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Qui sont nos élus ? (Modeste) élément de réponse

Sénat

En attendant un article tout prêt sur « l’Open-Space m’a tuer« , non disponible pour des raisons techniques, je propose une parenthèse sur la politique.

Je suis tombé un peu par hasard sur une question posée au Sénat en novembre 2007. Je vous invite à lire 1mn le texte suivant :

M. Jean Louis Masson (NDLR : sénateur de Moselle) attire l’attention de Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le fait qu’en réponse à sa question écrite n° 2581 du 22 novembre 2007, elle lui a indiqué que dans le cas des conseils généraux et des conseils régionaux, les rapports examinés en séance peuvent être transmis aux élus uniquement par courrier électronique (…). Or, certains conseillers généraux ou régionaux ne disposent pas d’adresse électronique ou ne savent pas utiliser internet. La réponse susvisée est donc extrêmement préoccupante car elle revient à exclure de l’exercice réel d’un mandat de conseiller général ou de conseiller régional tout élu qui ne disposerait pas d’adresse mail ou qui ne connaîtrait pas la technologie sur internet.

Qu’apprend-on ici ?

– que, fin 2007, certains conseillers généraux ou régionaux, n’avaient pas d’adresses email, ou ne savaient même pas utiliser Internet

– que cela ne choque apparement pas du tout M. Jean Louis Masson

– que ce même Monsieur craint même que l’envoi de rapport par email exclue les élus

– qu’il pense que la solution face à cela est bel et bien d’envoyer les rapports sous format papier, plutôt qu’éduquer des personnes concernant un outil qui est aujourd’hui incontournable (même si certains irréductibles l’évitent visiblement tant bien que mal).

Je tiens à rappeler que le plan ‘France Numérique 2012«  vise notamment à « permettre à tous les Français d’accéder aux réseaux et aux services numériques » ainsi qu’à « accroître et diversifier les usages et les services numériques dans (…) les administrations » d’ici 2012. Visiblement, y’a du boulot.

Pour ceux qui se demandaient qui sont les élus qui dirigent notre beau pays, voilà un charmant élément de réponse.

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Donner c’est donner. Transmettre c’est voler ?

facebook-superpoke-vie-privee

 » Au secours ils s’attaquent à notre vie privée« . Les craintes envers Google (disclaimer : que j’adore) et Facebook (disclaimer : que j’adore pas forcément) sont nombreuses et touchent notamment ce que ces deux sites font de nos données personnelles. Vous en avez un exemple avec Nathalie dans une conversation ici.

Alors voici quelques commentaires concernant les données personnelles :

Il n’y a rien de nouveau : certaines sociétés se spécialisent dans la location de fichiers de données clients. France Telecom loue par exemple sa base. Vous obtenez des fichiers avec votre numéro de téléphone, votre adresse et bien sûr vos noms et prénoms. Pareil pour la Poste.

Cela existe déjà sur Internet : la plupart des sites qui ont un peu de trafic le font. Ils ne louent pas toutes les coordonnées, seulement celles des personnes dites « opt-in », c’est-à-dire qui ont coché à un moment une case du type « recevez toutes nos promotions ainsi que celles de nos partenaires ». Si vous la cochez une fois, vous voilà fichés. Pour information, des informations sur 1000 personnes ciblées coûtent environ 200€ à louer. Certains sites comme Kingolotto (jeux concours en ligne) n’ont d’autres buts que celui de recueillir des données opt-in.

Il existe des spécialistes : certains vont encore plus loin et agrègent les données. Ils agrègent des données à partir de plusieurs bases à la fois (ex : France Télécom, 3 Suisses, fnac.fr mais également des questionnaires envoyés à des foyers etc.). A l’arrivée, ces spécialistes de la donnée obtiennent d’énormes bases avec plusieurs millions de foyers. Ils peuvent avoir pour la même personne ses contacts, son profil, ses loisirs, ses intentions d’achat etc.

Une fois de plus, il s’agit de donnés que des personnes ont accepté de transmettre en cochant un jour une case, mais on ne réalise pas après à quel point elles peuvent être diffusées

Et Google et Facebook ?

Je ne crois pas que Google commercialise ses données d’utilisateurs. Il propose des publicités ciblées, en fonction du contenu de vos emails sur Gmail par exemple, mais ceci se fait directement et automatiquement : un algorithme définit les mots-clés du mail et leur associe une publicité. Google n’est pas au courant du contenu de vos mails. Personnellement, tant qu’il s’agit uniquement d’un algorithme, je m’en fous.

