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Vacances Californie et Grand Canyon : itinéraire en voiture

Voici ci-dessous notre itinéraire lorsque nous avons fait notre voyage en voiture dans l’Ouest américain (Californie + Las Vegas + Grand Canyon).

J’ai fait une carte Google avec le trajet, les hôtels et certains bons plans (notamment pour manger). J’ai également ajouté certaines photos qui mènent à mes galeries Flickr. La version détaillée est ici.

Le but est donc à la fois de garder un petit souvenir et de partager notre expérience. Bien sûr, n’hésitez pas si vous avez des questions !

L’ensemble des billets sur ce road trip californien se trouve ici.


Notre parcours (en 3 semaines) :
Los Angeles (Californie)
Grand Canyon (Arizona)
Las Vegas (Nevada)
Vallée de la Mort (Californie)
Yosemite (Californie)
San Francisco (Californie)
Monterey (Californie)
Santa Barbara (Californie)
– Los Angeles (Californie)

Les autres billets sur ce voyage sont tous ici

Road Trip américain (11) : pourquoi les américains sont obèses ?

Los Angeles

J’ai envie de répondre à cette question : pourquoi les américains sont gros, ou en surpoids ? Les chiffres sont peu éloquents. Je vous épargne une thèse à ce sujet, mais j’ai noté plusieurs faits culturels ou économiques, peut-être à la fois causes et conséquences, expliquant qu’en grandissant aux US, vous aurez du mal à rester maigre :

– Le Coca coûte moins cher que l’eau en bouteille ! Une des raisons est que l’eau est souvent importée (Evian est très présent sur le marché).
– Les fruits sont vraiment chers
– Dans tous les fast-foods et restaurants, vous avez droit à un « refill » (to refill : remplir à nouveau) des sodas que vous commandez. Cela signifie que vous si vous en commandez un, votre verre sera rempli à volonté dès qu’il sera vide. C’est marrant, mais dans la pratique, on finit par en boire plus que prévu.
– La concentration de fast-foods dans les villes est vraiment très impressionnante, et pas uniquement dans le centre. Il existe une dizaine de chaînes présentes dans tout le pays
– L’achat en grandes quantités est courant pour de nombreuses familles, avec le succès de Costco (j’en parle ici). Il s’agit d’un supermarché où tous les produits sont faits pour être vendus en gros. Pas de petits rayons, mais des allées immenses avec les produits superposés comme à Ikea. En achetant des pots de moutarde de 1kg ou un carton de Snickers, on est facilement amené à trop manger.

Il n’y a rien d’inévitable et de nombreuses personnes restent sveltes. Nous avons également vu beaucoup de sportifs courir le long des plages et dans les parcs. Mais le nombre de personnes en surpoids, et surtout de personnes avec un physique disproportionné (fesses énormes etc.) est impressionnant et inquiétant. Lorsque l’on observe les habitudes de consommation, on constate que l’environnement n’aide vraiment pas …

Tous les articles sur ce road trip américain sont ici

Road Trip américain (10) : la route 1, de San Francisco à Los Angeles

méduse

Ca sent forcément la fin lorsque l’on se rend dans la ville d’où part son vol retour. Mais ça n’empêche pas de continuer à en profiter. Notre dernier trajet était de San Francisco à Los Angeles. Nous avions prévu 2 jours pour le faire, afin de profiter de Monterey et de la fameuse Road 1.

Il y a plus rapide que la Road 1 pour rouler. Vous pouvez prendre l’autoroute 101, qui est plus directe et qui s’approche par moment de manière sympathique de l’océan. Même que la 101 et la 1 fusionnent sur certaines parcelles. Mais vous ne ferez jamais aussi bien que la seconde pour longer les côtes, et profiter de l’immensité bleue. C’est quand même bien plus agréable de conduire dans ce contexte plutôt que sur de longues lignes droites dans un décor désertique, comme autour de Las Vegas.

