Posts Tagged 'sport'

Suivi des Jeux Olympiques : la French Touch…

Mince j’ai manqué à ma promesse. Mon « demain » de vendredi est un lundi. 1 000 excuses à toi public chéri. J’imagine ta déception répétée à venir sans cesse sur mon blog ce week-end à la recherche d’un nouveau morceau d’exception.

Mais revenons à nos moutons sportifs. Tout le monde connaît le bilan olympique de la France : 40 médailles, dont 7 en or, soit pas assez. Et cette question qui semble revenir sans cesse depuis 24h : pourquoi si peu d’or ?

Il est amusant de voir les spécialistes s’agiter et communiquer là-dessus. Mais il me semble que les 2 règles d’or du sport français se soient encore révélées exactes :

1°) La France n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est outsider
2°) La France n’est jamais aussi faible que lorsqu’elle est favorite

Le sportif français est plein de qualités. Il bénéficie d’un encadrement et d’installations qui ont fait leurs preuves (ex: INSEP).  La preuve, la Chine n’a pas hésité à nous prendre le maître d’armes Christian Bauer pour que Zhong Man devienne le premier champion olympique chinois en escrime. 

C’est là que le moral entre en scène. Le sportif français n’a pas la mentalité du « gagnant ». Il n’aime pas la pression, et préfère rester dans l’ombre. Cela donne beaucoup de médailles « surprises » avec des athlètes que l’on attendait plus ou moins, comme Maheidine Mekhissi-Benabbad au 3000 mètres steeple. C’est grâce à un tel vivier que la France a atteint ses objectifs de médailles.

Mais c’est aussi et sûrement la raison du manque de médailles d’or. Si l’on y regarde de près, on trouve parmi les 7 champions olympiques français 3 équipes (sabre, fleuret et handball) et une surprise (Guénot en lutte gréco-romaine). L’équipe a pour avantage de diluer la pression sur chaque athlète. Il reste donc Absalon (VTT), Bernard (nage), et Chausson (BMX) qui ont profité de leur talent exceptionnel.

Les autres français favoris sont tombés. Si le sport est fait de surprises – et c’est là toute sa beauté – le mental n’y est pas pour rien. C’est ce qui m’a marqué pendant ces J.O.: cette propension à faiblir aux moments décisifs. Je pourrais citer beaucoup de noms (comme la judoka Barabara Harel qui trouve le moyen de sortir la championne olympique ainsi que la championne du monde sans obtenir de médaille) mais je préfère me concentrer sur le cas des handballeuses françaises :

Juste après avoir coulé contre la Chine, elles jouent un match magnifique contre des russes archi-favorites, mais s’écroulent dans les dernières minutes. Données largement perdantes, elles ont joué crânement leur chance. Mais une fois qu’elles réalisent à 3mn de la fin du temps réglementaires qu’elles vont gagner elles s’arrêtent de jouer. On pourra crier sur un arbitrage des plus douteux, mais on n’oubliera pas trois pertes de balle consécutives sur des marchés et deux 1-contre-1 (action supposée facile pour marquer) manqués.

Cela fait 15 ans que je suis le sport (du verbe « suivre », à ne pas confondre avec être comme dans « je suis la loi »), et je trouve qu’il y a une certaine continuité dans cette absence de la « gagne » chez les français. Ce n’est sûrement pas un hasard si les équipes de foot et de hand se sont mises à gagner lorsque leurs joueurs se sont exilés dans des championnats étrangers.

A l’inverse, si on peut émettre des doutes sur les performances de Phelps (8 médailles d’or), elles sont aussi dues à un mental d’acier, la marque des américains.

Une précision: je ne cherche pas à tapper sur le sport français mais à essayer d’expliquer ce qui le caractérise. Cette culture française, symbolisée par la célèbre phrase « l’essentiel est de participer » me plaît. C’est ce qui la préserve (au moins un peu) de dérives comme le dopage aux US (cf. l’affaire Balco etc.). Et bien sûr je souffre des mêmes faiblesse mentales à mon humble niveau 🙂

 Une conclusion : la victoire du hand français est la plus belle des victoires.

