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Travail d’équipe

Hier mon boss m’a demandé d’imiter le cochon, alors qu’il venait de faire le chien et qu’une collègue avait fait le chat. Du fait de mon hésitation, c’est mon collègue qui s’y est collé spontanément. Finalement, j’ai imité le poisson.

J’aime bien mon travail 🙂

PS: après cette petite séance d’improvisation, j’avais très envie de leur faire partager ça :

Bonn aventure

Deutsche Post World Net

Une petite mise à jour pour les plus fans, suivie d’un peu d’Allemagne :

Mon mémoire est fini, enfin (ceux qui ont demandé une copie la recevront bientôt). Je suis content de l’avoir rendu, mais je ne suis par ravi par le contenu. Me voilà arrivé à Bonn pour 3 mois de stage. Je tairai le nom de mon employeur afin de pouvoir parler de la culture allemande au travail sans prendre de risques.

Bonn est une ville pleine de charme. Quelques statistiques pour ceux qui aiment les chiffres :
– plus de 300 000 habitants
– 4 quartiers : Bad Godesberg, Beuel, Bonn, Hardtberg
– 1 fleuve : le Rhin
– 141,22 km² de superficie

Précision géographique : Bonn se situe à 35Km de Cologne, soit dans l’ouest allemand, au même niveau que Bruxelles.

Bonn est réputé pour être une ville d’étudiants. On notera que Marx et Nietsche ont fait partie d’entre eux et que le Pape Benoît XVI a été enseignant. Mais la personne la plus populaire – juste devant Beethoven, né à Bonn – est bien sûr le nounours Haribo ! C’est en effet ici qu’a été fondée l’entreprise préférée des enfants et des dentistes. Pour la petite anecdote, Haribo est la contraction de « Hans Riegel Bonn », les deux premiers noms étant les fondateurs.

La ville a sorti les grands moyens pour célébrer mon arrivée avec Rhein In Flammen que l’on traduira par Rhin en flammes. Rien à voir avec une néphrite (une blague pour toi si tu cliques sur le lien). Il s’agit d’un week-end de fête à Bonn, avec un grand feux d’artifices au bord du Rhin. J’avoue que c’était pas mal.

J’ai parlé de charme : Bonn est une ville plutôt petite et très aérée. L’architecture est assez sympathique et il y a beaucoup d’espaces verts et d’arbres. Mention spéciale à Breite Strasse qui possède des cerisiers en fleurs. En outre, le Rhin offre des promenades au bord de l’eau qui sont très prisées. Donc l’achat d’un vélo est déjà à l’étude pour profiter au mieux de mon séjour.

Pour finir : vous ne couperez pas à 3 mois de jeux de mots avec Bonn (cf. le titre). 

Entendu à Berlin : étudie, et je dis

Humboldt Universität

« Et tu en penses quoi de tes notes? »

Mes études sont terminées. Enfin j’espère. J’attends mes dernière notes. Je peux donc continuer à comparer les manières d’étudier entre la France et l’Allemagne. J’ai déjà parlé de l’approche très théorique lorsque l’on étudie en Allemagne (voir le billet ici).

Aujourd’hui, j’évoquerai les notes. Pour ceux qui ne savent pas, j’étudie dans un programme européen. Ma promo est constituée de 50% de français, de 40% d’allemands et 10% « d’autres ». Et bien on retrouve les différences entre les deux systèmes scolaires.

Les français sont entrés dans l’école via la « prépa » (classe préparatoire). 2 ans de préparation post-bac à des concours  d’entrée (plus ou moins communs) dans les écoles de commerce. C’est un classement qui décide de tout. La réussite et même la chance jouent un rôle important, mais statistiquement, ca fonctionne (je dis statistiquement car cela n’empêche pas qu’un bon élève rate une bonne école. En outre, le concours met forcément de coté de nombreuses qualités. Bref).

De l’autre côté, on trouve donc les allemands, qui sont entrés via un autre concours. Ils ont fait en général 3 ans de fac auparavant. Et c’est là que cela devient intéressant de comparer.

En France, le concours d’entrée dans les écoles de commerce est un label. Quand les entreprises recrutent, elles regardent le classement des écoles, et disent : « je recrute les élèves des n premières écoles« . On pourra grossir le trait en disant que le pire élève d’HEC aura des entretiens partout alors que le major d’une école moins bien classée aura plus de difficultés. Une fois de plus, statistiquement, ça marche, et au cas par cas, cela peut être injuste.

