit, 11ème ville américaine la plus peuplée, est énorme.
– Parallèlement à toutes les précautions en matière de sécurité, on soulignera le fait, qu’à Los Angeles (L.A. pour les intimes), l’endroit où l’on récupère les bagages est accessible à tout le monde.

Dans un prochain billet, j’expliquerai pourquoi nos premiers jours aux Etats-Unis sont fort sympathiques.

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Y’a comme un « turc » bizarre dehors

Berlin after the Turkish victory against Croatia

Le week-end dernier, c’était retour à Berlin le temps d’un « krasse » week-end (je cite mon ex-coloc).

Il s’avère que je suis arrivé au début du quart de finale Turquie-Croatie (Euro 2008). J’étais plutôt pour les croates, ce qui était assez osé, étant donné que mes anciens colocataires berlinois vivent dans un quartier à forte connotation turque. La Turquie a égalisé à la dernière minute des prolongations avant de l’emporter aux tirs au but. Cette équipe a quelque chose de magique, avec des joueurs méritant de s’appeler Sylvain ou David. Mes colocs, équipés de drapeaux du vainqueur, étaient ravis, et ont ainsi voulu aller dans la rue. Il m’a fallu 10mn pour comprendre l’énorme intérêt d’une telle expédition : l’appartement était sur la route entre le quartier turc et le lieu traditionnel de liesse populaire, Kurfurstendamm (Ku’damm, prononcé « Koudam » pour les intimes). Placés au bord de la route et agitant des drapeaux turcs, nous avons eu droit à un défilé en règle avec des centaines de voitures affichant fièrement les couleurs du pays. Les klaxons ont hurlé jusqu’à 2h du matin, et la presse parle de 200 000 turcs (!) ayant crié leur amour du football dans les rues.

Il me faut également mentionner la beauté du sport, avec dans ce cas là le mélange des cultures. Mes ex-colocs portaient à la fois les couleurs allemandes et turcs. Il faut évidemment rappeler que les turcs représentent la première minorité en Allemagne. Alors que la prochaine demie-finale est Allemagne-Turquie, nous n’avons pas eu droit à des remarques du type « on va vous battre », mais plutôt des marques de vive sympathie à l’égard de l’Allemagne : « je suis pour l’Allemagne et la Turquie » ; « nous sommes frères et sœurs » ; « vive l’Allemagne » etc. J’avoue que je ne m’y attendais pas forcément. C’était vraiment gratuit et donc touchant. C’est pour ça que j’aime le sport. Certes il y a parfois de la démesure et du n’importe quoi. Mais J’ai passé un très bon moment en voyant tous ces gens partager de la manière la plus simple un moment de bonheur. Et comme j’ai déjà pu le dire dans un autre billet, il est très amusant de constater que cela ne choque personne que la Turquie fasse le championnat d’Europe.

Je finirai en précisant qu’il s’agissait également d’une expérience étrange que d’assister à tant de joie sans pour autant la ressentir. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Raymond. Et à Estelle du coup.

 

ILS sont de retour

Reference to football

Ils sont là. Je les entends. Je le savais, mais la peur demeure. A peine sorti du travail, j’ai couru chez moi pour m’enfermer. Puis je me suis reclus dans un coin de ma chambre, en attendant que ça passe.

Ils sont revenus. Cela fait plusieurs fois qu’ils rôdent. Dimanche dernier ils ont envoyé leur minorité. Ils sont faciles à reconnaître. Ils se nourrissent de saucisses, font beaucoup de bruit et ont tous un drapeau noir-rouge-jaune sur leurs voitures.

Qui ça ? Les « allemands-fous-de-foot« . Soit tout un peuple. J’aime autant vous dire qu’ici en Allemagne, on vit le Championnat d’Europe. Ça se passionne. Ça klaxonne. Ça s’époumone. De ma chambre, je suis parfaitement l’évolution du score des matchs allemands.