– le rêve de Facebook est effectivement de faire de la publicité en fonction de vos données personnelles. Elle a lancé un système pour cela. Le public a hurlé, et ils se sont rétractés. Ils y reviendront d’une manière ou d’une autre, mais pas sans le consentement du public. La preuve, le site est en guerre avec les utilisateurs concernant les termes légaux.

Il reste ainsi les arguments suivants :

– « oui mais personne ne sait s’ils ne vont pas revendre sous la table nos données ». Certes, mais pas plus que d’autres sites. Et même moins je dirais. Les données personnelles bénéficient d’une législation de plus en plus développée, et Google et Facebook sont forcément les sites les plus suivis, ne serait-ce par le public méfiant. Un site coté en bourse comme Google ne peut pas se permettre de prendre un tel risque.

– « oui mais on ne sait jamais, si un jour quelqu’un avec de mauvais attention comme des fascistes bénéficient de telles données ». Alors là, je mentionne la loi de Godwin, selon laquelle plus on parle d’Internet, plus la probabilité que le fascisme soit mentionné est proche de 1 (soit 100%). On est un peu dans la parano non ? La probabilité de se faire écraser par une voiture est sûrement plus élevée que celle d’un retour fasciste dans nos pays. Mais ceux qui insistent peuvent effectivement déjà se réfugier dans le maquis. Il n’y a pas Internet là-bas.

Est-ce que tout est bon alors ? Non. Google et Facebook ne sont pas des anges. Google a préféré cautionner la censure chinoise, arguant qu’il fallait être sur place pour favoriser un changement. Je suis le premier à être dubitatif. Sûrement que Google et Facebook, en tant que sites très fréquentés, ont une grande responsabilité. Mais je ne dirais pas que le risque pour chaque individu est radicalement plus fort qu’auparavant.

N’y a-t-il rien à faire alors ? Si, et même des choses bien plus constructives que montrer du doigt n’importe quel acteur. Il y a beaucoup d’éducation à faire : expliquer aux gens ce qui peut se passer lorsque l’on met des informations en ligne. Lesquelles peuvent être mises en ligne, et comment (sur Facebook, vous pouvez par exemple choisir avec qui vous partagez chaque information). Leur expliquer aussi leurs droits, leurs devoirs. Et lutter contre des préjugés qui sont faux (au moins partiellement), en décrivant ce qui se passe vraiment.

Et si après ceci j’entends un « oui mais on ne sait jamais », alors j’arrête d’en parler, car ce n’est pas un argument. Mais je reste bien sûr prêt à répondre à toute objection argumentée :).

Se vendre sur eBay : le buzz qui fait pschitt ?

Etudiant à vendre sur eBay

Jean-Pierre Le Floch et Yannick Miel ont désormais beaucoup en commun : une difficulté à trouver un travail, un anonymat total il y a encore 4 semaines, et un beau buzz sur Internet depuis.

Qui n’a pas en effet entendu parler du jeune diplômé en vente sur eBay et du sénior proposant une prime de 50 000 euros (échelonnée sur 10 ans) à son futur employeur.

La proactivité de l’opération fait sourire : la démarche est originale. Connaissez-vous Aminata Diarra ? Non, c’est normal. Elle est la deuxième étudiante en vente sur eBay. Deuxième, c’est déjà dépassé. Son écho dans les médias se limitent à ceux de sa région toulousaine, trop contents de trouver un équivalent local. On lui souhaitera bonne chance malgré tout. Mais Jean-Pierre Le Floch et Yannick Miel ont su se démarquer.

Le résultat de l’opération fait grincer, même si ce n’est pas très étonnant. Un CDD de 3 mois pour l’étudiant Yannick Miel, grâcieusement offert par Martin Hirsch. Très belle opération de communication de ce dernier. Négation intéressante du marché de l’emploi aussi : on lui offre un emploi parce qu’il est visible. Pas parce qu’il a des supers compétences. D’autres auraient été mieux qualifiés ? Tant pis ! Et puis ce n’est que pour 3 mois donc on s’en fout. L’histoire ne dit pas où en est Jean Pierre Le Floch. Je lui souhaite également tout le bonheur du monde. Je trouve son système ingénieux : sa prime correspond en fait à un salaire réduit (il demande 5000€ / mois et redonne 500€ / mois). Mais le montage crée le buzz et donc la visibilité. Franchement, est-ce qu’une boîte va recruter un Directeur Financier pour ça ? La démarche souligne la motivation. La prime réduit le coût. Mais spontanément, je dirais qu’une boîte en demande plus à ce niveau là. J’espère qu’un bon Samaritain se présentera, ou que, tout simplement, une opportunité remontera vers lui.