Y’a comme un « turc » bizarre dehors

Berlin after the Turkish victory against Croatia

Le week-end dernier, c’était retour à Berlin le temps d’un « krasse » week-end (je cite mon ex-coloc).

Il s’avère que je suis arrivé au début du quart de finale Turquie-Croatie (Euro 2008). J’étais plutôt pour les croates, ce qui était assez osé, étant donné que mes anciens colocataires berlinois vivent dans un quartier à forte connotation turque. La Turquie a égalisé à la dernière minute des prolongations avant de l’emporter aux tirs au but. Cette équipe a quelque chose de magique, avec des joueurs méritant de s’appeler Sylvain ou David. Mes colocs, équipés de drapeaux du vainqueur, étaient ravis, et ont ainsi voulu aller dans la rue. Il m’a fallu 10mn pour comprendre l’énorme intérêt d’une telle expédition : l’appartement était sur la route entre le quartier turc et le lieu traditionnel de liesse populaire, Kurfurstendamm (Ku’damm, prononcé « Koudam » pour les intimes). Placés au bord de la route et agitant des drapeaux turcs, nous avons eu droit à un défilé en règle avec des centaines de voitures affichant fièrement les couleurs du pays. Les klaxons ont hurlé jusqu’à 2h du matin, et la presse parle de 200 000 turcs (!) ayant crié leur amour du football dans les rues.

Il me faut également mentionner la beauté du sport, avec dans ce cas là le mélange des cultures. Mes ex-colocs portaient à la fois les couleurs allemandes et turcs. Il faut évidemment rappeler que les turcs représentent la première minorité en Allemagne. Alors que la prochaine demie-finale est Allemagne-Turquie, nous n’avons pas eu droit à des remarques du type « on va vous battre », mais plutôt des marques de vive sympathie à l’égard de l’Allemagne : « je suis pour l’Allemagne et la Turquie » ; « nous sommes frères et sœurs » ; « vive l’Allemagne » etc. J’avoue que je ne m’y attendais pas forcément. C’était vraiment gratuit et donc touchant. C’est pour ça que j’aime le sport. Certes il y a parfois de la démesure et du n’importe quoi. Mais J’ai passé un très bon moment en voyant tous ces gens partager de la manière la plus simple un moment de bonheur. Et comme j’ai déjà pu le dire dans un autre billet, il est très amusant de constater que cela ne choque personne que la Turquie fasse le championnat d’Europe.

Je finirai en précisant qu’il s’agissait également d’une expérience étrange que d’assister à tant de joie sans pour autant la ressentir. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Raymond. Et à Estelle du coup.

 

WE sportif : marathon de Berlin 2007

Ce week-end, c’était le marathon de Berlin 2007. Impossible de passer inaperçu pour deux raisons
– des alumni de mon école ont créé une associationà travers laquelle ils courent en 3 ans les marathons des 5 villes dans lesquels se trouvent les campus de mon école. Ils en profitent pour promouvoir l’association « Autour des Williams » qui regroupe des parents dont les enfants sont atteints du syndrome de Williams-Beuren.
– le marathon passait exactement … sous ma fenêtre!

Le départ était à 9h, mais les cloches de supporters bavarois m’ont tiré du lit vers 8h15. Après, tout s’est enchaîné assez vite car mon immeuble si situe au début du parcours. 

Au début pas grand chose :
Marathon Berlin 2007

Puis la tête de course arrive : 
Marathon-Berlin-2007-5.jpg

Puis le reste du peloton : 
Marathon-Berlin-2007-7.jpg

J’ai ainsi regardé pendant 40mn les coureurs (40 000!) passer, en cherchant ceux que je connaissais (j’en ai trouvé 3!). Mes collocataires avaient joué le jeu en sortant une bannière de Hambourg et un drapeau français qui nous ont valu quelques salutations de la part des coureurs. Evidemment on trouve beaucoup de coureurs plus ou moins nus ou déguisés. J’ai aussi aperçu un coureur qui faisait le marathon … en reculant! Je l’ai retrouvé ensuite à la TV où il affirmait en avoir fait 161 de la sorte ! 

Vraiment l’ambiance était hyper agréable et ça donnait envie. Un jour peut-être, moi aussi

L’UE, ou comment aller se faire voir chez les Grecs.