L’engouement allemand est bien supérieur à celui de la France, et pas seulement parce que nous avons cette année une équipe de bras cassés. Les exemples sont nombreux : prenons Cologne par exemple, dont le retour en première division de l’équipe de la ville a donné lieu à une grande émulation. Vous pouvez même acheter votre T-Shirt « Cologne 2007-2008, montée en première division ». La photo de cet article illustre également la passion allemande. Sur une pub de Lucky Strike, une marque de cigarettes, un paquet (de 16) dit à une cigarette qui se trouve à côté : « désolé les anglais, 17, c’est un de trop ». Il s’agit là d’une référence au fait que les anglais ne fassent pas partie des 16 équipes qui se sont qualifiées pour l’Euro. Enfin, les émissions sur l’Euro durent des heures et des heures et décortiquent tout événement pouvant influencer les performances de l’équipe nationale.

L’Allemagne vit donc cet Euro à fond, avec les drapeaux qui fleurissent, les bars qui se remplissent, et les heures de bureau qui raccourcissent (mince, je suis d’humeur poétique aujourd’hui).

La victoire contre le Portugal a suscité beaucoup d’enthousiasme, avec des Allemands chantant jusque tard dans la nuit. Quelques jours plus tôt, la qualification des Turcs pour les quarts de final avait également été largement fêtée, puisqu’il s’agit de la première minorité en Allemagne.

Et voici la demie-finale Allemagne-Turquie qui se profile

Anec.com (jeu de mots en anglais)

Je travaille toujours. Beaucoup. Et le reste du temps, j’essaie de profiter de l’Allemagne en passant du temps avec mes collocs ou toute autre personne cool et parlant allemand (j’accepte les francophones de temps en temps). Ca réussit pas mal, mais du coup mon blog en pâtit.

Deux anecdotes qui m’ont bien faire rire récemment cependant :

Samedi, en rentrant d’une soirée, à 2h30 (c’était une bonne soirée !), j’ai vu un cycliste qui voulait traverser un passage pour piétons. Rien d’original jusque là, sauf le contexte : il voulait traverser une voie à sens unique, et pouvait voir à 100m qu’aucune voiture n’arrivait. Le feu pour piéton était rouge, et le cycliste était allemand. Il a donc attendu patiemment. Evidemment des centaines de cyclistes auraient traversé sans attendre, même en Allemagne. Mais cela me rappelle cette culture allemande : suivre les règles. Et j’aime bien ça.

Deuxième anecdote, cette phrase à laquelle à eu droit ma douce : Imaginez deux personnes s’étant souvent ignorées et qui rentrent en contact pour que la première aide la seconde à trouver un job. Au moment de se quitter, cela donne : « bon bah, on se croise sur Facebook alors« . Un grand moment je trouve. Je propose de lancer le concours de la phrase numérique qui tue. Ma contribution : « bon bah on se wizze sur MSN alors ». Facebook m’apparaît de plus en plus comme l’instrument du semblant (ce n’est pas un certain breton qui me fera changer d’avis). Cela n’empêche pas d’y avoir de vrais amis, mais cela peut mener à des situations assez aberrantes. Je vois déjà se dessiner les étapes pour la drague : on se rencontre, je t’ajoutes à Facebook. Si on trippe bien sur mon « wall », je t’ajoute à mon MSN, et on chatera en direct. Et si ça va dans le bon sens, on pourra s’envoyer des textos, et peut-être même s’appeler pour se parler pour de vrai. Mais bon il ne fait pas tirer des plans sur la comète…

J’ai sommeil. Mon crâne est vide. Mission accomplie.

Travailler en Allemagne : premières impressions

Baby Foot (Kicker) en Allemagne

Dejà deux semaines de stage. Encore une et ma période d’essaie est terminée. Encore 10 et mon stage est terminé.

J’ai fait l’effort de me demander ce qui m’a marqué pendant ces deux semaines. Un point inattendu m’est venu directement à l’esprit, alors que je voulais comparer ces deux semaines d’expérience avec celles mes précédents stages en France : les gens ne se plaignent pas. Jamais. Est-ce là une caractéristique bien française ? J’aurais envie de dire oui, mais je vais essayer d’approfondir cette hypothèses lors de ces prochains jours.