J’ai connu les « joies » d’une recherche de travail en ces temps de crise, et notamment ce moment où l’on a l’impression que toutes les postes se referment inexorablement. Il est vrai que l »idée de se démarquer vient assez rapidement. Mais ce qui m’arrêtait était le temps que cela pouvait prendre comparé aux effets de l’opération.

Certes Jean-Pierre Le Floch  lutte depuis longtemps : il précise avoir envoyé 200 CV et avoir activé son réseau. En outre, à 51 ans et étant donné son poste, les opportunités ne doivent pas être légion.

Mais dans le cas d’un jeune diplômé, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il existe des méthodes plus efficaces qu’un buzz que beaucoup (y compris moi) ignorent inconsciemment ou même consciemment, de peur de les essayer. Je pense au fait de relancer après avoir postuler, d’utiliser ses réseaux et d’élargir ses recherches à des entreprises qu’on ne connaît pas mais qui ont des activités intéressantes.

Je ne veux pas faire le donneur de leçons. Mais c’est juste ce qui me vient à l’esprit quand je vois ces deux personnes lutter et chercher à « buzzer« , alors que le buzz est, par définition, quelque chose d’éphémère et fondé sur bien peu de choses.

Facebook : retour d’expérience

Facebook

J’ai déjà parlé de Facebook au début de son ascension et une autre fois pour rire. Pour ceux qui ne connaissent pas encore tous mes billets par coeur, je faisais part de mon scepticisme à l’encontre de ce site, critiquant à la fois son utilité et la notion d’ami.

Forcé de constater que je suis régulièrement sur Facebook, j’ai eu envie d’analyser cela via mon blog.

Alors pourquoi Facebook ? Pas pour me faire plein d’amis. Pas pour interagir à tout va. Mais il faut bien avouer que ce site est particulièrement bien fait. En un clic je partage une page web avec tous mes amis. En une phrase je partage mon état d’âme du moment. En un coup d’oeil, je fête les anniversaires. En deux coups de cuillère à pot j’envoie un petit mail à certaines personnes, sans avoir à chercher leurs adresses mail. En un clic, je deviens fan d’un produit ou d’une personne, permettant de me décrire indirectement. Redoutable d’efficacité. Et j’avoue aussi apprécier particulièrement l’humour qui peut traîner sur ce site. Et si je ne vous parlais pas de mon côté voyeur comblé (en langue de bois, on dit « j’aime bien savoir ce que deviennent les gens que je connais »), je mentirais. Le tout me prend 10mn par jour.

Si on ajoute à cela les jeux (pas mal faits du tout) ou les photos que beaucoup mettent en ligne, cela fait forcément un lieu de rendez-vous intéressant.

On notera au passage que cela explique le fait que je refuse des « amis » Facebook, ne voulant pas forcément étaler ma vie et mes états d’âme devant n’importe qui (je ne suis pas un garçon facile). 

La victime de ma consommation Facebook est inattendue : il s’agit MSN (enfin, Windows Live Messenger pour les puristes). J’aimerais beaucoup voir les courbes de fréquentation de Facebook et MSN sur le même graphique.

Je mange donc mon chapeau. Facebook a trouvé une vraie place sur le web, en donnant aux personnes lambda un accès à des fonctionnalités qui étaient autrefois compliquées : uploader des photos, créer un événement etc. Par contre je me réjouis de voir que l’effet de mode est un peu passé. Le site est clairement populaire (il s’agit de la seconde plateforme sociale la plus visitée aux US après le réseau de blogs Blogger) mais les gens se sont un peu calmés à ce sujet. Et Facebook n’est plus l’eldorado économique tel qu’annoncé, mais une start-up qui vise encore la rentabilité (je la lui souhaite).

Il s’agit donc d’un site fort bien fait, mais je ne le trouve pas indispensable, au point de le conseiller à tout le monde. Je continuerai de prêcher Google !

PS : en bonus, je vous offre quelques chiffres concernant Facebook et ses 170 millions d’utilisateurs.