En Allemagne, tout est très différent. Il existe essentiellement des universités (pas de « grandes écoles »). Si certaines sont plus réputées, toutes sont considérées. Ce sont alors les notes individuelles qui comptent réellement. Les entreprises donnent une chance aux meilleurs élèves de chaque université. L’approche est selon moi meilleure, car plus juste. Le problème réside dans la pratique. Selon certains témoignages, les examens consistent souvent à apprendre par coeur et ne mesurent donc pas vraiment les compétences propres d’une personne.

Dans les faits, on obtient la citation qui ouvre ce billet. C’est mon collocataire allemand qui m’a posé cette question. J’ai été étonné d’entendre ça jusqu’à que je réalise. Souvent en France, les notes sont plus une histoire d’égo (ou peuvent compter dans les accords d’échange).

Toute ma promo a stressé pour le dernier partiel réputé très dur pour les français et facile pour les allemands (je vous invite à apprendre par coeur dans une langue étrangère…). Les français craignaient d’avoir un rattrapage, tandis que les allemands, craignaient d’avoir une mauvaise note, c’est à dire moins de 15/20… Comme quoi finalement, on s’y retrouve.

PS : pour ceux qui n’ont pas vu la référence dans le titre, c’est ici

PS2 photo : l’université de Humboldt

En allemand, travailler à temps son partiel = travail à temps plein

IBWLPour m’excuser de ces absences répétées, je vais vous parler de ce qui me tient éloigné de mon ordinateur : mes études.
Mon emploi du temps est fort sympathique: partiels avant les vacances, étude de cas pendant les vacances, et cours intensif pendant tout le mois janvier, ponctué par un nouveau partiel. Moi qui avais prévu de lever un peu le pied pour ma dernière année, c’est raté…
Ce n’est pas la première fois que j’ai du travail, mais deux caractéristiques des études allemandes rendent la situation actuelle plus ardue :
La méthode de travail. Elle se résume en 1 mot : « théorieparcoeur« . Les allemands sont fans de théorie. De gros livres, des auteurs, de beaux concepts, des références à ne plus savoir quoi en faire (je compte 200p. de références dans un livre de 1300p.). Et le tout par coeur évidemment. Non seulement il faut avoir compris, mais il faut surtout être capable de tout recracher le jour de l’examen. La compréhension, elle, est en option. Pendant mon partiel de « controlling » (ça a l’air tellement plus cool avec le nom en anglais…), j’ai été destabilisé en tombant sur une question où il fallait refléchir. J’ai mis deux bonnes minutes à retrouver la zone de mon cerveau qui y est consacrée… 

La langue : l’allemand! Lire des centaines de pages, c’est long. Les lire en allemand, c’est interminable. Mon livre de chevet du moment se trouve ici. Il fait 1300 pages. Comptez 15-17p. par heure, ou 10-12p. avec prise de notes… 

Ce qui est intéressant dans tout ça, c’est – une fois de plus – la comparaison avec d’autres pays. J’ai passé un an à Londres à faire des travaux de groupes (j’ai eu l’occasion de m’en plaindre ici, hé hé). Pour rappel : travaux de groupe = origine des blagues du type « c’est un allemand, un français et un italien… ». Bref, nous passions notre temps à lire les cas, les préparer et les présenter. A Paris, c’était plutôt à mi-chemin entre les méthodes anglaise et allemande. 

En conclusion : je suis occupé mais je ne me plains pas (Il paraît que le travail paie). C’est juste que je risque de m’absenter un peu.

PS : on contestera peut-être la qualité de ce billet, mais on appréciera au moins le lien ci-dessus vers Google Books, application proposant une version scannée de BEAUCOUP de livres, ce que l’on tend à oublier.