Je sais que je n’ai pas un échantillon représentatif. Je sais que je suis arrivé à Bonn en même temps que l’été (on a tendance à nous confondre…). Mais tous mes collègues travaillent, parfois travaillent dur, et sont heureux. Pas de déjeuner à médire un manager ou un collègue. Pas de pause à se plaindre du rythme. Si cela me marque, c’est qu’il doit bien y avoir un fond de vérité non ? Ce n’était pas toujours le cas en France, mais cela pouvait revenir souvent.

Je vous rassure, on discute de la pluie et du beau temps, et j’y contribue largement, en attendant de mieux connaître mes collègues, qui sont très sympathiques. Je me suis retrouvé dans une équipe internationale : nous sommes 5 membres, et autant de nationalités ! Dans ces cas là, on à envie de dire à ceux qui ne veulent pas de l’anglais comme langue internationale : « get lost » (variante de vas jouer dans le mixer).

D’autres impressions en vrac :

– accrochez vous bien : la pause café n’existe pas ! Ce grand moment de socialisation en France, n’a pas vraiment lieu. On se croise plutôt qu’on se retrouve. Les gens arrivent donc à 9h et ils commencent à travailler à 9h05 (pour toi qui dénué de toute expérience professionelle : sâche qu’en France, on arrive à 9h15 et on commence à travailler un peu avant 10h. C’est comme ça, ça ne s’explique pas).

– pire, la pause déjeuner dure moins d’une heure. Un plat avec dessert en option, et tout est bon.

– les allemands ne font-ils que travailler ? Bien sûr que non. Dieu merci, il reste le KICKER ! Il s’agit du baby-foot. Certains parleront d’une exception. Détrompez-vous, l’Allemagne est le pays du Kicker. il y en avait un dans ma colloc à Berlin, mes voisins à Bonn y jouent, et le niveau au boulot est plutôt bon.

Bref, en Allemagne, on travaille de manière continue et intense, même si on se permet quelques pauses. Je travaille bien, je retrouve les joies de l’open-space, et je progresse au baby foot. Que demander de plus ?

Le comparatif qui tue : WC allemands contre WC français

wc-allemand

Je profite de l’heure tardive pour aborder un sujet … hum … dé(ca)calé sur l’Allemagne : les toilettes. Je vous rassure tout de suite, j’aime les blagues, mais pas trop celles qui concernent le « pipi-caca ».

Pourquoi un post sur ce sujet ? Parce que les toilettes allemandes sont différentes, tout comme la manière de les utiliser.

La plupart des pays dans lesquels je suis allé ont des WC identiques à ceux que l’on trouve en France. En Allemagne, en revanche, ils sont différents. Le trou est plus petit et se situe à l’avant de la cuve, tandis qu’une sorte de plateau est à mi-hauteur entre le siège et le fond des toilettes. Bref, regardez la photo ci-dessus pour comprendre ce qui peut se passer lors de « la grosse commission » : les WC allemands donnent la possibilité de contempler ses « oeuvres ». Quand on cherche à comprendre leur origine, on apprend ainsi que leur forme est justifiée puisqu’elle permet d’observer ses excréments et de vérifier que l’on n’est pas malade

Je suis tombé sur cet article qui explique très bien le sujet et liste des différences culturelles ( les allemands disent que les français ont peur de leurs excréments; ces derniers rétorquent que les allemands sont obsédés par le côté anal, etc.).

Mais la vraie différence culturelle est ailleurs selon moi . Il faut être un homme pour comprendre. Imaginez-vous uriner debout sur un plateau à 15 cm en dessous du siège. Cela peut-être un remake de l’arroseur arrosé. Mais ceci n’est absolument pas un problème en Allemagne puisque les allemands urinent assis. Oui, même les hommes.

Un allemand m’a donné un argument imparable : j’urine assis depuis que je dois laver moi-même mes toilettes. Mais le plus amusant réside bien dans la réaction des français : il s’agit d’un sacrilège. Beaucoup d’hommes trouvent ça très bizarre, voire inconcevable. On aurait même l’impression qu’il s’agit d’une question d’honneur.

Heureusement que je suis là pour évoquer ce tabou !  


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