Depuis toujours, on entend cette phrase : vas te faire voir chez les Grecs (la perfection, à une lettre près :-). Et bien grâce à l’Union Européenne, vous n’avez plus besoin que d’une carte d’identité même si vous y allez en voiture.

welcome!En effet, la famille s’est agrandie le 31/12/06 à minuit avec l’entrée dans l’UE de la Roumanie et de la Bulgarie.
Ces deux pays « comblent » l’espace non communautaire qu’il y avait entre la Slovénie et la Grèce, membre isolé depuis 1981.

Je me réjouis de cet élargissement et salue les « news kids on the block » comme les a nommés The Economist. Mon mag’ préféré soutient également cette entrée, tout en rappelant la difficulté de l’intégration : le chemin est droit, mais la pente sera raide! Le PIB par tête de la Bulgarie et de la Roumanie est de respectivement 4.490$ and 3.480$ contre une moyenne de 29.330$ dans l’UE. Les 8 derniers membres sont entrés avec un PIB par tête de 9.240$ en 2004. Le rattrapage sera d’autant plus difficile que la corruption et le crime organisé sont très présents (priez pour les aides européennes…).

Finalement, il ne s’agit que de l’inévitable (même s’il fallait prendre son temps): ces pays sont acceptés comme Européen, et il semblait impensable que l’UE ne les accepte pas pour stabiliser la région et la tirer vers le haut.

Je me permets un petit clin d’oeil sur cet élargissement. Finalement la boucle est bouclée : sur mon bureau à Lyon, se trouve un sous-main avec une carte du monde. Le plastic recouvrant la Bulgarie a été éventré au cutter par ma personne, lorsque ce pays a éliminé la France de la Coupe du Monde de foot 1994 (j’étais jeune)!

non Kosta, pas dans la lucaaaarne!!!Et oui, ce pays joue depuis toujours dans la zone Europe lors des éliminatoires et des coupes d’Europe pour les clubs. C’est la même chose pour la Roumanie dont les clubs se sont notamment illustrés il y a quelques années sur la scène européenne.

Donc, juste pour alimenter l’énorme débat au sujet de la Turquie et de son adhésion en Europe (discutée et discutable, j’en conviens. Mais assez logique à long terme), je tiens seulement à dire que Galatasaray, le meilleur club du pays, sévit depuis des années en coupe d’Europe (il a remporté la coupe de l’UEFA en 2000) et que l’équipe nationale est crainte depuis dix ans maintenant.

En guise de conclusion, je souhaite dire que si je croise Emil Kostadinov, bourreau bulgare des français lors d’une triste soirée footballistique de novembre 1993, je ravalerai ma déception et féliciterai mon frère européen pour son magnifique but (on a gagné en 98 après tout 🙂

Allez, on se fait tous mal en cliquant ici

Un samedi idéal au jardin d’Eden

Samedi dernier, après une soirée bien sympa (c’est la saison des « house warming parties », à savoir les pendaisons de crémaillères) se terminant à 4h, un petit foot était organisé entre étudiants.

Seuls les plus braves et les moins alcoolisés étaient présents. Je n’avais jamais vu l’endroit. Je ne l’oublierai jamais. Imaginez (je m’adresse surtout au footeux ici mais bon…): une sorte de rectangle de 1km de diagonale en plein Londres, avec de l’herbe parfaite (spécialité anglaise) et des terrains à perte de vue. Le tout entouré d’arbes spécialement colorés pour fêter l’automne.

L’ambiance était géniale, le niveau très sympa (j’étais un peu à la traîne, il s’agissait de mon premier foot depuis 5 mois). Nous avons joué 2h30, le temps d’avoir mal partout et de voir le soleil se coucher tout doucement et finir d’éclairer la légère brume.

Vraiment c’est incroyable de trouver un tel lieu dans Londres. C’est un Val Rosay puissance 10 pour ceux qui connaissent!

J’avais oublié le plaisir « post-sport » lorsque l’on rentre chez soi avec cette agréable sensation de fatigue.

Quand je pense que certains ne font jamais de sport….


Archives

Le son

(Nb de titres)

anti_bug_fck

Aimez moi :-)