Si, contrairement à nous, vous évitez de rouler dans ces lacets de nuit, ou au milieu de la brume, vous allez adorer. Nous y sommes arrivés parfois. Même si nous avons eu droit à un spectacle intermittent,  la vue est vraiment magnifique.

Accessoirement, il faut s’arrêter en chemin à Monterey. Pas pour ses parkings chers et ses magasins hyper touristiques, mais pour son joyau : l’aquarium de Monterey. Certains feront comme objection qu’il y en a un à San Francisco, et que c’est plus pratique. « Certes » te répondrai-je, public chéri, mais Monterey est encore mieux. C’est pas moi qui le dis, c’est le guide, et c’est surtout la population californienne (sur un échantillon de 10 personnes sondées, avec une méthode à donner des ulcères à mon ancienne prof de stats).

L’aquarium cherche à reconstruire la faune et la flore locale : vous pourrez donc apercevoir dans un  bocal (un gros) des requins, côtoyant des raies, des saumons et autres poissons. Les enfants apprécieront les loutres et les manchots également. Dans un bon jour où les raies n’en auront pas marre de se faire tripoter (je ne pouvais m’empêcher de faire la blagues, mais je vous assure que c’est vrai !), la zone où l’on peut toucher les poissons et les plantes marines peut être très sympathique. Il y a aussi le bocal (un très gros) reproduisant la faune au grand large : les requins sont plus gros (voire complètement marteaux…) et les thons vous rappellent qu’il ne faut pas plusieurs thons pour remplir une boîte de conserve, mais que c’est l’inverse.

Mais le vrai plaisir de cet aquarium est sa spécialisation dans les méduses (« jelly fish » en anglais, soit littéralement le « poisson gelée»). Sachez que la méduse n’est pas (seulement) un poisson en forme de sac plastic gâchant vos vacances au bord de la Méditerranée. C’est surtout un poisson majestueux, à la nage incroyablement gracieuse, et aux formes en dentelles. Leur déplacement est hypnotisant. Je peux les observer pendant des heures.

Et pour finir, nous avons passé quelques jours à Los Angeles : le Studio Universal est pas mal et conseillé hors-saison : seulement 20 mn de queue à toutes les attractions au lieu de 1h-1h30. Et la comédie Musicale « Wicked », suite-flash back du Magicien d’Oz, est vraiment très bien. Là aussi, en semaine, vous pouvez profiter des sièges vides pour prendre une meilleure place que celle indiquée sur votre ticket.

En fin de compte, les vacances en septembre n’ont que des avantages…

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Road Trip américain (9) : San Francisco mais avec reproches

Chinatown

Mon premier billet sur San Francisco était assez naïf. Mais il est difficile de ne garder que des bons souvenirs de cette ville, et je ne parle pas de la météo influencée par l’océan et donc très lunatique… Il suffit de passer un peu de temps au centre pour faire face au vrai problème : les sans-abris.

Le nombre de sans-abris à San Francisco est énorme. Il atteint 5 000 selon le Routard, dont 1/3 de toxicomane et 1/3 de schizophrène. Son origine tient à un nom : Reagan. Avant d’avoir été Président et après avoir été une star du cinéma, Ronald Reagan a été Gouverneur de la Californie. A ce poste, il a pris la décision très libérale de fermer les des institutions gratuits et s’occupant de malades mentaux légers. De nombreuses personnes se sont retrouvées à la rue du jour au lendemain, sans argent et pour certaines d’entre elles sans familles. Elles sont donc devenues inévitablement des sans-abris. L’histoire raconte que Reagan, en vieillissant, a eu besoin de soins tels que ceux offerts par ces hôpitaux. Mais sa fortune lui a bien sûr permis d’en trouver un. Le Routard précise qu’aujourd’hui, la ville « fait la guerre » à ces sans-abris. Classe…

Je n’ai pas de solution miracle. Mais je fais juste le constat que ces personnes sont omniprésentes, ce qui traduit un vrai problème social. A tous les coins de rue se trouve quelqu’un dans le besoin, dormant sur le trottoir, ou en train de faire la manche. Ces personnes ne sont pas dangereuses, mais on les voit rongées par l’isolement en marge de la société : maladie, fatigue, folie, handicap etc. C’est très perturbant, et cela contraste beaucoup avec les allures que veut se donner le quartier.