Travailler à temps (pour les) partiel(s)

Superbe semaine de partiels.
Beaucoup d’émotion, de plaisir, tout ça…
Donc je prolonge mon absence de quelques jours.
Courage! (Autopersuasion 🙂

Comment dit-on « je ne suis pas moi-même » en allemand?

money-time-copie-1.jpgC’est le Money Time. En anglais, ce terme désigne les dernières minutes des rencontres sportives, moment au cours duquel tout se joue, et donc où il faut être au top.
Et bien on y est. Nos CV doivent être en ligne ce dimanche en allemand et / ou en anglais pour les recruteurs. Je cherche un stage aka « l’ultime rempart avant mon premier emploi »
A vrai dire, nous cherchons un stage. Et c’est pour cela que c’est le Money Time : 150 étudiants au coude à coude, prêts à s’entretuer (mais non je n’exagère pas. Je ne parle même pas des dizaines d’autres promos environnantes…). 

 

C’est le Money Time. Il a commencé ce soir lors d’un cours de cuisine informel avec un cabinet de conseil en stratégie «  (ça tombe bien, c’est ce que je cherche!)classé « top bien mondial. Nous voilà donc 15 heureux sélectionnés, ici pour nous renseigner et, bien sûr « networker« .

 

C’est le Money Time, et c’est la merde. Ceux qui auront vu que ce billet est classé dans « l’allemand, la langue » vont enfin comprendre de quoi je parle : 4h avec des allemands, à parler en allemand, et à être comparé à des allemands….

Mon allemand n’est pas encore au top. Le plus frustrant, c’est que cela m’empêche d’être moi même. Je crois qu’une (bonne) partie de ma personnalité est de faire … hum … j’allais dire « des traits d’esprit » mais ça fait trop arrogant. Disons « des rebondissements sur les propos des autres » (c’est assez maladroitement dît pour ne pas trop me mettre en valeur…). Et bien là : niet! Pire, je ne comprends pas tout, ce qui doit tout me donner sauf un air intelligent. Et autant face à mes collocs’, quand je suis perdu, je peux faire une blague avec mon meilleur ami dictionnaire, autant face à un consultant j’ai du mal à convaincre.

 

C’est un des bonheurs de ma formation européenne : tout remettre en cause, toujours. Avec 4 stages cherchés en 3 ans, je suis le champion du monde du CV et de l’entretien (dans le sens où je sais comment ça se passe et où je n’ai pas d’appréhension particulière). Mais au UK, il m’a fallu rédiger en anglais mon CV et affronter des interviewers dans la langue de Shakespeare. Allemagne : rebelote! Me revoilà à traduire mon CV dans la langue de Tokyo Hotel Goethe. Je dois aussi me préparer à ne pas tout comprendre au cours d’entretiens…

 

Oui mais voilà, les allemands n’auront pas l’Alsace et la Lorraine BCG et Bain. Je travaille beaucoup mon allemand comme je vous le prouverai dans un prochain billet. Bientôt je pourrai à nouveau être moi-même. J’ai de l’ambition ET de l’abnégation.

J’ai toujours pensé que le choix était le pire des luxes (fraise tagada ou banane? Calvin ou Hobbes? Mer ou montagne?). Et bien le fait de tout remettre tout le temps en question se situe juste derrière.

Un peu de travail

Allez, j’essaie de rassembler mes souvenirs pour vous décrire comment les anglais travaillent.

Pour ce qui est des horaires, rien n’a changé, à 17h, c ‘est la fin de la journée!

Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette habitude de venir en baskets au travail. A l’approche de la station à laquelle je descends, je me retrouve nez à nez dans le métro avec des cadres plus où moins dynamiques selon l’âge, habillés très classe… mais pas jusqu’au bout des pieds. Leurs chaussures blanches Reebook contrastent avec leurs costumes noirs ou gris de chez Calvin Klein… Ca marche aussi avec les femmes, sans doute à cause des talons.

Le tout est assez marrant. J’ai quelqu’un au travail qui a avoué posséder 5 paires de chaussures sous son bureau. Pleine de perspicacité, elle en a conclu qu’elle devrait en rapporter une paire ou deux chez elle…

Les gens vont pas mal à des fitness centres. Entre midi et deux notamment. Il y a aussi les cadres VRAIMENT dynamiques qui courent le matin à 7h puisqu’ils n’ont pas le temps pendant le reste de la journée. C’est ça garder la forme… Enfin, comme le dirait si bien mon colloc breton préféré, la forme, oui, mais la forme de quoi???

La morale de tout ça? Je n’en vois qu’une: à la City, tu rentres avec tes baskets, en boîte non. On n’a pas les mêmes valeurs.


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