Facebook, ou comment les utilisateurs se livrent

FacebookCela faisait longtemps que je n’avais pas fait de titre avec un jeu de mots dont je suis fier 🙂

Faut-il encore présenter Facebook? Une définition subjective serait « MySpace en lisible et avec plein d’applications qui ne servent à rien ». Une définition plus rigoureuse se trouve ici.  « Pourquoi veut-il (encore) en parler » diront les mauvaises langues? Parce que Facebook, c’est un peu les galeries Lafayette (« le bonheur des dames ») pour les sociologues.
Si demain je devais faire un truc un peu fou, j’irais en Corée, je plaquerais mes études pour me lancer dans la sociologie avec comme sujet Facebook.

Je sais que je ne vais pas me faire d’amis, mais mon hypothèse cynique serait : plus on a d’ « amis »  Facebook, moins on a de vrais amis. L’idée repose sur un calcul simple : on consacre son temps soit à 100 personnes, soit à 10. Dans le second cas, les relations sont plus approfondies. Je sais que j’exagère, mais je ne peux m’empêcher de penser à ça quand je vois certains profils…

Je m’éloigne du cynisme pour en venir à un bienfait : la créativité. Dans un océan de rien (si si, j’insiste) subsistent quelques îlots d’ humour et d’originalité. Si les applications illustrent cette idée (cf. la carte du monde sur laquelle on peut montrer ses voyages), les groupes constituent l’exemple parfait. Ainsi, en quelques minutes, je suis tombé sur : Pour l’installation de PORSCHElib’ à Paris, I play squash for the fame, fortune, and of course the groupies , Pour l’interdiction d’applaudir à l’atterrissage.

Et ce n’est pas tout car Facebook est la révolution de la communication. J’ai ainsi entendu une histoire selon laquelle quelqu’un aurait rompu avec son ex- en ligne. En un clic, en changeant son statut de «  in a relationship » à « single » , la personne a pu faire passer instantanément son message au monde entier. Quand je pense qu’avant il fallait faire ça de vive voix, ou par courrier (la honte). Il y a bien sûr eu le pager (ex : Tam-Tam), l’e-mail ou le SMS et la force de ses quelques lettres (ex : JTE KIF +), mais cela nécessitait toujours de faire passer le message auprès de ses amis. Merci Facebook…

Je m’éloigne à nouveau du cynisme et finirai avec quelques points :
– Facebook est un site bien fait dans le sens où l’on peut y passer beaucoup de temps à rien faire
– Selon moi, le site jouit d’un effet de mode fondé sur du vague, ce qui devrait mener à un désintérêt croissant excepté pour les lycéens et les collégiens
– Il existe malgré tout une VRAIE utilité : Facebook permet en effet de retrouver facilement ses amis perdus de vue, sans passer sur le plateau TV de Jacques Pradel. Ouf…

Présent ou futur ? Recherche d’appartements 2.0.

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Un aspect intéressant du web m’est venu à l’esprit lors de ma recherche d’appartements

Voyons la situation : mon ordinateur m’est très précieux étant donné que les annonces sont en ligne. Il me faut faire face à des dizaines d’annonces sortant quotidiennement. Il s’agit donc de s’organiser.

En bon semi-geek que je suis, j’ai mis à profit le web. J’utilise Google (encore !) pour organiser toute l’information. J’ai tout mis sur une Google map. Le web, c’est aussi la possibilité de faire plein de trucs peu intéressants (qui a dit « dont ce blog » ?!?). Ainsi vous pouvez suivre en temps réel ma recherche de collocation ici. Plus sérieusement, cette carte me permet d’y voir plus clair et de m’organiser (avec pour chaque repère, des infos ajoutées par ma personne et qui apparaissent lorsque l’on clique dessus).
Finalement le choix est double : soit on enregistre tout sur son ordinateur, et on prend des notes. Cela permet d’accéder à toute donnée à tout moment et ce, à partir de son ordinateur. J’ai envie de parler de « présent ». 

Soit on met tout en ligne, en utilisant des outils permettant de s’organiser. Cela offre une meilleure gestion de sa recherche (tout peut-être ajusté en temps réel), mais il faut pouvoir être connecté (j’ai eu l’air bête allumant dans la rue mon ordinateur, et en cherchant un réseau wi-fi à bout de bras, ayant perdu mon papier…). Sur le long terme (le « futur »), cette méthode est très pratique.

Si on pousse un peu le raisonnement, on a le choix entre le « présent » et le « futur ». D’ici peu, c’est la technologie qui va tout régler, en permettant d’être connecté partout à Internet (cf. le iPhone qui, dans mon cas, m’aurait permis dans la rue d’accéder facilement à ma carte). En attendant, je n’ai toujours pas de collocation…


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