Si on les voit beaucoup dans la rue, c’est aussi parce qu’ils ne peuvent être dans le métro. Contrairement à Paris par exemple. On peut aussi comparer la situation à Londres, où les couloirs du  métro ne renferment que des usagers. Le reste de la ville est également dénué de sans-abris (ou moins qu’à Paris en tout cas). Sans-doute sont-ils repoussés aux limites de la ville. Alors, laquelle des situations est la pire en fin de compte? Je ne sais pas. Mais quand je suis dans le métro parisien, je ne peux pas m’empêcher de comparer la situation à Paris avec celle à San Francisco en me disant qu’au moins la capitale offre un toit de fortune pour fuir autant que possible le froid.

Une fois de plus, je ne suis pas là pour faire une grande morale. Je n’ai pas de solution miracle. Mais j’ai vécu 8 semaines à San Francisco et je viens d’y passer quelques jours. Je trouvais que toute description aurait été biaisée sans évoquer ce triste phénomène. C’est aussi ça les Etats-Unis.

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Road Trip américain (7) : le parc national de Yosemite (2/2)

un ours noir

Un deuxième billet sur Yosemite (voir le premier ici) avec nos activités : au programme, 3 jours et 2 nuits pour faire un trek et apercevoir un ours, mais si possible pas en même temps… Nous sommes arrivés par l’est via la Tioga Road, avec un premier stop à Buck Meadows. La moitié « est » du parc est hautement recommandée car très différente de l’ouest, et surtout beaucoup moins fréquentée (moins de 10% des touristes parait-il). Le temps de s’échauffer les yeux avec des paysages manifiques et de pique-niquer au bord du lac Tenaya (superbe !), nous avons eu droit à une première mise en jambe avec moins de 2h de marche pour monter le Lembert Dome. Cette ballade offre une vue superbe sur cette partie du parc.

La traversée jusqu’à l’ouest du parc où nous attendait notre hôtel a permis de relever un de nos deux challenges : un regroupement de touristes au bord de la route nous annonçait la présence d’un ours dînant quelques mètres en contrebas de la route. Et grâce à la présence d’un Ranger, nous avons pu profiter de ce spectacle sans craindre de servir de dessert.

Je vous passe la journée du lendemain dans la vallée avec un tour à vélos au faible rapport qualité – prix (à noter tout de même : les séquoias géants de Tuolumne Grove). J’en viens directement à la dernière nuit, passée dans une tente améliorée. Ambiance : des panneaux partout, exigeant de mettre sa nourriture et autres produits parfumés (déodorants etc.) dans des boîtes spéciales, afin de ne pas faire partie des 100 voitures annuelles ouvertes allègrement par les ours, et/ou d’éviter une visite nocture de ce qui est tout sauf un nounours.

Le temps d’un peu de stress / paranoïa / sommeil, nous nous sommes levés tôt pour un trek jusqu’au Nevada Falls (600m de dénivellé). La marche se fait le long d’une rivière et de chutes. On notera qu’en septembre, il y a moins d’eau… La marche est vraiment magnifique et la diversité des chemins permet d’effectuer une boucle plutôt que d’emprunter le même parcours à l’aller qu’au retour.

La prochaine fois, nous reviendrons motivés pour la marche ultime : monter jusqu’au Half Dome, un trek de 27km pour 10 à 12h de marche.

Dans un prochain billet, j’évoquerai notre retour à la civilisation dans la ville de San Francisco. Ca va être gai…

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